
— Dany Vachon
Le 19 novembre a eu lieu le deuxième Brunch de l'Université Laval, un événement de reconnaissance visant à souligner l'indéfectible générosité des philanthropes ayant atteint le titre de Gouverneur, de Commandeur ou de Grand Commandeur.
Rassemblés dans une ambiance festive à la salle des Promotions du Séminaire de Québec, lieu symbolique fort aux origines de l'Université Laval, les convives ont pu réseauter et prendre part à des discussions animées.
D'entrée de jeu, la rectrice Sophie D'Amours a souligné l'importance d'être unis pour soutenir la mission universitaire. «Notre monde en transformation demande de la flexibilité, notamment en enseignement supérieur. L'Université Laval a toujours été au cœur des changements sociaux et technologiques de notre société», a-t-elle témoigné, insistant sur l'importance de se transformer comme université, en étant toujours plus ouverts et attentifs aux besoins de la société.
Elle a poursuivi son message aux philanthropes: «Votre implication nous permet d'avoir un plus grand impact pour façonner la relève et faire rayonner l'expertise québécoise ici comme à l'international».
Parmi les convives, quatre étudiantes et étudiants et deux jeunes entrepreneurs récemment diplômés, qui se démarquent par leur parcours et leur engagement inspirants, étaient présents.
Enjeux modernes et internationaux
La rectrice a également souligné, lors de ce brunch, l'importance des universités pour répondre aux grands enjeux d'aujourd'hui et de demain: «Le monde tel qu'on le connaît se chamboule. Les incertitudes géopolitiques et socioéconomiques, les changements climatiques et les conflits sont au cœur de l'actualité. Tous ces enjeux sont autant d'occasions pour les universités de porter la voie de la science. Nous devons faire appel au regard de nos experts.»
Témoignage d'une journaliste chevronnée
Ce regard a été porté et transmis avec brio par la conférencière invitée, la journaliste de télévision et de radio Alexandra Szacka. Ex-correspondante de Radio-Canada à Moscou et à Paris, Alexandra Szacka est aussi diplômée en anthropologie de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval et a obtenu le prestigieux prix Grand Diplômé en 2010. Lors de cette conférence, elle s'est exprimée sur sa vision du journalisme contemporain et a partagé sa riche expérience à l'international.
Elle a d'abord fait le pont entre le monde universitaire et celui des médias, qui est le sien. «Beaucoup de défis nous lient. Nous vivons dans un monde devenu 20 fois plus complexe qu'avant. On le constate chaque jour avec l'actualité», a-t-elle affirmé. Elle a poursuivi sur l'importance de prendre cette complexité à bras le corps, afin d'outiller les citoyens à mieux raisonner et à distinguer les faits.
Alexandra Szacka a notamment insisté sur le rôle essentiel des universités et des médias dans la protection de la démocratie: «Je l'ai constaté tout au long de ma carrière, elle est tellement fragile! Quand quelqu'un se hisse au pouvoir et veut verrouiller la société, on commence par les systèmes d'information et d'enseignement, car ce sont eux qui éclairent la population. Ce sont des socles de la démocratie.»
Elle a ensuite répondu à quelques questions posées par Béatrice Lamarche, titulaire d'un baccalauréat en affaires publiques, candidate à la maîtrise en sciences de l'administration réalisant également un diplôme d'études supérieures spécialisé en équité, diversité et inclusion dans les organisations. En tant que vice-présidente aux communications de la Simulation francophone des Nations unies à l'Université Laval, l'équité, la diversité et l'inclusion sont des valeurs chères à ses yeux. Alexandra Szacka est revenue sur les années qui ont représenté des points de bascule dans sa vie, comme les bouleversements de 1968 ou encore la chute du mur de Berlin en 1989, tout en abordant la place des femmes dans le milieu journalistique.
Sous le signe de la gratitude
Poursuivant sur le thème de l'international, Caroline Girard, cheffe de la Direction de la philanthropie et des relations avec les diplômées et diplômés, a rappelé le rôle de chef de file de l'Université Laval. «Le lancement de la Campagne majeure du Carrefour international Brian-Mulroney a été un grand projet mobilisateur cette année. Je suis fière de pouvoir dire que nous avons maintenant récolté plus de 60M$ sur un objectif de 80M$, soit 76% en seulement un an».
L'occasion était aussi belle de rappeler aux donatrices et donateurs que la mission des universités est portée bien haut par la philanthropie. «Toutes ces bourses remises à la relève, ces projets qui font avancer la société sont rendus possibles grâce à vous. Votre générosité est un tremplin qui propulse notre communauté universitaire à la hauteur de ses ambitions. Nous avons à cœur d'être dignes du geste que vous posez envers l'Université Laval et nous y mettons énergie et cœur quotidiennement», a conclu Caroline Girard.