Vie universitaire

Décrocheurs avertis

Développer le sentiment de compétence chez les jeunes peut aider à contrer l’abandon scolaire

Par : Renée Larochelle
Récemment, l’homme d’affaires Jacques Ménard mettait sur pied le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires. But de l’opération: faire passer le taux de diplomation au secondaire des élèves québécois de 69 % à 80 % d’ici 2020. Si Frédéric Guay, professeur au Département des fondements et pratiques en éducation et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la motivation et la réussite scolaires, trouve l’objectif tout à fait réaliste. Il estime cependant que tous les groupes de recherche du monde ne changeront rien à la situation du décrochage scolaire si on ne réussit pas à donner au jeune le sentiment de sa propre compétence.

«Entre deux jeunes qui possèdent les mêmes habiletés, celui qui se sent compétent a davantage de chances de réussir que l’autre qui a une moindre confiance en ses capacités, insiste-t-il. Pour qu’un jeune se développe bien, il faut donc lui dire et lui prouver qu’il est compétent, d’où l’importance de lui donner des moyens de développer ses compétences aussi bien en classe qu’ailleurs. À ce chapitre, la participation aux activités parascolaires peut constituer une excellente façon pour l’élève d’exceller et de se valoriser dans un domaine.»

    Frédéric Guay considère aussi qu’il est primordial que le jeune puisse développer un sentiment d’appartenance envers l’école, ses pairs et ses professeurs. C’est dans cet environnement où il se sent bien et apprécié qu’il sera le plus en mesure d’exercer ses capacités. La part des parents compte pour beaucoup également, leur rôle consistant à entourer leur enfant et à l’appuyer dans ses projets. «Les enseignants comme les parents doivent développer une culture de l’effort, indique Frédéric Guay. L’élève doit savoir que rien ne s’acquiert facilement et qu’apprendre exige des efforts.»

Selon Frédéric Guay, la prévention du décrochage scolaire commence très tôt. «Il faut enrichir les programmes des centres de la petite enfance et augmenter le nombre de places en garderie, dit-il. Du début à la fin de son parcours scolaire, le jeune doit être entouré et soutenu. Il en va de son avenir et de celui de toute la société.»

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