Vie universitaire

La physique touche à tout

Un premier exemple de collaboration de la Chaire CRSNG-Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et génie au Québec: l’Université Laval recevait, le 30 avril, l'exposition itinérante Physique de femmes, en lien avec le concours Chapeau, les filles ! et son volet Excelle Science, du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Cette exposition, qui sera présentée à nouveau sur le campus du 8 au 13 juin, propose quinze portraits de scientifiques exerçant en France et, dans sa version québécoise, sept profils de scientifiques du Québec occupant une profession liée au domaine de la physique. Voici le témoignage de l’une d’entre elles, Sonya Delisle, diplômée en physique de l’Université Laval (1998), aujourd’hui directrice de la recherche et du développement chez InSpeck inc.

«Je me souviens du coup de foudre qui m’a frappée la première fois que je suis tombée sur une revue d’astronomie. L’univers avait une telle beauté, une telle complexité! J’avais 17 ans, je commençais le cégep, j’étais en sciences «parce que ça ouvre toutes les portes», mais je n’avais pas d’idée claire de ce que je voulais faire. Et soudainement, j’avais un but: comprendre l’univers!
   
Ce n’est pas si simple, bien sûr. J’ai travaillé dur. Je n’étais pas la meilleure de ma classe, certains cours m’en ont fait voir de toutes les couleurs. Heureusement, la physique peut expliquer des choses plus communes que l’univers dans son ensemble. Je me suis mise à voir le monde avec un autre regard, à voir le comment et le pourquoi des objets et phénomènes qui habitaient mon quotidien. Après quelques années d’efforts, j’ai réussi à terminer un doctorat en physique, spécialisation astrophysique. Mais on fait quoi avec ce genre de diplôme? Les options ne semblaient pas nombreuses: aller travailler à l’étranger, où le besoin en astrophysiciens est plus important qu’à Québec, ou rester avec ma famille, mon fils, mon conjoint, et faire une croix sur la physique. J’ai choisi la deuxième option et j’ai offert mes services comme programmeuse scientifique. Mes études m’avaient donné l’occasion d’élaborer un grand nombre d’outils, de me perfectionner en résolution de problèmes, en mathématique, et de jouer avec un peu de programmation. J’avais appris à apprendre et j’avais appris à chercher. Si je ne pouvais pas utiliser mes connaissances, je pouvais au moins utiliser le reste et, après tout, la programmation, ce n’est certainement pas plus compliqué que la physique quantique.
   
Le destin m’a souri: j’ai eu la chance d’être recrutée par une compagnie qui fait de la physique. La physique en milieu industriel, il y en a plus qu’on pense! J’ai graduellement gravi les marches de la hiérarchie: de programmeuse, je suis passée à chargée de projet, puis je suis devenue directrice de la recherche et du développement.
  
La physique que je fais maintenant n’a rien à voir avec les secrets de l’univers, c’est vrai. Les projets sont axés sur l’optique, les applications sont plus terre à terre, mais demeurent très variées, allant du divertissement pur aux applications médicales. Les problèmes vont de pair, étant très variés, ce qui rend la recherche des solutions d’autant plus intéressante!»

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