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Un labo dans la région de Charlevoix

Les 28 étudiants inscrits à l’essai-laboratoire d’aménagement et de développement plancheront cette année sur son potentiel récréotouristique

Par : Yvon Larose
«Nous sommes allés dans Charlevoix, il y a 10 ans, sûrement que beaucoup de choses auront changé.» Mario Carrier, professeur et directeur de l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD), qualifie Charlevoix de «très belle région à étudier». Cet automne puis cet hiver, 28 étudiantes et étudiants inscrits à l’essai-laboratoire d’aménagement et de développement, une activité de recherche appliquée de niveau maîtrise de six crédits, seront à même de le constater puisqu’ils mèneront pas moins de 7 projets de recherche dans cette vaste région rurale et touristique située à l’est de Québec. Les étudiants seront encadrés par des professeurs de l’ÉSAD. Ils se déplaceront sur le terrain pour effectuer leur cueillette de données et ils seront en interaction avec des professionnels et des organismes. Deux sujets de recherche porteront sur la municipalité de Baie Saint-Paul, sous l’angle de l’aménagement urbain, et deux autres sur l’industrie touristique régionale, sous l’angle du développement économique. On s’intéressera également à un lac, sous l’angle de la gestion de l’environnement, à une rivière, sous l’angle de l’écologie et de la restauration d’écosystèmes, et à un parc national, sous l’angle de l’aide à la décision.

Le territoire d’étude comprend deux municipalités régionales de comté: la MRC Charlevoix et la MRC Charlevoix-Est. Quelque 30 000 personnes habitent cette région qui possède un grand potentiel de développement grâce au tourisme. «Le nombre de touristes dans la vieille ville de Québec a pratiquement doublé en 20 ans, indique Mario Carrier. J’imagine qu’il en a été de même pour Charlevoix puisque cette région fait partie du corridor touristique de la grande région de Québec. C’est l’endroit idéal où aller après avoir vu la capitale.» Selon lui, le regain qu’a connu le tourisme dans Charlevoix a commencé avec la relance du Manoir Richelieu, une relance suivie de projets structurants comme la mise en valeur du parc des Hautes-Gorges, le parc des Grands-Jardins et le parc marin Saguenay - Saint-Laurent. «Pour retenir les touristes dans la région, cela prenait des infrastructures de prestige, souligne Mario Carrier. Et à ces assises s’est greffé un entrepreneuriat en agrotourisme, en écotourisme et autres.»

Aménagement urbain et industrie touristique régionale
Les deux équipes encadrées par la professeure Johanne Brochu et le chargé de cours Philippe Plante étudieront la petite ville touristique de Baie Saint-Paul. On concevra un projet d’intervention urbanistique pour un lieu où le tourisme connaît une forte hausse depuis quelques années. Les étudiants tiendront compte également des incidences que pourra avoir sur la vocation de la municipalité le projet récréotouristique annoncé du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François.

Mario Carrier supervisera les deux projets axés sur l’industrie touristique régionale. Une équipe étudiera la planification économique régionale des 20 dernières années et se penchera sur quelques projets de développement en cours ou en gestation. L’autre équipe s’intéressera à l’entrepreneuriat relié à l’industrie touristique, en insistant sur l’évolution de l’emploi depuis 20 ans. Les deux équipes identifieront les forces et les faiblesses des sujets d’étude et formuleront des recommandations.
Le professeur Manuel Rodriguez et son équipe se pencheront sur la problématique de la qualité de l’eau du lac Nairne. Ce plan d’eau, qui compte sur ses rives plus de 250 résidences et chalets, connaît des épisodes récurrents d’algues bleues. L’équipe évaluera notamment les sources de contamination réelles et potentielles dans le bassin versant du lac. Elle proposera des stratégies d’aménagement du territoire pour améliorer la qualité de l’eau du lac et de ses affluents.

Le professeur Claude Lavoie et ses étudiants étudieront le phénomène de l’érosion des rives de la rivière du Gouffre, une petite rivière à saumon qui coule sur une distance de 71 kilomètres. Lors de fortes pluies, plusieurs mètres de terrain peuvent se perdre dans la rivière. L’équipe devra notamment localiser et cartographier les rives sujettes à ce phénomène, évaluer les conséquences de l’érosion et proposer, s’il y a lieu, des mesures d’atténuation.

La dernière équipe, encadrée par le professeur Florent Joerin, s’intéressera au parc national des Grands-Jardins alors que la direction du parc a entrepris une réflexion visant notamment à optimiser la fonction d’accueil et à développer un pôle d’attraction au cœur du parc. Les étudiants, entre autres choses, constitueront une base de données géographique et formuleront des propositions d’aménagement.

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