Vie universitaire

La science au bout des doigts

La Bibliothèque au pavillon Alexandre-Vachon enregistre, bon an mal an, plus de 230 000 entrées

Par : Yvon Larose
La technicienne en documentation Julie Bertrand avec un étudiant au comptoir de la Bibliothèque au pavillon Alexandre-Vachon. Cette employée fait partie de l'équipe de soutien aux usagers.
La technicienne en documentation Julie Bertrand avec un étudiant au comptoir de la Bibliothèque au pavillon Alexandre-Vachon. Cette employée fait partie de l'équipe de soutien aux usagers.
Quelque 225 000 livres et 7 000 périodiques, un nombre croissant d'autres livres et revues sur support électronique, 13 000 microfiches et microfilms ainsi que 3 000 cédéroms: la Bibliothèque au pavillon Alexandre-Vachon, anciennement nommée la Bibliothèque scientifique, offre à ses usagers une formidable immersion dans le monde des documents spécialisés consacrés aux sciences exactes et aux sciences de la santé.

«La Bibliothèque de l'Université investit chaque année environ 12 M$ en acquisitions, indique Annie Turner, directrice aux services aux usagers. La Bibliothèque au Vachon obtient une part non négligeable de ce budget.»

Cette bibliothèque se déploie sur plus de 5 000 mètres carrés répartis sur 5 étages. On y trouve près de 400 places assises dans des aires ouvertes. On en trouve d'autres dans les cabinets de travail des étudiants aux cycles supérieurs, dans 14 salles de travail d'équipe et dans des salles collaboratives.

«La Bibliothèque au pavillon Vachon enregistre en moyenne 230 000 entrées chaque année, souligne Annie Turner. Ce sont principalement des étudiants, mais aussi des employés de l'Université et des clientèles externes.» L'endroit dessert directement sept facultés, notamment celle des Sciences et de Génie, celle des Sciences de l'agriculture et de l'alimentation, et celle de Médecine. Bref, l'ensemble des sciences exactes et des sciences de la santé du campus. «Cela dit, poursuit-elle, toute la communauté universitaire est susceptible d'utiliser les services et les collections de la Bibliothèque au Vachon puisque les disciplines s'entrecoupent souvent. Les ressources sont souvent communes à plusieurs disciplines.»

Le personnel comprend neuf bibliothécaires conseils et cinq techniciens en documentation, ainsi que plusieurs commis. Une équipe de six commis sillonne d'ailleurs les espaces pour répondre aux besoins des usagers.

«Leur travail simplifie la vie des usagers, soutient Annie Turner. Ces derniers trouvent plus facilement un document dans les rayons. Et ils sont plus efficaces dans leur utilisation de technologies comme le numériseur et les microformes, dont l'usage requiert un soutien assez fréquent.»

Le numériseur? «Cet appareil est assez utile, explique-t-elle. Les étudiants aiment bien limiter leur utilisation du papier. Il est aussi plus commode pour eux d'avoir le document sur une clé USB que de le transporter dans sa version papier.»

À l'ère des nouvelles technologies, il peut paraître surprenant d'entendre parler de microfilms et de microfiches. «Les microformes, dit-elle, ont longtemps été considérées comme un support adapté très fiable qui dure dans le temps. Mais elles disparaissent de plus en plus au profit des supports numériques.»

Selon elle, on assiste depuis quelques années à une augmentation graduelle de la consultation des formats électroniques. «Nous achetons de plus en plus de livres et de revues en format électronique, et de moins en moins en format papier, précise Annie Turner. En 2014-2015, 75% de notre budget d'acquisition servait à l'achat de ressources électroniques. Ces dernières sont d'ores et déjà les plus consultées. Les bibliothèques universitaires, assurément celles de sciences, accorderont moins de place, dans l'avenir, aux collections papier.»

La technologie est bien visible à cet endroit. Les plus grandes salles sont dotées de branchements pour les portables et équipées d'un grand écran à haute définition auquel peuvent se connecter les portables. «Nous offrons le réseau Wi-Fi ainsi que des branchements électriques partout pour les ordinateurs, indique-t-elle. Les usagers ont aussi accès à 65 postes informatiques publics.»

Selon Annie Turner, ces changements sont annonciateurs de bouleversements à venir. «Les nouvelles technologies de l'information et de la communication vont modifier nos façons de travailler en bibliothèque, comme employé et comme usager, dit-elle. Les usagers des Bibliothèques aux pavillons Vachon et Bonenfant ont accès à distance à de nombreux livres et périodiques. Ils ont maintenant accès à un service de clavardage qui leur permet d'obtenir de l'aide à la recherche documentaire en ligne.»

Le monde de l'édition scientifique vit lui aussi une mutation. «Ça bouge tellement! s'exclame Annie Turner. Chaque année, on voit des revues disparaître ou se réorienter, changer de nom ou fusionner avec d'autres. Par contre, de grands noms, notamment Nature, demeurent stables.»

La Bibliothèque au pavillon Alexandre-Vachon possède un certain nombre de livres anciens, lesquels sont conservés à la Bibliothèque au pavillon Jean-Charles-Bonenfant. L'un des plus remarquables, daté de 1829, comprend une vingtaine de volumes. Il s'agit d'Oeuvres complètes de Buffon mises en ordre par M. le comte de Lacépède, enrichies par ce savant d'une vue générale des progrès des sciences naturelles.

Le Fil a fait la présentation de deux autres services de l'Université récemment, l'un sur le Bureau du recrutement étudiant, l'autre sur le Service de sécurité et de prévention.

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