Vie universitaire

Chargement sans fil, jeux vidéo rassembleurs, chocolats stimulants

La Faculté des sciences et de génie a remis ses bourses ENVOL EGGENIUS en entrepreneuriat à 3 entreprises ou projets en démarrage

Par : Yvon Larose
Cette simulation est un exemple d'émetteur effectuant le transfert sans fil d'énergie électrique entre deux ordinateurs. Le projet GPHY a pour objectif de faciliter le chargement des appareils électroniques que l'on utilise au quotidien par la transmission sans fil d'énergie sur plusieurs mètres.
Cette simulation est un exemple d'émetteur effectuant le transfert sans fil d'énergie électrique entre deux ordinateurs. Le projet GPHY a pour objectif de faciliter le chargement des appareils électroniques que l'on utilise au quotidien par la transmission sans fil d'énergie sur plusieurs mètres.
Une centaine d'étudiants-entrepreneurs, des membres de la Faculté des sciences et de génie, des donateurs et des personnalités gravitant autour de l'entrepreneuriat étaient réunis, le jeudi 11 avril au pavillon d'Optique-photonique, à l'occasion de la Soirée EGGENIUS-RBC. EGGENIUS est le service de soutien à l'entrepreneuriat de la Faculté. Au cours de la soirée, un projet en démarrage, GPHY, a reçu une bourse de 20 000$, et deux autres, Fika Productions et Upbio, ont obtenu chacun une bourse de 10 000$. Les voici.

Vers un second prototype


L'Université Laval pourrait devenir le premier établissement universitaire au monde à offrir du chargement d'énergie électrique, sans fil et sur plusieurs mètres, sur son campus. C'est du moins ce qu'envisagent de faire quatre étudiants au baccalauréat en génie physique réunis au sein de GPHY. Cette entreprise technologique en démarrage s'est donnée pour mission de développer des solutions personnalisées de chargement sans fil sur plusieurs mètres dans les lieux publics pour les appareils électroniques utilisés au quotidien comme les tablettes, les téléphones cellulaires et les ordinateurs portables.

«Nos solutions permettront aux gens qui fréquentent les lieux publics comme les universités, les aéroports, les bus, les trains, les restaurants de recharger leurs appareils aussi facilement que de se connecter au réseau Wi-Fi, affirme le directeur général et cofondateur de GPHY, Anthony Blais. L'Université Laval sera sans aucun doute l'un des premiers lieux d'implantation de notre technologie.»

Anthony Blais et ses collègues d'études Pier-Étienne Lehoux, Hubert Audet et Myrik Hervieux-Gaudreau en sont présentement à développer leur second prototype. Le premier permet de charger un téléphone portable à 60 centimètres de distance. «Le second prototype permettra des distances de chargement nettement supérieures, souligne Anthony Blais. Dans les prochaines semaines, nous allons entreprendre nos démarches en matière de propriété intellectuelle. D'ici la fin de l'été, nous devrions débuter notre lancement marketing. La création de l'entreprise est prévue en septembre.»

Les quatre étudiants-entrepreneurs se sont rencontrés dès le début de leur baccalauréat en génie physique. L'idée de démarrer une entreprise a aussitôt émergé.

GPHY est actuellement la seule entreprise à occuper ce créneau au Canada. Et ses fondateurs voient loin. «Nous voulons devenir un leader mondial de développement de solutions énergétiques et de la transition énergétique d'ici les dix prochaines années», soutient Anthony Blais.

Selon lui, les solutions imaginées et commercialisées par GPHY s'inscriront dans la suite logique de l'accès à l'information sans fil au moyen du Wi-Fi. «Le chargement sans fil longue distance pour les appareils électroniques deviendra incontestablement un service public de base, dit-il. Devant la montée en force du numérique dans nos vies et face au phénomène d'Internet des objets, notre technologie, éventuellement, permettra l'élimination des chargeurs conventionnels et des piles électriques.»

Pour le joueur social


Daniel Carmichael, Marc-Antoine Fortier et Antoine Grégoire-Slight sont inscrits au baccalauréat en génie logiciel. Francis Beauchemin et Étienne Gagnon étudient pour leur part au baccalauréat en art et science de l'animation. Tous les cinq ont fondé Fika Productions, une entreprise en démarrage, agile et polyvalente, spécialisée dans les produits numériques créatifs.

Selon le PDG et chargé de projets chez Fika Productions, Antoine Grégoire-Slight, il est souvent reproché à l'univers du jeu vidéo d'être un environnement favorisant l'isolement des joueurs. «L'industrie du jeu vidéo actuelle, explique-t-il, oriente beaucoup ses produits dans une direction qui force les joueurs aguerris à s'isoler afin d'augmenter leur performance. Fika souhaite rendre au jeu vidéo sa mission originale, soit celle d'être un jeu. Pour nous, un bon jeu est un véhicule qui permet de créer des liens sociaux entre ceux qui y prennent part.»

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Cette image promotionnelle montre l'équipe complète de Fika Productions. À l'arrière: Vincent Rochette, Ariane Petitclerc, Antoine Grégoire-Slight, Francis Beauchemin, Étienne Gagnon et Marc-Antoine Fortier. À l'avant: Daniel Carmichael.

Image: Fika Productions

Les produits Fika s'adresseront tant aux joueurs qu'aux non-joueurs. «Nous appelons notre clientèle cible le joueur social, précise l'étudiant. C'est quelqu'un qui aime organiser des soirées avec sa famille ou ses amis pour leur faire passer un bon moment.»

L'équipe Fika démarrera la préproduction de son premier jeu vidéo durant l'été, un jeu multijoueur rassembleur. Plus largement, Fika entend réaliser une gamme de produits de divertissement innovants. «L'objectif, souligne Antoine Grégoire-Slight, n'est pas uniquement de réaliser un seul jeu et de le vendre, mais de bâtir une franchise de laquelle pourront émerger d'autres jeux amusants, d'accès facile, proposant de nombreuses possibilités aux joueurs, mais également des films, des livres et des produits dérivés. Pour ce faire, nous avons une approche axée sur les joueurs.»

Un regain d'énergie


Upbio est une jeune pousse de Québec spécialisée dans la confection de chocolat noir biologique stimulant. Chaque morceau contient 72% de chocolat équitable de première qualité, un seul gramme de sucre et 40 milligrammes de théine extraits de la feuille de thé verte biologique. Ce produit est offert en dix saveurs, dont le pamplemousse, le sapin baumier et le gingembre.

«Nous nous sommes tournés vers la théine plutôt que vers la caféine afin de pouvoir bénéficier de certains bienfaits du thé, explique le fondateur et PDG d'Upbio, étudiant au baccalauréat en génie industriel, Mohammed Assafiri. À la différence des autres produits énergétiques caféinés, nos chocolats permettent une stimulation du corps et de l'esprit plus uniforme, et sur une plus longue durée, soit de trois à quatre heures de stimulation constante.»

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Upbio se spécialise dans la confection de chocolat noir biologique stimulant. Chaque morceau contient 40 milligrammes de théine.

Photo: Alexis Boucher

L'entreprise compte quelques employés, dont Sarah Beaulieu, vice-présidente et finissante à la maîtrise en nutrition.

À ce jour, Upbio a vendu plus de 10 000 boîtes de chocolats. Tous ces produits sont faits à la main dans une usine d'une capacité de production de 1,8 tonne de chocolats par mois.

Originaire du Liban, Mohammed Assafiri a la fibre entrepreneuriale depuis son jeune âge. À dix ans, il vendait des crayons à ses amis à l'école. Selon lui, le marché du biologique est en croissance au Québec et dans le monde. L'été dernier, Upbio a ouvert des marchés au Liban. «Nous nous dirigeons vers l'Ontario, indique-t-il. Le Qatar est en développement.»

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