Vie universitaire

Deuxièmes aux Jeux miniers canadiens

Seize étudiants inscrits en génie des mines et de la minéralurgie s’imposent face à 10 équipes universitaires

La délégation de l’Université Laval aux récents Jeux miniers canadiens.
La délégation de l’Université Laval aux récents Jeux miniers canadiens.

Les trentièmes Jeux miniers canadiens ont eu lieu du 20 au 22 février à l’Université Dalhousie à Halifax. Cent soixante-dix étudiants représentant onze universités québécoises et canadiennes se sont affrontés dans une série d’épreuves en anglais, la plupart relatives à des problématiques que l’on retrouve dans l’industrie minière. Seize étudiants constituaient la délégation de l’Université Laval.

«Notre équipe comprenait sept étudiants qui avaient l’expérience d’une participation aux Jeux», explique le capitaine de la formation de l'Université Laval, Olivier Matte. Ce dernier est inscrit en quatrième et dernière année du baccalauréat coopératif en génie des mines et de la minéralurgie. «Nous avions comme objectif de terminer parmi les cinq premiers, poursuit-il. Notre préparation a nécessité beaucoup de temps. Nous avons terminé à seulement dix points de l’Université de l’Alberta, pour qui cette première place était la quatrième en quatre ans au classement général.»

Conception mécanique, sauvetage minier, économie minérale

Les étudiants de l’Université Laval ont terminé premiers dans au moins cinq épreuves, soit le traitement du minerai, la conception mécanique, la conduite d’équipement, le sauvetage minier et l’économie minérale.

«En conception mécanique, par équipes de quatre, nous avions deux heures et demie pour construire un appareil permettant de séparer un mélange de quatre ingrédients: de gros macaronis, de petits bonbons, des guimauves et du riz», raconte William Hamel-Pageau. Ce dernier, un étudiant de deuxième année, en était à ses premiers Jeux miniers. Avec l’équipement fourni par le commanditaire de l’épreuve, les étudiants de l'Université ont décidé de fabriquer des tamis, s’inspirant de la façon de faire dans les usines de traitement du minerai où des tamis sont utilisés à grande échelle.

L’étudiant a également concouru dans l’épreuve du sauvetage minier. Les mises en situation n’étaient pas connues à l’avance. Sur place, les participants ont visionné des vidéos sur l’équipement à utiliser.

«Cela s’est passé à l’intérieur de l’université, dit-il. L’épreuve comprenait deux parties et impliquait un mannequin à chaque endroit. Dans le premier cas, le mannequin était tombé d’une échelle et son harnais s’était coincé. Il a fallu le descendre de façon sécuritaire. Dans le second cas, les organisateurs avaient simulé une explosion au gaz au sous-sol. Il y avait de la vitre brisée sur le plancher. Il a fallu sortir sécuritairement le mannequin. Nous avons eu recours aux techniques de réanimation cardiorespiratoire et nous avons utilisé un défibrillateur cardiaque. Nous avons été évalués sur notre manière de réagir et sur l’application des mesures d’urgence. Nous avions intérêt à prendre de bonnes décisions.»

L’épreuve en économie minérale consistait à évaluer la rentabilité économique d’un projet minier. Les étudiants Jean-Nicolas Desbiens et Simon Gervais représentaient l’Université Laval. Selon Olivier Matte, la compagnie qui commanditait l’épreuve a été très impressionnée par la qualité des fichiers Excel réalisés à l’avance par les étudiants.

Ce dernier a, entre autres, participé à l’épreuve de conception de mine. L’objectif consistait à concevoir un site minier au complet. Celle-ci devait démontrer un potentiel économique et fonctionner avec un design qui se tient. L’épreuve a duré huit heures. «Nous avons commencé avec la découverte d’un gisement, explique-t-il. Nous avons fait des plans pour optimisation, des dessins, des fiches de conception, ainsi qu’un rapport. Le plus difficile a été de trouver comment assurer la rentabilité de la mine. Une telle épreuve nous a permis d’en apprendre un peu plus sur le domaine. Elle nous a aussi fait sortir de notre zone de confort.»

Forage-sautage souterrain et arpentage

Les étudiants de l’Université Laval ont terminé en deuxième place en forage-sautage souterrain et en arpentage. «Le parcours d’arpentage, qui était à l’intérieur, était bien délimité, indique Olivier Matte. Il fallait le compléter le plus rapidement possible et de la façon la plus précise possible. Nos deux étudiants participants avaient un avantage: ils avaient une formation de techniciens et étaient habitués à se servir des appareils d’arpentage.»

Les étudiants ont décroché une troisième position aux épreuves de mine trivia et de mystère. William Hamel-Pageau a pris part au mystère avec un confrère. Les participants ont eu trente minutes pour se préparer. Leur présentation durait cinq minutes. «Il fallait livrer rapidement, souligne-t-il. En génie minier, c’est courant.» L’étudiant jouait le rôle du directeur technique d’une compagnie minière. Son confrère en était le PDG. L’un décrivait les projets à venir, l’autre donnait des explications de nature financière et économique.

Il faut aussi mentionner la belle performance de l’étudiant de troisième année Jean-Nicolas Desbiens. À trois reprises, il est monté sur le podium durant les Jeux. Il a mérité le titre de participant étoile de la compétition. «Jean-Nicolas, explique Olivier Matte, en était à sa première participation aux Jeux. Je suis vraiment satisfait de sa performance et des membres de notre équipe qui ont performé au-dessus des attentes espérées, ce qui a permis de faire valoir notre programme au sein d’une compétition canadienne.»

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