Vie universitaire

L'expérience interculturelle

À l’été 2009, 67 étudiantes et étudiants en médecine, en physiothérapie et en ergothérapie ont effectué des stages internationaux dans 12 pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie

Par : Yvon Larose
Noémie Lepage-Côté et des habitants d'un village situé à proximité de Gusbethi.
Noémie Lepage-Côté et des habitants d'un village situé à proximité de Gusbethi.
«C’était mon premier contact avec la santé à l’international et j’ai trouvé l’expérience vraiment intéressante et enrichissante. Je retournerai peut-être dans ce pays dans quelques années avec Médecins sans frontières, qui sait!» Évelyne Labrèche dresse un bilan positif du stage qu’elle a effectué en Inde entre la fin juin et la fin août 2009 en compagnie de Noémie Lepage-Côté. L’encadrement des deux étudiantes, présentement en troisième année du doctorat en médecine, était assuré par la Faculté de médecine et le Bureau international. Le vendredi 19 mars au pavillon Ferdinand-Vandry, elles ont présenté les faits saillants de leur stage, tout comme 32 autres étudiantes et étudiants en médecine. Une autre cohorte d’une trentaine d’étudiantes et étudiants en médecine, en physiothérapie et en ergothérapie avait fait de même l’automne dernier. En tout, 67 étudiantes et étudiants de la Faculté de médecine ont effectué un stage dans 12 pays d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie à l’été 2009.

Évelyne Labrèche et Noémie Lepage-Côté ont réalisé leur stage avec Deepalaya, une organisation non gouvernementale du nord de l’Inde active en éducation et en santé. D’entrée de jeu, elles ont visité quelques écoles gérées par l’ONG dans les bidonvilles de Delhi. Elles ont ensuite mis le cap sur Gusbethi, en milieu rural, où elles se sont installées dans un centre qui accueille et instruit des enfants issus de milieux très défavorisés. Le stage s’est effectué au centre de santé local. Les étudiantes ont accompagné l’équipe médicale de la clinique mobile dans les petits villages environnants. Elles ont aussi mené une étude sur les conditions de santé des femmes. «Nous devions comparer deux groupes de femmes dans deux projets de Deepalaya, soit les services de la clinique mobile et la création de groupes de microcrédit, et voir l’impact de ces projets sur leur santé en termes d’hygiène et d’installations sanitaires», explique Noémie Lepage-Côté.

Certaines des questions sur l’hygiène personnelle portaient sur des aspects dont les Indiennes ne parlent pas habituellement, comme l’hygiène féminine et le cycle menstruel. En général, pour les deux groupes, les installations sanitaires étaient minimales et l’eau potable peu accessible. «Notre étude révèle, entre autres, que les femmes qui consultent souvent la clinique mobile ont un niveau d’hygiène et des réactions face à leurs problèmes de santé meilleurs que les autres, indique Noémie Lepage-Côté. Par exemple, les soins prénatals pour les femmes enceintes se sont beaucoup améliorés grâce aux visites de la clinique mobile dans leur village.»

Les étudiantes ont observé un certain nombre de problèmes de santé dans les populations villageoises: malnutrition des enfants, anémie, problèmes cutanés et autres. «Au moment d’accoucher, beaucoup de femmes meurent encore à cause d’instruments non stérilisés, ou à la suite de complications quand elles ne sont pas assistées par un personnel médical qualifié», souligne Évelyne Labrèche.

Leurs temps libres, les étudiantes les passaient avec les enfants du centre où elles logeaient. «Cette expérience interculturelle nous a apporté beaucoup sur le plan humain», affirme Noémie Lepage-Côté.

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