Vie universitaire

Économique et écologique

Une nouvelle chaudière électrique permettra une diminution annuelle de plus de 20 % des gaz à effet de serre sur le campus

Par : Yvon Larose
La nouvelle chaudière électrique ressemble à un énorme chauffe-eau.
La nouvelle chaudière électrique ressemble à un énorme chauffe-eau.
Six mille huit cents tonnes. C’est la quantité assez incroyable de dioxyde de carbone, ou CO2, le principal gaz à effet de serre (GES), que les installations productrices de la vapeur nécessaire au fonctionnement des bâtiments du campus ne rejetteront plus, année après année, dans l’atmosphère. La cause de ce changement? L’installation, l’automne dernier, au pavillon Gérard-Bisaillon, l’ancienne centrale d’énergie, d’une chaudière électrique d’une puissance de 6 mégawatts. «La nouvelle chaudière emploie l’énergie électrique hors pointe fournie par Hydro-Québec qui est disponible aux fins de production de vapeur, explique Gilles Pelletier, chef de la Division des réseaux au Service des immeubles. Principalement le soir, la nuit et la fin de semaine, nous allons donc chercher la puissance électrique payée par l’Université, qu’elle n’utilise pas et avec laquelle nous faisons de la vapeur.»

L’ajout d’une chaudière électrique comporte trois avantages majeurs: une diminution annuelle de plus de 20 % des émissions de GES sur le campus, une économie estimée à 400 000 $ par année de combustibles fossiles, soit le mazout lourd et le gaz naturel qui, brûlés, produisent de la vapeur, et, enfin, une augmentation de la production de vapeur avec une capacité additionnelle de 8 500 kilos par heure.

Il aura fallu 18 mois et un investissement de 1,1 million de dollars pour acheter, reconditionner, installer et connecter la chaudière, un appareil usagé à électrodes d’une tension de 13,8 kilovolts acheté au Centre hospitalier de Rimouski. «Depuis décembre, souligne Gilles Pelletier, nous avons enregistré des économies de 48 000 $ en coûts d’énergie. Pour la même période, nous avons émis 1 000 tonnes de moins de CO2.»

À l’intérieur de la nouvelle chaudière, la vapeur est obtenue en pulvérisant de l’eau sur un arc électrique. La vapeur est ensuite acheminée par des tuyaux, dans les tunnels de service, jusqu’aux bâtiments où son énergie est mise en contact avec l’eau de chauffage, et ce, via des échangeurs.

Trois autres chaudières sont en opération. Elles fonctionnent sur le principe de la bi-énergie, c’est-à-dire qu’elles brûlent soit du gaz naturel ou du mazout lourd. «Au cours des années 1990, ces chaudières ont été rénovées, indique Gilles Pelletier. De plus, l’opération de combustion est optimisée en continu par notre personnel afin de minimiser le plus possible la pollution.»

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