Vie universitaire

Vers une alliance internationale

Les représentants de quatre universités signent un protocole d’entente en recherche sur la construction écoresponsable en bois

Par : Yvon Larose
Étaient présents au moment de la signature du protocole d'entente : Pierre Blanchet, de l'Université Laval et Todd Beyreuther, de l'Université de l'État de Washington (à l'avant), Maureen Trebilcock, de l'Université de Bio-Bio, Christine Delisee, de l'Université de Bordeaux et Edwin Bourget, de l'Université Laval (à l'arrière).
Étaient présents au moment de la signature du protocole d'entente : Pierre Blanchet, de l'Université Laval et Todd Beyreuther, de l'Université de l'État de Washington (à l'avant), Maureen Trebilcock, de l'Université de Bio-Bio, Christine Delisee, de l'Université de Bordeaux et Edwin Bourget, de l'Université Laval (à l'arrière).
Une étape importante vient d’être franchie dans l’établissement d’un consortium international de recherche dans le domaine de la construction écoresponsable en bois. Le jeudi 21 avril à l’École d’architecture, les représentants de quatre universités, dont l’Université Laval, ont signé un protocole d’entente (memorandum of understanding) dans le cadre du projet BioBuild. Lancée par le professeur Pierre Blanchet, du Département des sciences du bois et de la forêt, l’initiative BioBuild, portée par ce même département, a pour objectif de recherche la construction écoresponsable à base de matériaux biosourcés. Les trois autres partenaires sont l’Université de Bordeaux, en France, l’Université de Bio-Bio, au Chili et l’Université de l’État de Washington, aux États-Unis.

«S’appuyant sur la multidisciplinarité et l’approche chaîne de valeur, cette nouvelle alliance regroupe aujourd’hui quatre leaders et visionnaires mondiaux», a déclaré le vice-recteur à la recherche et à la création, Edwin Bourget, présent à la signature. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans le droit fil du Plan de développement de la recherche 2015-2020 de l’Université Laval. Ce plan renforce la nécessité de créer de nouvelles approches s’appuyant sur la collaboration, le partenariat avec les milieux privés et publics et l’ouverture à l’international. «La signature du protocole d’entente, a-t-il ajouté, cristallise une première étape qui témoigne d’une collaboration prometteuse, basée sur la mise en commun des forces et le partage de connaissances.»

Pierre Blanchet est le titulaire de la Chaire industrielle de recherche du CRSNG sur la construction écoresponsable en bois. Pluridisciplinaire, la Chaire regroupe des chercheurs de neuf départements répartis entre trois facultés. Son mandat consiste à concevoir des solutions permettant de minimiser les émissions de carbone dans la construction commerciale, institutionnelle, industrielle et résidentielle multi-étagée.

Selon le professeur, les cosignataires de l’entente partagent les mêmes objectifs de recherche que ceux des membres de la Chaire. «Dans le monde, explique-t-il, de nombreux chercheurs travaillent sur la construction en bois. Habituellement, ils se penchent sur des aspects très précis. À la Chaire, tout comme chez nos partenaires du projet BioBuild, nous avons une vision large, une approche holistique de la construction en bois, qui couvre les étapes de la conception, de l’utilisation et de la fin de vie des bâtiments.»

Ce qui différencie plus spécifiquement les travaux de la Chaire est l’importance accordée à l’impact du carbone émis par les bâtiments. Cette approche découle du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, mieux connu par son acronyme GIEC. Les auteurs du rapport avancent que l’on peut avoir une grande efficacité dans la lutte aux gaz à effet de serre (GES), relativement aux bâtiments, grâce à des technologies existantes ou en voie de l’être. «Au Canada, indique Pierre Blanchet, plus de 35 % des émissions de GES proviennent de la consommation d’énergie des bâtiments. Or, en substituant un mètre cube de bois à l’acier ou au béton, on prévient le dégagement d’une tonne de GES dans l’atmosphère.»

Chacune des délégations était composée d’un maximum de trois personnes, tous des chercheurs. Après la signature du protocole d’entente, ils ont entamé deux jours d’ateliers de travail. Dans l’un d’eux, chaque partenaire a présenté ses initiatives de recherche liées à la construction écoresponsable en bois. Un autre atelier a servi à présenter les opportunités et les défis amenés par la Conférence de Paris de 2015 sur le climat, toujours dans le dossier de la construction en bois.

 La rencontre a servi à jeter les bases et à définir le cadre d’une éventuelle collaboration. «Tous les partenaires ont un intérêt dans le projet, souligne Pierre Blanchet. Leur présence à Québec témoignait de leur volonté d’établir un plan de match. Nous devrons notamment être sensibles aux préoccupations des uns et des autres.»

Quelques visites ont agrémenté la rencontre. Dès mercredi, les chercheurs se sont rendus à la Cité verte, un vaste projet multirésidentiel dans le domaine du bâtiment vert et intelligent à Québec. Jeudi, ils ont vu le site de la reconstruction du Manège militaire de Québec. Ce bâtiment patrimonial sera doté d’une structure de bois faite de matériaux modernes.

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