Vie universitaire

Toujours carboneutre!

L'Université a maintenu sa carboneutralité en 2016-2017

L'efficacité énergétique des bâtiments du campus contribue beaucoup à la carboneutralité de l'Université. Ici, le pavillon Gene-H.-Kruger, dont la conception écoresponsable mise sur une utilisation maximale du bois d'ingénierie.
«Animée d'une profonde culture de développement durable…» Ces mots inspirants sont inscrits au cœur de la nouvelle mission que se donne l'Université Laval, pour les cinq prochaines années, dans sa récente planification stratégique. Selon le vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard, cette culture de développement durable a donné jusqu'à présent de beaux résultats. «En 2016-2017, explique-t-il, le campus a maintenu la carboneutralité qu'il avait atteinte une première fois, après des années d'efforts soutenus, en 2014-2015. Le développement durable est désormais présent dans l'ADN de notre établissement d'enseignement. Il est constitutif de ce que nous sommes. La carboneutralité, c'est la poursuite d'un engagement devenu un accomplissement, dont on est fier et qu'on va poursuivre dans l'avenir.»

C'est en février, devant les membres du Conseil d'administration, que Robert Beauregard a déposé le document intitulé Bilan des émissions de gaz à effet de serre 2016-2017. Comme on sait, les gaz à effet de serre (GES), surtout ceux produits par l'activité humaine, en particulier le dioxyde de carbone (CO2), sont les principaux responsables du dérèglement du climat. La carboneutralité, elle, consiste à réduire massivement à la source ses émissions de GES et à compenser celles qu'on ne peut éliminer à l'aide de crédits carbone. C'est le tour de force que l'Université Laval a accompli trois années de suite.

«Nous sommes là où nous souhaitons être, affirme le vice-recteur. On voit, dans le bilan, que notre efficacité énergétique s'est améliorée sur le plan de la mécanique et de l'enveloppe des bâtiments grâce à la modernisation et à la mise aux normes qui se poursuivent sur le campus. Nous pensons avoir un potentiel d'amélioration à ce chapitre. D'une part, d'autres bâtiments vont être modernisés et mis aux normes. D'autre part, les opérations que nous menons à la Forêt Montmorency, une forêt d'enseignement et de recherche de 412 kilomètres carrés, devraient favoriser une augmentation du potentiel de captage et de stockage de CO2 par les arbres durant leur croissance et de substitution et de stockage dans les produits forestiers; donc, il y aura moins de GES dans l'atmosphère.»

Le bilan révèle que les émissions brutes de GES de l'Université s'élèvent à 24 187 tonnes de CO2 pour la période 2016-2017. Ce chiffre comprend les émissions dites de catégories 1 et 2 de la cité universitaire (23 820 tonnes) et les émissions liées aux opérations de la Forêt Montmorency (367 tonnes). Sur le campus, le chauffage constitue environ 95% des émissions. La centrale d'énergie alimente la majeure partie des bâtiments. Elle fonctionne au mazout et au gaz naturel, ainsi qu'à l'électricité depuis 2007. «Ces dernières années, précise Robert Beauregard, nous avons diminué de façon considérable nos émissions dues aux combustibles fossiles.»

Les émissions nettes de GES sont de 0 tonne de CO2 en 2016-2017. Différentes méthodes de réduction et de compensation des émissions utilisées ces dernières années ont conduit à ce résultat. Ainsi, on a soustrait du total brut le carbone stocké dans le réservoir forestier de la Forêt Montmorency, soit 13 945 tonnes. Puis, on a soustrait les crédits carbone compensés. Ces crédits proviennent du partenariat avec le Séminaire de Québec (7 550 tonnes) et d'organisations reconnues (2 692 tonnes). En 2016-2017, le total brut des émissions de GES de catégories 1 et 2 était le plus bas depuis que l'Université procède à des bilans de GES. «Notre bilan net s'est nettement amélioré», soutient le vice-recteur.

De l'an 2000 à 2016-2017, la quantité de GES émise en fonction du chauffage est passée de plus de 35 000 tonnes à quelque 22 000 tonnes, soit une diminution de 36%. En fonction de l'électricité et de la substitution du mazout par le gaz naturel, les GES ont diminué de 332 tonnes à 257 tonnes, une baisse de près du quart. L'Université Laval est la seule université au Canada à présenter, sans y être obligée par une loi, un bilan nul de ses émissions de GES.

Et dans l'avenir? «Nous verrons comment améliorer encore plus la performance énergétique de la Forêt Montmorency, répond Robert Beauregard. Nous sommes également en discussion avec nos fournisseurs pour l'acquisition de gaz naturel renouvelable et nous regardons toujours attentivement la possibilité de produire de l'énergie à partir de la biomasse forestière. En fait, nous sommes ouverts à l'acquisition d'autres formes d'énergies non fossiles. Nous regardons toutes les possibilités permettant d'abaisser encore plus notre bilan carbone et d'améliorer l'efficacité énergétique de notre parc immobilier. Par exemple, nous pourrions envisager de renouveler notre flotte de véhicules avec des voitures électriques ou hybrides.»

Consultez la version intégrale du Bilan




credit FM

La Forêt Montmorency constitue un puits carbone de 412 kilomètres carrés. Un puits carbone est un réservoir naturel qui absorbe le carbone de l'atmosphère et diminue la quantité de CO2 atmosphérique.

Photo: Forêt Montmorency

plantation

Un programme de compensation volontaire est offert aux membres de la communauté universitaire pour compenser leurs émissions de GES.

Photo: Julie Moffet

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

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