Vie universitaire

Pour le plaisir d'apprendre ou d'enseigner

L’Université du troisième âge de Québec a 25 ans

Par : Yvon Larose
Cet automne, quelque 3 600 personnes se sont inscrites aux 110 cours, entretiens, ateliers, grandes conférences et conférences-petits déjeuners offerts par l’Université du troisième âge de Québec (UTAQ). Ce secteur autofinancé de la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval a pour mission le développement intellectuel, culturel et social des personnes de 50 ans et plus. «Nous avons un succès évident, affirme Jacques Desautels, professeur retraité du Département des littératures et président du conseil d’administration de l’UTAQ. Nous offrons beaucoup de cours et ces cours sont de qualité. Nous avons des nouveautés à chaque session.»

L’UTAQ célèbre cette année ses 25 ans d’existence. En 1983-1984, les inscriptions aux deux sessions offertes dans l’année s’élevaient à 569. Vingt-quatre ans plus tard, soit en 2007-2008, l’UTAQ atteignait 7 328 inscriptions. Le nombre des différents cours offerts durant cette longue période dépasse facilement le millier. Si la plupart des activités sont axées sur l’acquisition de connaissances, un certain nombre visent le développement d’habiletés, que ce soit en piano, en informatique ou en espagnol.

La clientèle de l’UTAQ se compose en majorité de femmes. La moitié se situe dans la tranche d’âge des 60-69 ans. Quatre personnes sur cinq détiennent un diplôme universitaire. «Ces gens, explique Jacques Desautels, viennent chercher à l’UTAQ cet élément de densité, de réflexion et d’approfondissement à donner à soi-même lorsqu’on avance en âge, et ce, dans tous les domaines des sciences humaines.»
Huit disciplines attirent particulièrement les étudiantes et les étudiants: l’histoire, l’histoire de l’art, les littératures et la création littéraire, la musique, la philosophie, la psychologie, la science politique et, enfin, la théologie et les sciences religieuses. «Les cours sont ouverts à tous, indique Jacques Desautels. Il n’y a pas de contrainte pour l’étudiant, pas d’examen, ni de devoir à faire. Et on n’exige aucun préalable scolaire à l’admission.»

L’UTAQ dispose d’un bassin de plus de 80 enseignants. Au dire de Jacques Desautels, le fait d’enseigner à des personnes matures s’avère une expérience des plus stimulantes. Les enseignants proviennent de l’Université Laval et de différents cégeps. Plusieurs sont à la retraite, notamment Chantale Masson-Bourque en musique et Louis Balthazar en science politique. Un certain type d’enseignant est recherché. «Nos étudiants veulent acquérir des connaissances, souligne Jacques Desautels, mais ils veulent aussi rencontrer un enseignant qui a la passion. Plus qu’un bon pédagogue, il doit être un bon communicateur qui a le feu sacré.»

Cet automne, l’UTAQ offre trois séries de cours sur les thèmes du monde romain, de la biologie et de la gouvernance politique. «Il s’agit certainement d’une formule d’avenir à l’UTAQ», soutient Jacques Desautels. Cette formule gagnante consiste à demander à un groupe de professeurs ou de chargés de cours, actifs ou retraités, de se partager entre eux les dix cours que donne normalement un enseignant durant une session.

«Quels seront les besoins de l’UTAQ dans dix ans avec les baby-boomers à la retraite? demande Jacques Desautels. Quelle sera la perception face à la pédagogie? Est-ce que le désir de cours magistraux sera aussi grand? Est-ce qu’il faudra considérer les cours à distance? Ou bien laisser plus d’espace aux échanges entre étudiants? On essaie de se préparer à ça.»

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