
Quelques-unes et quelques-uns des 79 délégués de l'Université Laval aux Jeux du commerce 2022. De gauche à droite, rangée supérieure: Éloïse Gaulin, déléguée académique pour le cas de développement durable, Olivier Morin, délégué académique pour le cas de gestion des opérations et de la logistique, et Chloé Laflamme, déléguée académique pour le cas d’innovation entrepreneuriale. Rangée inférieure: Vincent Wolfe, délégué académique pour le cas de commerce international, Clara Beaudet, coordonnatrice du Comité des compétitions FSA et Justin Croteau, délégué du volet social. Tous et toutes sont inscrits au baccalauréat en administration des affaires.
«Je suis tellement fier de notre délégation! Les membres ont fait preuve d’une rigueur incroyable et d’une telle résilience! Ils ont su garder la flamme allumée en eux, en nous, la grande famille FSA ULaval, et ce, tout au long de la session d’automne. Après neuf ans comme entraîneur-chef, l’ultime récompense, c’est encore et toujours de constater le chemin parcouru par chaque individu. Un rôle qui a assurément changé ma vie professionnelle et personnelle!»
Martin Dubé est chargé d’enseignement au Département de management de l’Université Laval. Il est aussi depuis plusieurs années entraîneur-chef de la délégation de la Faculté des sciences de l’administration aux Jeux du commerce. Cette année, il a encadré la préparation de 79 étudiantes et étudiants, la plupart inscrits au premier cycle en administration.
«Pour ce qui est de la pandémie, poursuit-il, bien que la compétition ait eu lieu en virtuel, les membres de la délégation ont eu l’occasion de se préparer tout au long de la session d’automne en personne, contrairement à l’an dernier. Ce faisant, les individus ont eu l’occasion de mieux se connaître et de mieux se préparer.»
Pour rappel, le gouvernement du Québec a annoncé de nouvelles mesures sanitaires le 16 décembre dernier. Peu après, le comité organisateur a opéré un virage à 180 degrés pour faire d’une compétition en présentiel un événement virtuel. Ce fut un réel tour de force en trois semaines.
Les Jeux du commerce 2022 se sont déroulés du 7 au 9 janvier sur le thème «Allumez le feu en vous». La Faculté des sciences de l'administration était l’université hôte de cette 34e édition qui a attiré 777 participantes et participants représentant 14 universités. La délégation de l'Université Laval a remporté un total de 12 podiums, soit neuf de plus que l’an passé. Au classement général, cette performance lui a permis de se hisser au troisième rang.
«Quarante-trois délégués ont concouru dans l’une ou l’autre des épreuves du volet académique, explique l’étudiant Jacob Lajoie, inscrit à la maîtrise en communication publique et co-vice-président académique de la délégation avec l'étudiante Noémie Asselin, inscrite au baccalauréat en droit. Dans ce volet, nos membres sont montés en 10 occasions sur le podium. La délégation est allée chercher deux autres podiums durant la compétition grâce à une troisième position au classement de contribution et une troisième position au classement général. Ces résultats ne sont pas dus au hasard. Les étudiantes et étudiants ont été très bien encadrés. Ils ont fourni un niveau élevé d’efforts. Ils se sont réunis deux fois par semaine pour leur préparation.»
Les déléguées et délégués du volet académique ont obtenu pas moins de quatre premières places, trois deuxièmes places et trois troisièmes places. Les premières places portaient sur le commerce international, le développement durable, la gestion des opérations et de la logistique, et sur un quiz. Les présentations se faisaient devant jury. En commerce international, les concurrents devaient proposer une stratégie d’expansion internationale pour le Sea-Doo Switch, le petit bateau récréatif de la firme Produits récréatifs Bombardier. En développement durable, les participants devaient doter le Fonds de solidarité de la FTQ d’un plan stratégique interne de décarbonation de son portefeuille d’investissements et d’un plan d’accompagnement des entreprises partenaires sur huit ans. En gestion des opérations et de la logistique, les étudiants devaient formuler une stratégie permettant d’optimiser le corridor Québec-Boucherville pour le Groupe Guilbault, spécialisé dans le transport routier de marchandises, la logistique et l’entreposage.
Frédérique Cloutier, Félix Soulard et Vincent Wolfe se sont partagé la présentation du cas en commerce international. Ils ont fait valoir que le marché actuel mondial des bateaux récréatifs, évalué à plus de 16 milliards de dollars, était en pleine expansion. Selon eux, l’entreprise québécoise, dont le produit est bien présent en Amérique du Nord, aurait tout intérêt à explorer le marché européen, lequel est évalué à 5,1 milliards de dollars. Trois pays sont recommandés: l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche, l’Allemagne étant le plus important marché européen pour les bateaux récréatifs. De plus, il est relativement facile de faire des affaires dans ces pays. Produits récréatifs Bombardier possède déjà une usine en Autriche spécialisée dans la fabrication de moteurs. Les étudiants proposent de modifier une partie de l’usine pour y faire de l’assemblage de Sea-Doo Switch. Ces bateaux sont actuellement assemblés aux États-Unis. Deux raisons motivent cette stratégie: les régions à desservir sont proches, ce qui permet de réduire les frais de transport, et l’Europe possède un réseau ferroviaire bien développé. Les étudiants évaluent à 2 millions de dollars le coût réaliste de transformation de l’usine autrichienne en usine d’assemblage.
Troisièmes dans les volets sportif et social
Vingt étudiantes et étudiants inscrits presque tous à la maîtrise en administration des affaires formaient cette année la délégation de l’Université Laval aux MBA Games. Cette compétition interuniversitaire, tenue du 7 au 9 janvier en mode virtuel en raison de la pandémie, était organisée par la Schulich School of Business de l’Université York, à Toronto. Elle a réuni 284 participantes et participants en provenance de 16 établissements d’enseignement à travers le Canada. Cette compétition de haut niveau avait pour thème «Unity». Elle a vu la délégation de l'Université Laval terminer cinquième au classement général.
«Malgré l’incertitude entourant la compétition, à savoir si elle aurait lieu en personne ou en virtuel, notre délégation a toujours été très motivée dans sa préparation, souligne Marie-Claire Hamel, candidate au MBA en entrepreneuriat et gestion de PME. Nous avions une belle cohésion. Nous avions des attentes élevées. Nous avons terminé cinquièmes au classement général grâce à une troisième place dans le volet sportif et une troisième place dans le volet social ainsi qu’une onzième place ex aequo dans le volet académique. Nous sommes montés à six reprises sur le podium. Nous avons beaucoup appris. Plusieurs d’entre nous veulent revenir l’an prochain.»
Tous les délégués de l’Université Laval ont pris part au volet sportif. Dans le défi Strava, les participants devaient accumuler chacun un minimum de 50 kilomètres de marche et de course, et ce, en 15 jours. Une moyenne était ensuite calculée en divisant le nombre total de kilomètres parcourus par le nombre de participants. Grâce à leurs excellentes performances, les participants de l'Université ont remporté une deuxième place. «Les étudiants-athlètes s’étaient lancé un petit défi interne, raconte Marie-Claire Hamel. Au total, ils ont couru ou marché 188,8 kilomètres par personne. Certains marcheurs ont fait plus de 20 kilomètres par jour. C’est énorme, considérant que cela s’est fait durant la période de remise des travaux de session. Ce résultat est dû en bonne partie à l’étudiante Pénélope Côté, qui a été élue déléguée la plus utile au sein de notre délégation pour sa capacité de mobilisation dans le volet sportif.»
Une des activités du volet social a consisté en une campagne de financement menée conjointement avec HEC Montréal. À Québec, l’argent est venu de la vente de paniers de Noël. En plus d’amasser de l’argent, la délégation a également fait un don de temps pour la préparation de boîtes à lunch remises au Centre Monseigneur Marcoux. Les 4675$ amassés avec HEC Montréal iront à l’organisme sans but lucratif Indspire. Cette campagne de financement a fait l’objet d’une vidéo récompensée par une deuxième place. Même chose pour une autre vidéo de l'Université Laval montrant une chorégraphie.
«Les deux études de cas du volet académique portaient sur Indspire et sur Snapcommerce, explique Danik Bernier, inscrit au MBA Global Business. Indspire verse des bourses aux jeunes autochtones qui veulent accéder aux études supérieures. Le but est d’augmenter leur pourcentage de réussite. Snapcommerce propose une nouvelle façon de magasiner par les technologies mobiles qui maximisent les économies. Le mandat d’Indspire consistait à voir comment retenir les donateurs et comment les amener à augmenter leurs contributions financières. Snapcommerce voulait prendre de l’expansion avec de nouveaux produits, mais se questionnait sur la création d'une super application pour cela.»
Dans leur préparation aux cas académiques, les étudiantes et étudiants de l’Université Laval ont reçu l’encadrement du chargé d’enseignement au Département de marketing Georges-Alexandre Rodrigue et de la professeure adjointe au Département de finance, assurance et immobilier Andréanne Tremblay-Simard.

La majeure partie de la délégation de l’Université Laval aux MBA Games 2022.
— José Nemer

























