Vie universitaire

Dans l'œil du dragon

Pas moins de 7 entreprises lancées par des étudiants ou des diplômés de l'Université Laval ont participé cette saison à l'émission Dans l'œil du dragon

Le grand public a pu découvrir, ce printemps, plusieurs entrepreneurs qui ont bénéficié de divers services d'accompagnement en entrepreneuriat de l'Université Laval ainsi que leurs produits. L'émission fut l'occasion pour ces passionnés de parler de leurs projets d'expansion pour les années à venir devant des hommes et des femmes d'affaires d'expérience. Parmi les candidats, plusieurs ont réussi à convaincre des dragons d'investir dans leur entreprise, et la plupart ont observé un bond de leurs ventes à la suite de leur passage à l'émission. Voici un coup d'œil sur les entreprises sélectionnées.

MOS, le mot atikamekw pour «orignal», claque comme un cri de ralliement autour de ce support de toit de voiture. Destiné à faciliter le transport de vélos, de kayaks, de skis, bref, de tout ce qui n'entre pas dans un coffre, il se déploie facilement pour éviter d'installer les équipements à bout de bras. Son secret? Un système de levage assisté unique. Joey Hébert, cofondateur de MOS, a reçu l'appui d'Entrepreneuriat Laval et de l'Académie de la relève entrepreneuriale-CDPQ pour lancer et développer son entreprise. «Notre conseiller nous a beaucoup aidés pour le modèle d'affaires, précise l'étudiant au MBA en stratégie et innovation. Il nous a donné énormément de contacts, et nous a orientés vers plusieurs subventions et concours, qui nous ont permis d'aller chercher du financement.» Les ventes démarrent en flèche depuis leur passage à l'émission le 15 mai, même si Joey Hébert et son associé ont refusé l'offre des dragons pour obtenir 20% de leur entreprise.

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Les cofondateurs de MOS, Joey Hébert (à droite) et Frédéric Laurin-Lalonde

Photo: Yanick MacDonald



Cofondateur de Maple 3, une boisson 100% naturelle tirée directement des érables au printemps, Yannick Leclerc est à l'aise comme un poisson dans l'eau dans les marchés internationaux. Cette aisance est due en grande partie à son implication dans les missions commerciales de la Faculté des sciences de l'administration (FSA ULaval) et à son stage sur un campus chinois à la fin de son baccalauréat. Son séjour de quelques semaines en Chine l'a notamment plongé dans la réalité des affaires de l'empire du Milieu. Cette expérience lui a notamment permis de mieux comprendre les subtilités de l'approche d'acheteurs chinois rencontrés par la jeune entreprise québécoise. «L'an dernier, un de leurs contacts s'est retrouvé avec un chèque dans notre petit bureau à Limoilou pour acheter 40 conteneurs de notre produit, raconte le jeune homme. Je ne me suis pas laissé impressionner. Nous avons rédigé un contrat de vente sur place, une procédure plutôt inhabituelle en Amérique du Nord.» Le 3 avril, séduits par le dynamisme des jeunes entrepreneurs, deux des dragons ont investi dans leur projet et ainsi obtenu 22% du capital de Maple 3. Le chiffre d'affaires de l'entreprise devrait s'élever à 1,7 million de dollars en 2019.

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Les cofondateurs de Maple 3 (de gauche à droite), Stéphane Nolet, Guillaume Crouzet et Yannick Leclerc.

Diplômé en administration et développement durable, Darko Popovic a mis au point avec ses associés un produit qui cristallise ses intérêts. Leur création: une barre tendre faite des résidus de chanvre que les agriculteurs ne peuvent vendre. Avec l'aide d'Entrepreneuriat Laval, le jeune homme a trouvé un nom éloquent pour mettre en valeur ce coupe-faim nutritif et écologique: le Bon vivant. «Les conseillers nous ont orientés vers une forme juridique correspondant davantage à nos besoins que l'OSBL à laquelle nous pensions au départ, raconte l'entrepreneur. Cela nous a permis de mieux distinguer l'aspect de l'éducation de celui de la commercialisation.» Vendue désormais chez plus d'une centaine de détaillants, leur barre tendre fait son chemin. Le 3 avril, elle a séduit deux des dragons, qui comptent bien investir dans la jeune entreprise. Ses propriétaires rêvent de distribuer une quinzaine de produits d'ici cinq ans.

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Les cofondateurs de Bon vivant (de gauche à droite), Darko Popovic, Jérémie Aubut et Nicolas Leduc-Savard.

Paradoxalement, Caroline Gagnon, diplômée en communication publique, manquait de mots pour se mettre en valeur comme entrepreneure, elle qui a lancé avec son partenaire la ligne de vêtements AWSM Kids. Heureusement, une des conseillères d'Entrepreneuriat Laval l'a soutenue et lui a permis de dépasser ses limites. «Grâce à Manon Lortie, j'ai pris confiance en moi au point d'oser participer à des concours, où j'ai gagné des prix, raconte la jeune femme. Elle m'a aussi guidée dans la rédaction du plan d'affaires en suggérant de lui donner une coloration correspondant vraiment à notre entreprise.» La vente des vêtements d'AWSM Kids, aux lignes très minimalistes, progresse de façon fulgurante depuis le passage à l'émission, le 3 avril, même si les dragons n'ont pas investi dans la jeune compagnie.

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Caroline Gagnon, fondatrice de AWSM Kids

Conscients que 80% des chiens et 70% des chats développent avec l'âge des maladies des gencives, Andrée-Ann Adam et Jean-Philippe Côté ont fondé Animora en 2018. C'est à l'occasion d'un stage de recherche en médecine dentaire que l'étudiante à la maîtrise en microbiologie avec profil entrepreneurial – également étudiante-chercheuse dans l'un des laboratoires du Groupe de recherche en écologie buccale de la Faculté de médecine dentaire – a découvert les vertus des canneberges pour le soin des dents. Elle et son conjoint, étudiant au doctorat de premier cycle en pharmacie, ont bénéficié du soutien de la bourse EGGENIUS. Ils ont aussi utilisé un laboratoire du Groupe de recherche en écologie buccale pour tester leur gel directement sur des bactéries parodontopathogènes de source animale. Tous deux suivent actuellement une formation à l'Académie de la relève. Depuis un an, 200 points de vente commercialisent leur dentifrice pour animaux, comme ils l'ont expliqué à l'émission du 8 mai. Leur passage a donné lieu à une entente avec trois des dragons et a permis de tripler le chiffre d'affaires de l'entreprise seulement deux semaines après la diffusion de l'émission.

Jean-Philippe Côté et Andrée-Ann Adam, fondateurs d’Animora

Les fondateurs d'Animora, Jean-Philippe Côté et Andrée-Ann Adam

Rachelle Séguin, qui a une maîtrise en sciences pharmaceutiques, et Andrea Gomez, qui termine son MBA en stratégie et innovation, ne sont pas reparties les mains vides de l'émission du 22 mai. Les deux cofondatrices d'Omy Laboratoires ont séduit deux des dragons, qui vont investir en échange de 20% de leur toute jeune entreprise. L'utilisation de l'intelligence artificielle pour aider les clientes à personnaliser leur crème de soins d'après leur type de peau les a particulièrement impressionnés. Cet investissement va donner un bon coup de pouce aux jeunes entrepreneures, qui ont bénéficié du soutien d'Entrepreneuriat Laval et de la bourse EGGENIUS et qui ont suivi la formation donnée par l'Académie de la relève entrepreneuriale-CDPQ.

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Rachelle Séguin (à gauche) et Andrea Gomez, fondatrices d'Omy Laboratoires

Photo: Yanick MacDonald



Les diplômés Pierre-Hugo Vigneux et Mathieu Raymond, fondateurs en 2014 de Math Sport, ont fait un passage remarqué à l'émission du 29 mai. Les deux entrepreneurs offrent aux amateurs de course des chaussures personnalisées qui prennent en compte non seulement la longueur et la largeur des pieds, mais aussi des caractéristiques spécifiques déterminées grâce à une empreinte 3D. Assemblées au Québec, ces chaussures sur mesure font l'objet d'une surveillance constante à chacune des étapes du processus de fabrication. Ce suivi a permis aux deux dirigeants, accompagnés par Entrepreneuriat Laval, de voir leur chiffre d'affaires atteindre 350 000 dollars l'an dernier, soit une augmentation de 30% sur deux ans. Leur succès, comme celui des entreprises remarquées par les dragons, montre que l'écosystème entrepreneurial mis en place à l'Université Laval joue un rôle indéniable dans le lancement des entreprises.

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Les fondateurs de Math Sport, Pierre-Hugo Vigneux (à gauche) et Mathieu Raymond

Photos: Yanick MacDonald et Samuel Pasquier



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