Vie universitaire

L’Université Laval honore ses diplômés

L’événement de reconnaissance Les Remarquables est l’occasion de célébrer les lauréates et lauréats du prix Jeune diplômé, du prix Grand diplômé et de trois prix philanthropiques

Depuis 1952, l’Université reconnaît l’excellence de celles et ceux qui ont fréquenté l’établissement. Pas moins de 320 diplômées et diplômés ont été honorés. Depuis 2017, l’événement de reconnaissance Les Remarquables est l’occasion de célébrer les lauréates et lauréats du prix Jeune diplômé, du prix Grand diplômé et des trois prix philanthropiques décernés chaque année.

L’Université est fière d’honorer des personnalités d’exception. Célébrés par leur alma mater pour l’excellence de leur parcours professionnel, leur engagement dans leur milieu et leur grande contribution au rayonnement de leur université, six Grands diplômés se sont distingués dans leurs domaines respectifs et ont porté bien haut les couleurs de l’Université Laval. Nous vous les présentons, ainsi que le Bénévole de l’année. Ce dernier prix récompense un diplômé qui consacre temps et énergie à la réalisation de la mission de l’Université.

Michel Alary – Grand diplômé

Professeur du Département de médecine sociale et préventive, Michel Alary a consacré l’essentiel de sa carrière à la recherche sur la prévention du VIH et des autres infections transmises sexuellement chez les populations les plus vulnérables. C'est son passage à Anvers, en Belgique, auprès du professeur Peter Piot, codécouvreur du virus Ebola, pour un stage postdoctoral qui l’a conduit sur cette voie.

«Aujourd’hui, le Bénin est un peu mon deuxième pays. J’y vais régulièrement depuis une trentaine d’années», déclare-t-il. Si l’Afrique subsaharienne est une terre où le DAlary déploie une importante activité, elle est loin d’être la seule. L’Inde et le Canada sont aussi des territoires où sa contribution à la santé est reconnue. 

La distinction Grand diplômé 2020 lui est aussi accordée pour l'accompagnement qu'il fait auprès d’une cinquantaine d’étudiantes et étudiants à la maîtrise ou au doctorat en épidémiologie ou en santé publique.

«Ça fait chaud au cœur d’être reconnu par les miens, par ma maison. J’éprouve un grand sentiment de fierté. Je suis aussi reconnaissant pour tout ce que l’Université Laval m’a apporté et m’apporte toujours», conclut le professeur Alary.

Michel Alary

Monique Lacroix – Grande diplômée

Fellow de la prestigieuse Académie internationale des sciences et des technologies alimentaires (IAFoST), Monique Lacroix goûte avec délectation aux saveurs de cette reconnaissance de son travail. Professeure au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ainsi que directrice du Laboratoire de recherche en sciences appliquées à l’alimentation (RESALA) et du Centre d’irradiation du Canada (CIC), elle est reconnue internationalement pour son expertise dans le domaine alimentaire.

Réduction des déchets alimentaires, contribution à la suffisance alimentaire et résolution de problèmes industriels dans le domaine alimentaire sont les domaines dans lesquels, depuis près de 34 ans, Monique Lacroix collabore avec diverses instances de l’ONU. Très active aussi au Québec, elle contribue à la formation de centaines d’étudiants qui profitent de son enseignement et de son accompagnement. Elle est également engagée auprès des cégeps et des écoles secondaires à encourager les jeunes à aller vers les sciences, et plus particulièrement les sciences appliquées à l’alimentation.

«L’Université Laval a été ma maison durant 10 ans. Je remercie les gens qui m’ont formée, qui m’ont permis de m’intéresser à la santé et à la salubrité alimentaire et qui m’ont aussi incitée à m'ouvrir au monde», dit-elle. Ainsi, Monique Lacroix n’aurait pu faire rayonner la science québécoise dans le monde sans les assises solides acquises durant ses années d’études à Québec.

Monique Lacroix

Gaëtan Brulotte – Grand diplômé

Adoubé chevalier de l’ordre des Palmes académiques en 2014 pour sa contribution au rayonnement de la langue française dans le monde, Gaëtan Brulotte est honoré d’être aujourd’hui reconnu par les siens. «Je garde des souvenirs impérissables de mes années de licence et de maîtrise en lettres à l’Université Laval, où j’ai eu d’excellents professeurs», se rappelle-t-il.

Le Grand diplômé fait immédiatement le lien avec ce qui lui vaut cette distinction: la promotion de la culture québécoise partout dans le monde. Que ce soit par son enseignement au plus haut niveau de la hiérarchie aux États-Unis, comme distinguished professor d’études francophones en Floride ou comme titulaire de la Chaire de sciences humaines à l’Université de Louisiane à Lafayette, ou encore par ses activités d’écrivain de renommée internationale, Gaëtan Brulotte a toujours eu à cœur de faire rayonner le Québec.

«Lorsque j’ai organisé des colloques universitaires à l’étranger, j’ai toujours mis à contribution des intellectuels québécois. De plus, je contribue à faire connaître le Québec avec mes activités d’écrivain, grâce à des écrits traduits dans une dizaine de langues, et avec mes conférences un peu partout dans le monde», ajoute encore celui qui combat inlassablement l’obscurantisme par sa passion pour la littérature et la culture. 

Gaëtan Brulotte

Raymonde April – Grande diplômée

Raymonde April a été une diplômée des premières années de l’École d’art. «J’ai toujours été une artiste, même si dans ma ­famille ce n’était pas vraiment encouragé. J’aimais lire, j’étais une solitaire avec une grande capacité d’observation. L’attention et la réflexion me définissent bien», avoue-t-elle. La photographie, qui était alors enseignée comme une technique et non comme une discipline artistique, est immédiatement devenue son outil d’expression.

«J’utilise la photo comme une écriture. Je pars du vécu pour évoquer une possible fiction», explique-t-elle. L’artiste, reconnue depuis la fin des années 70 pour sa pratique minimaliste inspirée du quotidien – au confluent du documentaire, de l’autobiographie et de la fiction – insiste sur l’importance du récit, du narratif. Influencée par la littérature et le cinéma et engagée dans son milieu, la jeune diplômée a cofondé, à Québec en 1978, la Chambre blanche, l’un des premiers centres d’artistes autogérés au Canada.

«La reconnaissance, affirme-t-elle, fait toujours du bien. Celle-ci, plus particulièrement, récompense un travail de longue durée, où il n’est pas toujours simple de se renouveler, où le questionnement de jeunesse accompagne l'artiste tout au long de son parcours. » 

L’œuvre de cette photographe – l'une des plus importantes de l’histoire du Québec – rayonne partout dans le monde, où elle est abondamment exposée et reconnue par les prix les plus prestigieux.

Raymonde April

Lucille Veilleux – Grande diplômée

Lucille Veilleux s’impliquait déjà dans la production de films avant son entrée à l’Université Laval, mais gagner sa vie dans ce domaine semblait impossible à l’époque. «Mes cours en droit d’auteur et ma rencontre avec le professeur Victor Nabhan, ainsi que le réseau d’amis que je me suis fait dans le milieu artistique à Québec, m’ont convaincue que je pouvais ­poursuivre ma passion, le cinéma», confie-t-elle.   

Après son Barreau en 1979, elle pratique quelques années, puis elle se construit une carrière avec de solides atouts grâce à sa formation. D’abord productrice indépendante, puis directrice à l’ONF et à la SODEC, elle met depuis 15 ans sa vaste expérience en droit, en production et en gestion d’organismes culturels au service du Wapikoni mobile, et ce, à titre de responsable du financement, des partenariats et des affaires corporatives. Cette ONG affiliée à l’Unesco, reconnue pour son innovation, utilise la création audiovisuelle pour donner une voix aux jeunes Autochtones et pour sensibiliser le public à leur réalité et à la richesse de leurs cultures.

C’est ce parcours atypique, inspirant et passionné qui est récompensé aujourd’hui. Si elle fut très touchée de recevoir en 2015 un prix Hommage de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse soulignant son engagement envers la justice sociale et la promotion des droits des Autochtones, elle est aujourd’hui très honorée par la reconnaissance de son université. 

Lucille Veilleux

Charles Brindamour – Grand diplômé

Diplômé en actuariat en 1992, Charles Brindamour est aujourd’hui président et chef de la direction d’Intact Corporation financière (IFC). «J’apprécie, dit-il, la reconnaissance de mon université. J’espère qu’elle pourra inspirer des étudiants à aller au-delà des frontières du Québec. Mais surtout, je veux partager cette distinction avec toute l’équipe d’Intact, soit près de 5000 personnes au Québec et 16 000 au Canada.»

Avec ses collègues, Charles Brindamour a bâti une entreprise chef de file au Québec et au Canada, mais aussi au niveau mondial. En s’appuyant sur des valeurs fortes d’intégrité, de respect, d’excellence, d’orientation client et de générosité, et en misant sur les sciences actuarielles, la gestion des données et l’intelligence artificielle, l’entreprise a réussi à se distinguer des compétiteurs. La recherche de solutions pour s’adapter aux changements climatiques est aussi au cœur des actions de la compagnie.

«Je suis toujours resté proche de mes racines, de ma communauté», déclare-t-il. Reconnu pour sa rigueur professionnelle et son travail acharné, Charles Brindamour est fortement engagé envers l’Université Laval, à la fois par l’intermédiaire de son entreprise et par celui du Fonds de leadership en gestion des risques qu’il a mis sur pied pour soutenir les étudiants de la Faculté des sciences et de génie et de la Faculté des sciences de l’administration.

Charles Brindamour

Jacques Castonguay – Bénévole de l’année

«Très heureux, flatté, ravi!» Telle a été la première réaction de Jacques Castonguay à l’annonce de sa distinction. «J’ai de l’admiration et de ­l’affection pour la direction actuelle de l’Université. Le fait qu’elle souligne mon engagement, ma contribution et mon attachement à l’établissement me comble», confie le récipiendaire du prix Bénévole de l’année 2020.

«Je n’aime pas le mot "retraite", car il contient la notion de retrait et je ne suis pas prêt à me mettre en retrait. J’ai encore beaucoup de choses à faire», ajoute-t-il. Désireux de mieux comprendre le monde, Jacques Castonguay aime synthétiser les enjeux de notre période fascinante. Ses réflexions sont en ligne directe avec sa carrière en informatique, et plus particulièrement en commercialisation de produits complexes.

Diplômé en 1967 de la Faculté des sciences de l’administration (FSA), Jacques Castonguay a aussi été intimement lié au virage numérique pris par sa faculté en 1998, tout comme il était très attaché à IBM, son ex-employeur. Cela a mené à un investissement de près de 22 millions de dollars, qui a radicalement transformé la FSA. Le bénévole a été particulièrement actif pour le financement du Carré des Affaires FSA ULaval – Banque Nationale, où, en 2012, sa promotion, celle de 1967, s’est complètement démarquée parmi toutes les ­promotions. 

Jacques Castonguay

Le prochain article sera consacré aux lauréats du prix Jeunes diplômés et de prix philanthropiques.

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