
Marianne Gagnon, fondatrice d'Héma-Campus, et Stéphanie Dubreuil, toutes deux étudiantes en médecine, donnaient de l'information au kiosque Connaissez-vous votre groupe sanguin? au pavillon Ferdinand-Vandry, le 15 octobre.
— Faculté de médecine
Du 2 au 14 novembre, l'association étudiante Héma-Campus, affiliée à Héma-Québec, organise à l'Université Laval la Plasmattaque, un défi interuniversitaire de don de plasma. Ouverte à la communauté universitaire et au grand public, l'initiative vise à sensibiliser la population à l'importance du don de plasma alors que le Québec demeure largement dépendant de l'approvisionnement provenant de l'étranger pour répondre à la demande en produits plasmatiques.
Le plasma est utilisé notamment pour la fabrication de médicaments spécialisés servant au traitement de maladies rares, de déficits immunitaires, de certaines maladies neurologiques et d'affections auto-immunes.
Créer une nouvelle génération de donneurs
Pour Marianne Gagnon, étudiante en médecine et au doctorat en sciences pharmaceutiques ainsi que fondatrice d'Héma-Campus, l'un des objectifs de la Plasmattaque est de mieux faire connaître cette forme de don auprès des jeunes adultes afin de mettre en place une relève. C'est que les donneurs réguliers, souvent plus âgés, quitteront éventuellement les rangs des donneurs actifs au cours des prochaines années. «On voulait créer un pont avec les étudiants, former une nouvelle génération de donneurs et montrer qu'il est possible d'ajouter le don à son horaire comme n'importe quelle autre activité», souligne-t-elle.
Pour Stéphanie Dubreuil, également étudiante en médecine, cette cause revêt une dimension personnelle. Atteinte de la maladie de Kawasaki à l'âge de quatre ans, elle a reçu un traitement à base d'immunoglobulines dérivées du plasma. Cette expérience a contribué à son engagement pour la sensibilisation au don de plasma. Aujourd'hui, elle encourage son entourage à découvrir ce type de don. «Beaucoup de gens ne connaissent simplement pas cette possibilité. Quand on leur en parle, plusieurs décident d'essayer et deviennent des donneurs réguliers», raconte-t-elle.
Pour Marianne Gagnon, le message est simple. «Tout don est meilleur qu'aucun don. Que ce soit une fois par année ou régulièrement, chaque personne peut faire une différence.»
Le don de plasma, comment ça fonctionne?
Le don de plasma se distingue du don de sang traditionnel par l'utilisation d'une technique appelée aphérèse. Pendant le prélèvement, une machine recueille uniquement le plasma et retourne les autres composantes sanguines au donneur. Puisque le plasma se régénère rapidement, il est possible de donner tous les six jours. À titre comparatif, l'intervalle entre les dons de sang varie de 56 à 84 jours selon le sexe.
Le prélèvement de plasma lui-même dure environ 45 minutes et l'ensemble de la démarche prend généralement autour d'une heure. Le plasma peut ensuite être utilisé de deux façons: on peut s'en servir directement, pour transfuser les patients en cas d'hémorragie grave ou pour soigner les grands brûlés, par exemple. On peut aussi le transformer pour fabriquer des médicaments spécialisés d'une importance critique, que l'on appelle des «produits plasmatiques». Cette deuxième utilisation requiert de grandes quantités de plasma.
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Thaïs Martel est chargée de communication à la Faculté de médecine.

























