Vie universitaire

Retours de flamme

Le Congrès canadien des affaires constitutionnelles a attiré quelque 250 étudiants et experts en droit de partout au Canada

Par : Yvon Larose
«L’événement a été un franc succès, on ne pouvait pas demander mieux», affirme Hugo Babos-Marchand, étudiant en droit à l’Université et coprésident du Congrès canadien des affaires constitutionnelles qui s’est tenu du 17 au 19 janvier, à l’hôtel Loews Le Concorde de Québec, sur le thème de l’évolution de la Constitution canadienne. Selon lui, le nombre de participants, environ 250, et la couverture médiatique ont démontré que l’intérêt pour la chose constitutionnelle était toujours bien vivant. «Nous avons constaté un très grand intérêt, poursuit-il. Même un juge du Nunavut s’était déplacé pour l’occasion. Et parce que les étudiants provenaient de 20 universités, nous avons pu sonder l’intérêt de la population canadienne dans son ensemble. Nous avions une perspective globale de la problématique constitutionnelle au Canada.» Un aspect de cette problématique est l’autonomie gouvernementale autochtone qui a fait l’objet d’une table ronde. «Des étudiants d’origine autochtone ont ramené ce débat à chacune des tables rondes», indique Hugo Babos-Marchand.

Vingt-trois étudiants en droit de Laval et de l’Université McGill composaient le comité organisateur du Congrès. Cinq tables rondes étaient au programme sur des thématiques comme l’histoire constitutionnelle canadienne, le fédéralisme asymétrique et la réforme sénatoriale. La dernière table ronde, sur «la camisole de force» que peut représenter la Constitution canadienne, a constitué l’un des temps forts du Congrès, selon Hugo Babos-Marchand. Les panélistes comprenaient notamment Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, Edward Goldenberg, conseiller politique de l’ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien, et Jean Allaire, un des fondateurs du parti de l’Action démocratique du Québec. Le premier conférencier a qualifié d’«erreur monstrueuse» la politique de multiculturalisme. Le second a affirmé que le pays fonctionne très bien avec la Constitution actuelle. Et le troisième a enjoint le Canada anglais à être plus réceptif aux demandes du Québec. «Cette table ronde, comme toutes les autres, a donné lieu à un débat d’opinions et d’idées, explique Hugo Babos-Marchand. Ce qu’on a vraiment aimé du Congrès est que tout le monde disait vraiment ce qu’il pensait. Les conférenciers étaient là pour livrer un message, mais aussi par conviction. Il y a eu des commentaires chocs, percutants.»

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