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Laval, 4e au Canada

Nos chercheurs en biologie de la conservation tirent leur épingle du jeu sur l'échiquier canadien et américain

Par : Jean Hamann
L'Université Laval viendrait au 32e rang des 315 établissements universitaires canadiens et américains actifs dans le domaine de la biologie de la conservation, révèle une étude publiée dans le dernier numéro de la revue scientifique Conservation Biology. En vertu de ce classement, l'Université occuperait la quatrième place parmi les universités canadiennes et la première place parmi les universités francophones pour ses travaux sur la perte, le maintien et la restauration de la biodiversité.
   
Une équipe indépendante de cinq chercheurs américains a établi ce classement à partir d'un indice qui tient compte simultanément de la productivité des chercheurs de chaque établissement - le nombre d'articles scientifiques qu'ils ont publiés – et de la qualité de ces publications, déterminée par le nombre de fois qu'elles sont citées dans les travaux des autres chercheurs.
   
Les 315 établissements considérés offrent des programmes d'enseignement liés aux différentes disciplines auxquelles se rapporte la biologie de la conservation: botanique, écologie, sciences de l'environnement, biologie de l'évolution, aménagement de la faune, foresterie, biologie marine et zoologie. Les auteurs de l'étude ont limité leur investigation aux articles parus entre 2000 et 2005 dans ce qu'ils estiment être les six publications majeures en biologie de la conservation (Biodiversity and Conservation, Biological Conservation, Conservation Biology, Ecological Applications, Environmental Conservation et Journal of Applied Ecology).
   
Les chercheurs de l'Université ont publié 17 études dans ces revues pendant la période donnée et plusieurs d'entre elles ont été fréquemment citées par la suite. Évidemment, les revues retenues par les responsables du classement ne couvrent qu'une partie de toutes les publications produites dans ce vaste secteur. Plusieurs équipes de l'Université maintiennent une productivité scientifique élevée dans leur champ de la biologie de la conservation, mais elles publient leurs travaux dans d'autres revues, tout comme les chercheurs des autres établissements universitaires. Néanmoins, toutes choses étant égales par ailleurs, les chercheurs de Laval tirent bien leur épingle du jeu à l'échelle continentale.
   
Les publications répertoriées dans l'étude sont le fruit du travail de plusieurs équipes réparties dans quatre unités de l'Université: Faculté des sciences et de génie, Faculté de foresterie et de géomatique, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, et École supérieure d'aménagement du territoire et de développement régional. Soulignons en particulier les recherches de Gilles Gauthier sur l'oie des neiges et celles de Steeve Côté sur le cerf, le caribou et l'ours (biologie), celles de Line Rochefort sur les tourbières (phytologie) et celles d'André Desrochers sur les oiseaux et les amphibiens (sciences du bois et de la forêt). C'est d'ailleurs une publication signée par ce dernier et par ses collègues Imbeau et Monkkonen, traitant de l'impact à long terme des opérations forestières sur les oiseaux, qui a recueilli le plus de citations, soit 31.
   
La biologie de la conservation est une jeune discipline qui ne fait pas encore l'objet de programmes de formation spécifiques dans la plupart des universités américaines. En dépit de ses imperfections, le classement présenté dans Conservation Biology fournit un portrait des endroits où se fait la recherche de qualité dans le domaine de la biologie de la conservation au Canada et aux États-Unis, soulignent ses auteurs. «Il s'agit d'un outil qui peut s'avérer utile aux employeurs, aux chercheurs, aux organismes en quête d'expertise ou aux personnes qui souhaitent entreprendre des études dans ce domaine.»

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