Vie universitaire

Avoir à cœur le bien-être et la santé durable des populations

Plus de 600 personnes de divers horizons ont contribué à la réalisation de la planification stratégique de la Faculté de médecine pour les 5 prochaines années

Par : Claudine Magny

Dirigeants d’établissements de santé. Professionnels de la santé. Chercheurs. Citoyens. Étudiants. Professeurs et enseignants. Membres du personnel administratif, de recherche et d’enseignement. Au cours des deux dernières années, plus de 600 personnes se sont mobilisées pour apporter leur touche à la toute nouvelle Planification stratégique 2020-2025 de la Faculté de médecine (FMED). Plus précisément, une démarche de mise en commun des idées a été entreprise auprès des divers établissements affiliés du réseau de la Faculté et plus de 80 personnes ont été rencontrées grâce à la tenue de forums citoyens.

Le principal objectif? Réaliser un plan d’action aligné avec les réels besoins et enjeux vécus par la population.

Le doyen de la Faculté, Julien Poitras, se dit très fier de la réussite de ce travail collectif et titanesque.

«Cela s’est avéré un réel processus de coconstruction, puisque nous l’avons vraiment réalisé tous ensemble, affirme-t-il. Dans l’élaboration d’une planification stratégique, on dit souvent que le processus est tout aussi important que le produit fini, et c’est bien vrai, car non seulement les liens humains qu’on tisse sont très riches, mais ils nous assurent d’une belle acceptabilité du projet pour la suite. À preuve, la rétroaction des gens consultés s’est avérée fort positive, notamment puisqu’ils ont constaté qu'au final, leur opinion avait été entendue.»

Voici les trois grandes orientations stratégiques qui, d'ici 2025, guideront la FMED dans la poursuite de sa mission de formation et de recherche:

  1. Une Faculté en phase avec les réalités professionnelles, sociétales et environnementales
  2. Une Faculté active près de vous, avec vous
  3. Une Faculté bâtie par et pour une communauté unie et en santé
Depuis quelques années, des étudiants de la Faculté de médecine participent au projet des mini-écoles des sciences de la santé en milieu autochtone, un projet qui vise à contrer le décrochage scolaire en inspirant les jeunes et en leur donnant des raisons de persévérer dans leurs études.

Une faculté socialement responsable

Présentée de façon dynamique, épurée et très accessible, cette planification révèle rapidement que la responsabilité sociale demeure au cœur des actions de la FMED. «Ensemble, nous pouvons espérer le meilleur pour l’avenir et non seulement rêver, mais agir concrètement en contribuant à offrir des conditions de vie saines, propices à l’épanouissement des individus, et où la santé et le bien-être dans sa globalité sont accessibles à tous», peut-on lire en introduction du document.

«Le principe d’une Faculté de médecine socialement responsable est relativement simple, explique Julien Poitras. C’est d’avoir une faculté qui, en fonction de son bassin de desserte – soit les régions dans lesquelles les futurs médecins qu'elle forme seront davantage destinés à travailler (Est-du-Québec, Côte-Nord, Québec, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-Les Îles, dans le cas de la FMED) –, va former des professionnels de la santé qui seront les plus aptes possible à répondre aux besoins d’une population.»

Et justement, pour répondre davantage aux besoins de la population, la Faculté se donne notamment comme objectif de continuer à écouter et à consulter davantage celle-ci. À titre d’exemple, ces forums citoyens, tenus dans plusieurs régions et organisés chaque année par la Faculté depuis 2016, qui ont pour but de prendre le pouls de la population.

«Ces forums nous permettent de discuter avec eux de leurs attentes par rapport à la Faculté de médecine qui est sur leur territoire, et ce, en termes de soins de santé, mais aussi en termes de projets de recherche et autres. Et ce qu’on constate jusqu'ici, c’est que de façon générale, les citoyens ne remettent pas en question la qualité de la formation médicale que nous offrons, les améliorations suggérées étant plutôt notamment, du côté des moyens de communication pour les rejoindre.»

À ces forums citoyens s’ajoute le projet Réseau citoyen que la FMED est en train de mettre en place. Un genre de réseau social qui permettra à la Faculté d’être régulièrement en relation avec des citoyens habitant dans les régions qu’elle dessert.

Répondre au besoin des populations, c'est aussi travailler auprès des populations vulnérables, telles les Premières nations. «Nous avons travaillé en étroite collaboration avec elles. Celles-ci sont souvent oubliées et tellement importantes. Nous avons également rencontré et travaillé avec des populations vulnérables de la région de Québec aux prises avec d'importants problèmes tels que la toxicomanie. Comment perçoivent-elles une faculté de médecine? Elles qui vivent beaucoup d’ostracisme par rapport au système de santé : comment leurs difficultés peuvent-elles être amoindries afin qu'elles aient accès aux soins de santé auxquels elles ont droit? Et en ce sens, comment la FMED peut-elle davantage être mise à contribution pour améliorer leur sort?»

«La responsabilité sociale, c'est aussi et bien évidemment orienter l'ensemble de nos recherches avec les besoins, la santé et le bien-être de la population, précise le doyen. Bref, au-delà de la formation, c’est aussi de découvrir de nouvelles façons de faire, de nouvelles manières de soigner et de nouveaux médicaments qui vont répondre aux besoins de la population.» Celui-ci ajoute aussi l'importance, pour une faculté de médecine, d'avoir une prise de conscience importante quant à son implication en matière de changements climatiques et de l’impact de ces changements sur la santé. 

Un des objectifs est que les membres de la Faculté puissent adopter de saines habitudes de vie et trouver le juste équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle.

Bien-être et sécurité de la communauté

Julien Poitras tient aussi à rappeler toute l'importance du bien-être des étudiants et de l'ensemble des membres de la communauté. «Il y a beaucoup de problématiques d’anxiété à l’intérieur de notre population étudiante, tel l'isolement vécu chez nos étudiants de 2e et 3e cycles. Cet aspect-là est clairement abordé dans la planification stratégique et est évidemment pris en compte par les autorités de la Faculté.»

Enfin, le contexte particulier de la pandémie de COVID-19 a évidemment amené la Faculté de médecine à ajouter un objectif en ce sens à sa planification stratégique 2020-2025.                    

«Malgré la COVID-19, nous visons à établir une planification de reprise des activités sécuritaire, réaliste, responsable et respectueuse à l’endroit de nos étudiantes et étudiants, de notre corps enseignant, de notre corps professoral, de notre personnel et de nos partenaires, en tenant compte des nouvelles contraintes sanitaires générées par la pandémie de COVID-19», conclut le doyen. 


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