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Des projets plein le territoire

En cinq ans, la Chaire multifacultaire de recherche et d’intervention sur la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine a à son actif une vingtaine de réalisations auxquels ont collaboré près de 30 professeurs et plus de 200 étudiants

Par : Yvon Larose
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«Nous avons prouvé en cinq ans que ce que l’on fait est pertinent et viable», affirme Laval Doucet, professeur retraité de l’École de service social et titulaire de la Chaire multifacultaire de recherche et d’intervention sur la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Selon lui, la Chaire «est en vie plus que jamais». «Elle a passablement atteint les objectifs qu’elle s’était fixés lors de sa création en décembre 2002, poursuit-t-il. Elle entend contribuer, dans l’esprit du développement durable et avec la participation des communautés locales, à la revitalisation socioéconomique de la région, ainsi qu’à la protection des écosystèmes naturels et à la mise en valeur des ressources, de la culture, du patrimoine et des paysages.»

La Chaire, rappelle Laval Doucet, est née d’un grand rêve de reconstruction sociale pour un territoire de 85 000 habitants situé à quelque 500 kilomètres à l’est de Québec. La Gaspésie est affectée par le dépeuplement, la dévitalisation, la déstructuration et le vieillissement de sa population. «Utopie est le terme le plus beau pour désigner ce que l’on fait, dit-il. À partir d’idées neuves, des retombées positives se font sentir.»

En cinq ans, la Chaire a mobilisé plus de 25 professeurs-chercheurs et plus de 200 étudiantes et étudiants. Une vingtaine de projets ont été réalisés au cours de cette période.

Les étudiants ont effectué des travaux de recherche, mais aussi des stages. Les mémoires ou essais de maîtrise qu’ils ont réalisés ont porté sur des sujets comme le potentiel des pratiques agroforestières, les fermes forestières en métayage et la pertinence d’implanter un Agenda-21. «Un Agenda-21 consiste à insérer les principes du développement durable dans un plan de développement territorial, indique Laval Doucet. En 2005, à titre expérimental, nous avons mis en place, à Grande-Vallée, une école d’été pour former des chefs de file locaux aptes à implanter des Agendas-21 dans les régions périphériques du Québec. Nous reprendrons prochainement ce programme avec la Faculté des sciences de l’éducation.»
Six projets d’intervention majeurs et de longue durée sont en cours. L’un d’eux consiste à concevoir et à mettre en place, avec des partenaires, un village-parc qui prolongerait le Parc de la Gaspésie jusqu’à la mer, en jouxtant la municipalité de Mont-Saint-Pierre.

Des facultés bien présentes
Qu’il s’agisse de recherche scientifique, de stages, d’interventions ponctuelles ou de consultations techniques, les activités de la Chaire ont toujours eu comme point de départ des propositions provenant de l’une ou l’autre des six facultés qui lui sont actuellement associées. Ce sont la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels, la Faculté des sciences de l’administration, la Faculté de foresterie et de géomatique, la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, la Faculté des sciences et de génie, et la Faculté des sciences sociales. «Dans le volet socioéconomique, il faut souligner la contribution de la Faculté des sciences de l’administration, précise Laval Doucet. Elle a fait mouche avec 36 interventions en entreprise. Et l’enquête sur les besoins prioritaires de 601 entreprises s’avère une source d’information majeure.»

La Chaire doit se financer à partir d’un fonds de dotation et de dons non capitalisés. Les capitaux réunis s’élèvent jusqu’à présent à 1,1 million de dollars, auxquels s’ajoutent quelque 600 000 $ de fonds de recherche. Un des principaux partenaires de la Chaire est la Fondation communautaire Gaspésie-Les Îles. Celle-ci a investi, grâce à Développement économique Canada, plus d’un demi-million de dollars dans différents projets de la Chaire. Sur l’horizon 2006-2009, la Fondation soutient, entre autres, un projet d’optimisation d’un système de chauffage et de climatisation géothermique au parc industriel de Murdochville. Elle finance également le relevé, l’interprétation et la mise en valeur des paysages culturels de la Gaspésie. Toujours en partenariat avec la Fondation communautaire, la Chaire incite les diplômés de cégep et d’université à s’établir en Gaspésie et aux Îles. «Jusqu’à la fin de 2007, nos efforts s’étaient traduits par l’entrée, en Gaspésie, d’une soixantaine de jeunes diplômés», souligne Laval Doucet.

Une convention de partenariat lie la Chaire au Cégep de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Le repositionnement stratégique envisagé d’ici 2013 pour la Chaire prévoit accentuer et rendre plus efficace ce lien entre les deux établissements d’enseignement, notamment par l’affectation d’un permanent de la Chaire à Gaspé. À ce jour, la Chaire y a établi son bureau régional et échangé des services en pédagogie, recherche et représentation institutionnelle.

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