28 octobre 2026
Former la relève en pharmacie: un laboratoire à la hauteur d'une pratique en évolution
Dans un contexte où les besoins en santé de première ligne sont importants, la Faculté de pharmacie modernise ses installations et ses pratiques pédagogiques pour accueillir une relève plus nombreuse et mieux refléter l'évolution de la profession

De gauche à droite: Pierre-Luc Boivin, pharmacien propriétaire affilié au réseau Proxim, Miray El Tawil, directrice Partenariats stratégiques et développement de talents chez Proxim|Uniprix, Julie Méthot, doyenne de la Faculté de pharmacie, Marie-Soleil Beaulieu, directrice principale Affaires professionnelles chez Proxim|Uniprix, Jérôme Blackburn, spécialiste Partenariats stratégiques et académiques chez Proxim|Uniprix, Cathia Bergeron, vice-rectrice aux études et aux affaires étudiantes et responsable de la santé, Monique Richer, vice-rectrice adjointe aux infrastructures et à la transformation et responsable de la transition, Simon Landry, président de l'Association générale étudiante de pharmacie, Chantale Simard, vice-doyenne aux études et aux affaires étudiantes, Christian Lebel, gestionnaire des comptes majeurs et représentant de la Fondation de la famille Morris et Rosalind Goodman, Marie-Claude Boivin, responsable de formation pratique, Lily Perron, directrice du développement philanthropique, et Samar Sawaya, directrice exécutive.
— Martin Simard
Le 27 octobre, la Faculté de pharmacie de l'Université Laval a inauguré son laboratoire de pratique professionnelle – Fondation famille Morris et Rosalind Goodman à la suite de travaux de modernisation. Bien plus que des travaux de rénovation, cette transformation permet de faire évoluer un environnement d'apprentissage qui se démarquait déjà lors de sa création en 2011. En investissant dans ce projet, la Faculté entend maintenir cet environnement à l'avant-garde de la formation en pharmacie, en phase avec l'évolution de la profession et des besoins croissants de la population en matière de soins de première ligne.
«Depuis plusieurs années, les pharmaciennes et pharmaciens occupent une place grandissante au sein du système de santé. Leur pratique comprend désormais davantage de consultation, d'évaluation, de prévention, de suivi et de collaboration avec les autres professionnels de la santé», souligne Julie Méthot, doyenne de la Faculté de pharmacie.
Elle ajoute que cet investissement dans la formation est essentiel pour préparer les futures pharmaciennes et futurs pharmaciens à ces réalités: «En investissant dans cet environnement, la Faculté affirme sa volonté d'aller au-devant des besoins de la profession et de donner à la relève les moyens de contribuer pleinement à l'évolution des soins de santé.»
Apprendre par la pratique
Le laboratoire rénové comprend neuf îlots de pratique, neuf espaces de consultation et deux salles de débreffage. Une salle de réalité virtuelle permet également d'explorer de nouvelles approches pédagogiques. La Faculté des sciences infirmières a contribué à ce volet du projet, témoignant ainsi de l'importance de la collaboration interdisciplinaire dans la formation des professionnelles et professionnels de la santé.
Ces installations permettent aux étudiantes et étudiants de s'exercer à mener des consultations, à évaluer les besoins des patientes et patients et à intervenir dans différentes situations professionnelles avant leur entrée en stage. «Cet environnement leur donne aussi le droit à l'erreur: ils peuvent expérimenter, ajuster leurs interventions et revenir sur leurs décisions grâce à la rétroaction et à la réflexion sur leur pratique», souligne Julie Méthot. L'aménagement du laboratoire permet par ailleurs d'accueillir davantage d'étudiantes et d'étudiants simultanément.
«C'est vraiment une occasion unique de développer nos compétences dans un contexte qui reproduit des situations professionnelles réelles avant notre entrée en stage et sur le marché du travail», témoigne Simon Landry, président de l'Association générale étudiante de pharmacie (AGEP).
Faire évoluer la formation pour répondre aux besoins de la population
La rénovation s'inscrit dans un contexte marqué par l'élargissement des responsabilités des pharmaciennes et pharmaciens, les besoins de plus en plus grands en soins de première ligne et l'augmentation des cohortes étudiantes. Elle permet à la Faculté de faire évoluer ses environnements d'apprentissage en tenant compte de ces réalités, mais aussi des possibilités offertes par les nouvelles technologies et la simulation. Cette adaptation accompagne également l'évolution du doctorat de premier cycle en pharmacie, notamment en ce qui concerne l'évaluation physique et mentale des patientes et patients intégrée au parcours de formation depuis février 2026, ainsi que les changements liés au projet de loi 67.
«Le laboratoire de pratique professionnelle témoigne de la volonté de la Faculté de pharmacie d'adapter continuellement sa formation aux réalités d'un monde en transformation. Et la profession de pharmacienne et de pharmacien ne fait pas exception», souligne Cathia Bergeron, vice-rectrice aux études et aux affaires étudiantes, responsable de la santé.
Une initiative soutenue par le milieu pharmaceutique
La rénovation du laboratoire a été rendue possible grâce au soutien de partenaires du milieu communautaire, dont Proxim et Uniprix, ainsi qu'à l'engagement des étudiantes et étudiants en pharmacie, qui ont contribué au projet par l'entremise du Fonds d'investissement des étudiantes et étudiants en pharmacie (FIEP).
«Former les pharmaciennes et pharmaciens de demain dans des environnements d'apprentissage à la fine pointe, c'est contribuer à bâtir une relève forte au service des patientes et patients et des communautés. Nous sommes fiers que Proxim et Uniprix puissent soutenir cette initiative porteuse pour l'avenir de la pharmacie», souligne Marie-Soleil Beaulieu, directrice principale Affaires professionnelles chez Proxim et Uniprix.

Frédéric Douville, doyen de la Faculté des sciences infirmières, Simon Landry, président de l'AGEP, Julie Méthot, doyenne de la Faculté de pharmacie, Andréanne Desmeules, représentante séniore du Fonds d'investissement étudiant du FIEP, et Meshach Stanislaus, représentant junior du FIEP.
— Martin Simard

























