
La délégation de Norvège menée par la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Sigrun Aasland, à l'avant, aux côté de la rectrice Sophie D'Amours et de membres de l'Université Laval.
— Yan Doublet, Université Laval
Le jeudi 26 mars, l'Université Laval a accueilli une importante délégation de la Norvège menée par la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Sigrun Aasland. Cette visite officielle s'inscrit dans un contexte de rapprochement stratégique entre l'Université et des instances clés norvégiennes autour des enjeux de la recherche nordique.
«Dans un contexte géopolitique marqué par des enjeux croissants de souveraineté, de sécurité et de présence dans l'Arctique, renforcer nos liens avec les pays nordiques, comme la Norvège, est essentiel. En unissant nos expertises et nos savoirs, nous serons mieux outillés pour comprendre ces environnements uniques et générer une recherche à fort impact pour leur avenir», a indiqué Sophie D'Amours, rectrice de l'Université Laval.
La délégation – composée de représentantes et représentants du ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur de Norvège, du Research Council of Norway, de UiT The Arctic University of Norway (UiT), d'entités de recherche norvégiennes et du Norwegian Directorate for Higher Education and Skills – a pris part à une série de rencontres visant à structurer et à opérationnaliser les collaborations existantes.
La journée a débuté par une rencontre entre la rectrice et les membres de la délégation en présence des directions de plusieurs regroupements clés en recherche nordique à l'Université Laval, dont Martin Fortier (Vice-rectorat à la recherche, à la création et à l’innovation de l'Université Laval), Jean-Pascal Bilodeau (Centre d'études nordiques), Jean-Éric Tremblay (Institut nordique du Québec) et Philippe Archambault (ArcticNet et Takuvik). Les échanges ont notamment porté sur la synergie entre la Norvège et le Canada en recherche nordique, les projets en cours et les perspectives de collaboration – dont la relation privilégiée entre UiT et l'Université Laval – ainsi que sur le rôle croissant des universités dans la production et la mobilisation des connaissances sur les milieux nordiques. La délégation a également visité les installations en chantier du Complexe scientifique de l'Institut nordique du Québec, une infrastructure de calibre mondial favorisant les collaborations interdisciplinaires et internationales.
En plus des discussions sur la recherche nordique, des échanges ont eu lieu entre les équipes de l'Institut intelligence et données de l'Université Laval et des représentants de l'institut de recherche SINTEF Digital et du Norwegian Artificial Intelligence Research Consortium, ouvrant la voie à des collaborations accrues en intelligence artificielle, en photonique et en technologies quantiques.
«J'ai eu le grand plaisir de visiter l'Université Laval pour rencontrer la rectrice Sophie D'Amours et découvrir les recherches de pointe qui y sont menées, notamment dans les domaines de l'intelligence artificielle, des technologies quantiques et, bien sûr, de l'Arctique. Notre initiative Arctic Ocean 2050 offre un parallèle intéressant avec les travaux réalisés ici. Nous nous réjouissons de l'étroite collaboration entre l'Université Laval et ses partenaires norvégiens, et nous espérons multiplier les occasions de partenariat à l'avenir», a affirmé la ministre Sigrun Aasland.
UiT et ULaval: un partenariat institutionnel en construction
Le partenariat institutionnel avec UiT, établi depuis plus de 20 ans, franchit aujourd'hui une nouvelle étape, dans un contexte d'investissements majeurs de la Norvège dans son programme Arctic Ocean 2050 et en vue de la prochaine Année polaire internationale. Il vise à favoriser la mobilité étudiante et professorale ainsi qu'à structurer le développement de projets de recherche conjoints. «Cette collaboration de longue date nous permet aujourd'hui de nous positionner ensemble sur des initiatives d'envergure internationale et de maximiser l'impact de nos recherches dans les régions nordiques», a ajouté la rectrice.

Sigrun Aasland en discussion avec Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation, et Martin Fortier, vice-recteur adjoint à l'internationalisation et à la valorisation de la recherche, de la création et de l'innovation.
— Yan Doublet, Université Laval
Une visite qui témoigne du rayonnement international de l'Université Laval
Au-delà des échanges scientifiques, cette visite a contribué à renforcer les liens universitaires et diplomatiques entre le Québec, le Canada et la Norvège. Des représentantes et représentants des ambassades norvégiennes au Canada et aux États-Unis ont pris part aux activités, témoignant de l'importance accordée à cette collaboration dans le contexte géopolitique actuel.
Cette visite a mis en valeur l'expertise développée à Québec et confirmé le leadership reconnu de l'Université Laval en recherche nordique sur la scène internationale, tout en contribuant au développement de collaborations durables au bénéfice de la recherche et des sociétés.



















