Vie universitaire

Exacto techno

L’École d’architecture a acquis un appareil à contrôle numérique qui découpe les pièces de maquettes avec une grande précision

Par : Yvon Larose
La confection de maquettes occupe une place centrale dans la formation en architecture. Avec l’achat récent, au coût de quelque 120 000 $, d’une découpeuse numérique perfectionnée de marque Zünd, l’École d’architecture est entrée de plain-pied dans le 21e siècle pour ce qui est de la précision de la découpe des pièces de maquettes ainsi que la confection, rapide et toujours précise, de plus d’un exemplaire d’une même pièce.

Un bon exemple de ce saut qualitatif est la maquette que réalise actuellement l’étudiant à la maîtrise Jérémie Bisson. Comme projet de fin d’études, ce dernier cherche à voir comment compléter, avec les techniques de construction modernes, la cathédrale de Beauvais construite au Moyen-Âge. Incomplète, elle ne possède que le chœur et le transept. Dans son état d’avancement actuel, la maquette mesure 26,5 cm par 33,0 cm et représente le chœur et le transept. Les parties découpées sont des colonnes, des arches, des contreforts et des arcs-boutants. Un carton très épais de 2 mm d’épaisseur a été utilisé et les pièces découpées sont détaillées et fines.

Selon Jérémie Bisson, un couteau à découper du type exacto n’aurait jamais pu être aussi précis, dans les circonstances, que la découpeuse numérique «car c’est très ardu de découper ce carton épais avec ce niveau de détail». Il ajoute que la découpeuse lui est «excessivement utile» parce que le système architectural gothique se caractérise par la répétition de certains de ses éléments. «Je n’ai donc eu, dit-il, qu’à répéter un certain nombre de membrures structurales.» Ce dernier admet que, sans la découpeuse numérique, il n’aurait jamais fait la maquette de cette manière vu la lenteur qu’aurait impliquée ce travail fait à la main. Les morceaux obtenus, il les a collés ensemble et ajustés.

Le Fonds d’investissement étudiant en aménagement, en architecture et en arts visuels, ainsi que la Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti ont financé l’achat de la découpeuse numérique. Cette machine de conception suisse mesure 1,84 m de long par 1,65 m de large. La surface de découpe fait 1,20 m par 1,30 m. L’épaisseur maximale du matériau à couper est fixée à 5 cm. En plus du carton ondulé, la découpeuse peut travailler, entre autres, le vinyle, le styromousse, le plexiglas, les panneaux de plastique, le papier, le bois et le cuir. Polyvalente, elle peut notamment dessiner des plans.

Trois employés de l’École d’architecture ont reçu la formation nécessaire à son fonctionnement. L’un d’eux est le responsable de formation pratique Benoît Lafrance. «Les résultats obtenus avec la découpeuse sont impressionnants, indique-t-il, dans le contexte des outils traditionnels de découpe comme l’exacto ou la scie sauteuse, et ce que les étudiants peuvent faire avec la découpeuse. Ce nouvel outil ajoute le potentiel technologique de l’ordinateur de pouvoir découper de façon plus précise, plus sécuritaire et de façon plus répétitive.» Selon ce dernier, la machine permet de gagner du temps selon la tâche à effectuer. Elle permet aussi d’aller vers des matériaux plus difficiles à travailler, compte tenu de leur dureté, comme le contreplaqué.

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