
L'étudiante Seneca Norton et l'étudiant Étienne Vachon photographiés en plein travail cet été, durant leur stage. La première mesure un plan géologique dans une roche métamorphique à l'aide d'une boussole géologique. Le second prend la pose près de l'opération de levage de l'aéroglisseur Mamilossa.
Étienne Vachon est en quatrième année du baccalauréat en génie mécanique à l'Université Laval. Le jeudi 1er octobre, dans la cafétéria du pavillon Alexandre-Vachon, il a fait la présentation par affiche du stage de trois mois et demi qu'il a effectué cet été sur le chantier maritime du Groupe Océan, dans le Vieux-Port de Québec.
«Mon objectif était de m'initier à l'industrie maritime, explique-t-il en entrevue à ULaval nouvelles. Mes tâches ont consisté à assister le gestionnaire de projet et à soutenir l'équipe d'architecture navale sur les projets de réparation d'un aéroglisseur et de réfection d'un brise-glace. Je vois le domaine maritime comme une voie de spécialisation dans un baccalauréat très vaste. Mon stage a été un succès, entre autres parce que j'ai rencontré des gens passionnés.»
Le brise-glace NGCC Griffon nécessitait une réfection à mi-vie et l'aéroglisseur Mamilossa avait besoin d'un entretien régulier. «L'aéroglisseur est fabriqué en aluminium, dit-il. Il est donc moins rigide que l'acier du Griffon. Il est plus facile à endommager et donc nécessite des réparations plus fréquentes.» Sur le NGCC Griffon, l'étudiant a principalement travaillé sur la réfection du système de tuyauterie pour la gestion des eaux propres et usées. «J'ai eu à refaire des plans à partir des circuits existants et des nouveaux ajouts de modernisation», raconte-t-il.
Selon Étienne Vachon, «il faut être à l'aise d'avoir les deux mains dans le concret, loin de la théorie et des angles droits, lorsqu'on travaille dans la construction et la réparation navale. Quand un bateau arrive sur le chantier, il est tordu, rouillé, usé et notre but est de le ramener à la vie. Le meilleur atout à avoir est un bon système D.»
Vulgariser et échanger de vive voix
Les présentations d'affiches par programme au pavillon Alexandre-Vachon prendront fin le 6 octobre prochain avec les étudiantes et étudiants au baccalauréat en génie logiciel. «Nous avons atteint un record de presque 1000 présentations cette année, explique la responsable de la formation pratique et directrice pédagogique des stages à la Faculté des sciences et de génie, Élisabeth Oudar. Quand j'ai repris la direction pédagogique, il y a 12 ans, on avait à peine environ 100 affiches pour 2 à 3 programmes de baccalauréat. Petit à petit, j'ai mis en place tout ce système pour remplacer les rapports écrits traditionnels par cette formule. L'affiche oblige l'étudiant à vulgariser et à échanger de vive voix. C'est un format très enrichissant, évalué rigoureusement en personne par des professeurs et des étudiants gradués. C'est aussi un événement rassembleur et agréable qui réunit 20 à 40 étudiants par séance.»
Cette année, la réalisation de cette activité a été rendue possible grâce à la collaboration de la coordonnatrice d'activités Marie-Pier Lantier et de la personne-ressource Juliette Champeil pour l'opérationnalisation sur le terrain.
Un stage qui combine la science à la nature
Seneca Norton est en deuxième année du baccalauréat en génie géologique. Ce printemps, elle recherchait un stage «qui fait bouger, qui combine la science à la nature, le tout dans un horaire de travail atypique». Son vœu fut exaucé. Du début mai au début septembre, dans une rotation de 14 jours de travail suivis de 14 jours de repos, elle a effectué, sur la Côte-Nord, de la géologie d'exploration pour une mine ferrifère, Minerai de fer Québec. Le 30 septembre, elle présentait l'affiche de son stage à la cafétéria du pavillon Alexandre-Vachon.
«J'ai travaillé à la mine à ciel ouvert du Lac Bloom pour la campagne de forage régulière, dit-elle, j'ai aussi travaillé à la carothèque. L'équipe avait pour mandat de caractériser les formations ferrifères sédimentaires afin d'en définir la géologie, la qualité et le potentiel d'exploitation.» Comme stagiaire, l'étudiante a assisté le géologue dans des travaux de terrain et de bureau. Elle a notamment participé à la description et à l'échantillonnage de carottes de forage, et fait le suivi et l'inspection des opérations de forage. Elle a aussi fait la prise de mesures structurales sur les affleurements dans le cadre des travaux de cartographie. «Les carottes de forage de forme cylindrique faisaient trois mètres de longueur pour un diamètre d'environ six centimètres, indique-t-elle. Le fer est assez lourd et très dense. Il faut donc forer beaucoup plus lentement. Les carottes sont sciées, placées dans des sacs d'échantillons, qui sont ensuite envoyés pour analyse dans un laboratoire en Ontario.»
Seneca Norton a aussi effectué deux séjours dans un camp éloigné à faire du balisage et du dégagement de sentiers en vue d'une campagne de forage héliporté.
La petite équipe dont elle faisait partie était composée d'une demi-douzaine de personnes à temps plein et d'un autre stagiaire. «Nous étions très proches, dit-elle. C'était super dynamique. Je me suis fait une bonne place dans l'équipe et dans le milieu.»

























