Depuis 2004, l’Université offre son programme de baccalauréat en informatique à distance à des cohortes d’étudiants africains répartis dans huit pays: Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal. La formule d’enseignement fait la fierté du directeur du Département d’informatique et de génie logiciel, Guy Mineau: «Le programme est offert dans une formule "synchrone", c’est-à-dire que les étudiants et leur professeur interagissent par l’entremise de la même plateforme de télé-enseignement. Celle-ci permet à un étudiant d’entendre la voix et de voir le tableau électronique du professeur, de lui poser des questions en direct à l’aide d’un microphone et de bénéficier d’une rétroaction immédiate. Il s’agit d’une véritable classe virtuelle, accessible aux quatre coins de la planète.» Le système permet également de réécouter un cours à volonté. Fort de cette expérience africaine, le Département a décidé d’offrir ce programme de formation à distance à tout le Québec. L’appréciation des étudiants a été tellement positive que la direction du Département a décidé d’étendre l’offre à l’ensemble des communautés francophones canadiennes dès l’automne 2008.
En raison des différences entre le système d’éducation québécois et celui des autres provinces, l’Université a cherché un partenaire pouvant offrir une année préparatoire aux études universitaires. Le Cégep@distance, rattaché au Collège de Rosemont, était le partenaire tout désigné, puisqu’il dispense depuis 1991 une formation souple, de qualité et qui est reconnue au même titre que celle offerte dans tous les cégeps du Québec. Le matériel pédagogique est offert en format imprimé ou en version plurimédia, transitant tantôt par la poste, tantôt par Internet. Pour chacun de ses cours, l’étudiant est jumelé à un tuteur et bénéficie d’un encadrement personnalisé. Environ 18 000 personnes s’inscrivent à l’un ou l’autre des 300 cours offerts au Cégep@distance, pour un total d’environ 28 000 inscriptions par année.
L’entente annoncée la semaine dernière est une première au Canada. Elle associe deux ordres d’enseignement dans le but de faciliter le cheminement de l’étudiant dans son projet de formation. Elle ouvre également la porte à des ententes similaires qui pourraient intervenir dans d’autres domaines de formation.
Le programme de formation a été présenté au congrès annuel de l’Association canadienne d’éducation de langue française, à Toronto. L’Université ajoute ainsi un nouveau volet à sa collaboration avec les collèges. Les étudiants profitent déjà de passerelles et de nombreuses ententes DEC-BAC afin de faciliter la reconnaissance des acquis dans leurs études postsecondaires.