Vie universitaire

L’emploi, un an après la COVID-19

La pandémie a eu un effet relatif sur la situation des diplômés de l’Université Laval nouvellement entrés sur le marché du travail

Par : Yvon Larose
L’échantillon du sondage de la firme Léger est constitué à 65% de diplômés du premier cycle. La majorité des diplômés travaillent dans la région de la Capitale-Nationale et dans la région immédiate à celle-ci. Près de la moitié des répondants ont été embauchés par une entreprise privée. Plus de 9 diplômés sur 10 travaillent à temps plein. On estime à plus de 54 000$ le salaire annuel brut moyen des répondants. Enfin, 90% d’entre eux se disent généralement satisfaits de leur emploi.
L’échantillon du sondage de la firme Léger est constitué à 65% de diplômés du premier cycle. La majorité des diplômés travaillent dans la région de la Capitale-Nationale et dans la région immédiate à celle-ci. Près de la moitié des répondants ont été embauchés par une entreprise privée. Plus de 9 diplômés sur 10 travaillent à temps plein. On estime à plus de 54 000$ le salaire annuel brut moyen des répondants. Enfin, 90% d’entre eux se disent généralement satisfaits de leur emploi.

Dans la première moitié de décembre 2020, la firme de sondages Léger, mandatée par le Service de placement de l’Université Laval (SPLA), a mené une étude en ligne auprès de 1590 diplômés de l’Université faisant partie de la cohorte 2019-2020. Du nombre, les deux tiers (63%) ont déclaré être en emploi, près du tiers (31%) étaient demeurés aux études et les 7% restants n’étaient ni en emploi, ni aux études.

«Ces proportions nous ont sauté aux yeux, souligne le directeur du SPLA et de la formation continue, André Raymond. Nous voulions voir quelles seraient les conséquences de la pandémie sur le marché de l’emploi et comment ajuster l’accompagnement que nous offrons. Nos diplômés sont demeurés sensiblement aux mêmes niveaux sur le plan de l’emploi que la cohorte de l’année précédente. Ils n’ont baissé que de cinq points de pourcentage. Honnêtement, on s’attendait à pire!»

Le 4 février, André Raymond a fait une présentation en mode virtuel sur les résultats du questionnaire administré par la firme Léger. Parmi les faits saillants, mentionnons que l’échantillon est constitué à 65% de diplômés du premier cycle. Un répondant sur 10 est étudiant international. La majorité des diplômés (66%) travaille dans trois principaux secteurs d’activité: les services professionnels, scientifiques et techniques, les soins de santé et l’assistance sociale, et les services d’enseignement et d’éducation. Près de la moitié des répondants ont été embauchés par une entreprise privée. Parmi les autres, 18% sont employés dans la fonction publique. Plus de 9 diplômés sur 10 travaillent à temps plein. Un peu plus des deux tiers a un statut permanent. On estime à plus de 54 000$ le salaire annuel brut moyen des répondants. Enfin, 90% d’entre eux se disent généralement satisfaits de leur emploi.

«Dans la région, explique le directeur du SPLA, nous avons bénéficié de la fonction publique, qui demeure un très gros employeur. On a également des secteurs d’activité qui ont été moins affectés, notamment celui des assurances. En fin de compte, on s’en sort pas mal.»

Selon lui, ceux et celles qui ont choisi de poursuivre leurs études ont pris une sage décision. «C’est important pour les diplômés d’entrer rapidement sur le marché du travail, poursuit-il. C’est également important pour ceux qui demeurent étudiants dans les circonstances de rester actifs dans le développement de leurs compétences.»

Ni en emploi ni aux études

Dans la catégorie des personnes ni en emploi ni aux études, les diplômés internationaux sont proportionnellement plus nombreux que ceux possédant la citoyenneté canadienne, soit 21% par rapport à 5%. «Leur situation est en amélioration, indique André Raymond. En 2019, ils représentaient 25%. Un des facteurs à l’origine de cette situation est qu’ils attendent davantage vers la fin de leurs études avant d’enclencher des démarches de recherche d’emploi. Cela peut s’expliquer par le fait qu’ils ne savent pas, bien souvent, s’ils vont retourner dans leur pays d’origine. Le processus décisionnel, pour eux, est plus long. Autre facteur: ils ont moins de contacts dans leur réseau de relations personnelles. D’où l’importance de leur offrir le plus d’occasions possibles de faire une expérience pratique pendant leurs études, stage ou autre.»

L’étude révèle que 66% des diplômés en emploi ou en stage interrogés travaillent dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, plus particulièrement dans la Capitale-Nationale. La RMR de Montréal a attiré pour sa part 15% des répondants alors que 14% des diplômés travaillent dans d’autres régions, dans d’autres provinces canadiennes ou dans d’autres pays. «Historiquement, la grande région de Québec est très preneuse pour les diplômés universitaires, souligne le directeur. Et les emplois y sont de qualité. On trouve dans cette région la main-d’œuvre la plus instruite au Québec.»

Le salaire annuel brut moyen des répondants est estimé à 54 476$. L’année précédente, il était de 49 706$. Près de la moitié des diplômés sondés ont indiqué que leur salaire annuel brut se situe entre 40 001$ et 60 000$. On remarque qu’en moyenne, le salaire annuel brut est plus élevé chez les diplômés des cycles supérieurs et chez ceux qui ont acquis de l’expérience professionnelle durant leurs études. Aux extrémités de l’échelle proposée se trouvent ceux qui déclarent gagner moins de 25 000$ par année (6%) et ceux qui déclarent gagner plus de 100 000$ (6%).

La satisfaction en emploi a également été analysée par la firme Léger. L’enquête met en lumière un taux de satisfaction générale de 90%, 55% des répondants se disant satisfaits de l’emploi qu’ils occupent et 35% étant plutôt satisfaits. Selon le niveau d’études, les diplômés du deuxième cycle sont les plus satisfaits (94%), suivis de près et à égalité (88%) pour les deux autres cycles d’enseignement. «Il est normal, pour un premier emploi, de ne pas avoir tout le temps le match parfait, explique André Raymond. Le diplômé est en exploration. Souvent, on a une idée imparfaite ou imprécise du type d’emploi qu’on veut occuper. Il est normal qu’il y ait des ajustements au fil des ans. On voit les taux de satisfaction augmenter au fur et à mesure que les gens progressent dans leur carrière.»

L’importance des activités d’insertion professionnelle

Faire des activités de réseautage, occuper un emploi pendant ses études, faire du bénévolat, effectuer un séjour d’études à l’étranger, s’impliquer sur le campus: plusieurs activités, durant un parcours universitaire, contribuent par la suite à la vie professionnelle. Selon l’étude, presque tous les répondants (99%) ayant effectué au moins un stage reconnaissent qu’il a contribué de façon très importante à leur intégration au marché du travail.

«Si on se limite à assister aux cours, à ne pas faire d’activités d’insertion professionnelle, que ce soit d’assister à des activités de formation offertes par exemple par le SPLA, ou se faire accompagner par des experts, ou de faire des expériences pratiques liées au diplôme, on réduit de beaucoup ses chances d’intégrer le marché du travail», explique le directeur.

Un nombre élevé de répondants (81%) se sont préparés à l’insertion en emploi avant l’obtention du diplôme. Mais le moment varie. Ainsi, 11% l’ont fait dès leur première année à l’université, 24% se sont préparés au milieu de leur parcours et 31% ont attendu la dernière session pour le faire. Ajoutons à cela 7% des répondants qui ont entamé leur démarche au courant du mois qui a suivi la fin de leurs études.

«On ne le dira jamais assez, affirme-t-il. Plus tôt les étudiants vont penser à leur stratégie pour intégrer le marché du travail, meilleures sont les chances qu’ils intègrent un emploi lié à leurs études.»

Les questions relatives à la durée de la recherche d’un emploi ont suscité des réponses éloquentes. Ainsi, 66% des diplômés ayant décroché un emploi ont été engagés ou ont démarré leur propre entreprise avant de terminer leurs études. Les autres ont trouvé un emploi après 1,5 mois en moyenne. Quant aux méthodes de recherche d’emploi, les plus porteuses ont été l’utilisation de leur propre réseau, pour 22% des répondants, et la consultation de sites Internet d’offres d’emploi, pour 20% des diplômés. Il faut aussi mentionner que 16% ont conservé l’emploi qu’ils occupaient pendant leurs études et que 15% sont demeurés dans l’entreprise où ils avaient effectué un stage.

«On dit, souligne André Raymond, que les emplois affichés représentent entre 15% à 20% du marché.»

En guise de conclusion à sa présentation, ce dernier a insisté sur l’importance de demeurer actif sur le marché du travail. «C’est toujours une bonne solution, soutient-il. Il faut toujours resté fixé sur l’objectif qu’est l’emploi lié à sa formation. C’est de continuer les démarches tout en gardant l’emploi actuel ou de continuer à temps partiel pour développer d’autres compétences pour rendre sa candidature plus attrayante.»

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