Vie universitaire

Une option pour la vie

La prévention du suicide passe par l’écoute et l’entraide    

Par : Renée Larochelle
«Pour moi, le suicide… ce n’est pas une option!» Tel est le slogan figurant sur les macarons qui seront remis aux membres de la communauté universitaire lors de la Journée mondiale de prévention du suicide, le 10 septembre. Seront également distribuées à l’entrée de tous les pavillons en début de journée des «cartes postales» porteuses d’un message basé sur le principe de la solidarité entre les personnes. «Tu es important pour moi», pourra-t-on lire entre autres sur cette carte. Le destinataire sera aussi encouragé à remettre cette même carte à une personne qui lui est chère.
   
Cette activité s’inscrit dans une volonté de resserrer les rangs de la communauté universitaire devant le phénomène du suicide, première cause de mortalité au Québec chez les jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans. «Nous avons voulu que notre participation à cette journée organisée annuellement par l’Organisation mondiale de la santé soit placée sous le signe de l’entraide», explique Louise Careau, psychologue au Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP) et membre du comité de prévention du suicide à l’Université Laval, avec Sylvie Gamache, conseillère en orientation. «Il faut que les étudiants comme les employés soient sensibilisés au fait qu’il existe des ressources à l’Université pour les aider et les écouter quand tout va mal», insiste-t-elle.

Des suicides de trop
Cela dit, le suicide constitue un phénomène rare dans la cité universitaire. On n’y compte en effet que deux suicides entre 2002 et 2007, selon des statistiques fournies par le Service de sécurité et de prévention de l’Université. Ce chiffre exclut toutefois les suicides d’étudiants survenus en dehors du campus, dont on ne possède pas de statistiques. «Mais il s’agit quand même pour nous de deux suicides de trop, souligne Louise Careau. Nous ne répéterons jamais assez que le suicide n’est pas une option acceptable, pour la simple et bonne raison qu’une personne en proie à des idées suicidaires n’est pas en mesure de faire un choix éclairé. C’est donc à son entourage que revient la responsabilité de l’écouter et de la diriger vers des ressources professionnelles.»

À ceux et celles qui craignent d’intervenir auprès d’une personne présentant des signes de détresse psychologique par peur d’entrer dans son intimité ou de se faire carrément dire de se mêler de ses affaires, Louise Careau répond qu’il est de notre devoir de l’aider, comme on n’hésite pas à secourir un individu qui s’évanouit sur le trottoir ou qui est happé par une voiture. «Le suicide demeure encore de nos jours un sujet difficile à aborder et il est porteur de nombreux préjugés, dit la psychologue. C’est un cri de détresse, un appel à l’aide qu’on ne doit surtout pas prendre à la légère.»
   
Rappelons que le Centre d’orientation et de consultation psychologique est situé au local 2121 du pavillon Maurice-Pollack. On peut consulter le site Internet du centre au www.cocp.ulaval.ca.


           

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