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29 avril 2020

Les droits en temps de crise – 2e partie

Le gouvernement continue de mettre en place des mesures pour lutter contre la COVID-19. Sur quoi doivent-elles reposer pour protéger la démocratie et les droits humains?

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<p>Le directeur national de la santé publique Horacio Arruda, le premier ministre du Québec François Legault et la ministre de la Santé Danielle McCann.</p>

Le directeur national de la santé publique Horacio Arruda, le premier ministre du Québec François Legault et la ministre de la Santé Danielle McCann.

— Émilie Nadeau

Selon les sondages, les Québécois appuient très largement la gestion de crise menée jusqu’à maintenant par le gouvernement Legault. Le fait que, dans les dernières semaines, les décisions aient été prises uniquement par le pouvoir exécutif ne semble pas gêner la population, qui accepte qu’un état d’urgence sanitaire ait été décrété pour lutter efficacement contre la COVID-19.

Par contre, Louis-Philippe Lampron, professeur de droit et blogueur pour Contact, rappelle que la mise en place d’un tel mécanisme, bien que nécessaire en tant de pandémie, peut amener à des abus de pouvoir et recèle certaines faiblesses qui sont susceptibles de porter atteinte à la démocratie. Dans son plus récent billet Les droits en temps de crise – 2e partie, il analyse deux failles du système actuel qui doivent être corrigées pour éviter certaines dérives: la possibilité illimitée pour le pouvoir exécutif de renouveler unilatéralement l’état d’urgence et l’absence d’un mécanisme de contrôle a priori de l’action gouvernementale.