28 septembre 2026
Des vitraux médiévaux aux langues du monde
Par leur engagement pour le patrimoine et la relève en didactique des langues, Claude Violette et Jocelyne Bergeron deviennent les 62es membres du programme philanthropique Les Cent-Associés

Jocelyne Bergeron et Claude Violette devant la promenade des Cent-Associés
— Jérémy Goulet
La reconnaissance de la communauté universitaire envers Claude Violette et Jocelyne Bergeron a pris la forme d'une journée de découvertes. C'est au pavillon Louis-Jacques-Casault que la donatrice et le donateur ont été accueillis, d'abord pour une visite sur mesure des Collections d'objets et de spécimens de l'Université Laval. Une attention particulière leur a aussi été réservée: la bibliothécaire Sonia Léger a réuni quelques livres rares pour l'occasion, en raison de leur intérêt commun pour l'histoire, les langues et les arts.
L'attention portée à ces détails était à l'image de l'engagement philanthropique du couple. Pour Claude Violette, il s'agit de la collection de vitraux médiévaux dont il a fait don à l'Université Laval en 2015. Pour Jocelyne Bergeron, son engagement prend la forme d'un soutien à la relève en didactique des langues, domaine auquel elle a consacré une grande partie de sa carrière.

Loubna Ghaouti, directrice de la Bibliothèque, Jocelyne Bergeron et Claude Violette aux Collections d’objets et de spécimens de l’Université Laval
— Jérémy Goulet
Un patrimoine préservé et transmis
Le choix des Collections n'était pas un hasard: c'est là que sont conservés les vitraux médiévaux offerts par Claude Violette. Cette passion est née au fil de ses visites de cathédrales en France. Fasciné par ces œuvres anciennes et par ce qu'elles racontent de notre passé, il a constitué au fil du temps une collection exceptionnelle. Il y a plus de 10 ans, il choisissait de la confier à l'Université Laval afin de compléter celle léguée par son frère Jean-Guy, qui était alors professeur au Département d'histoire. Cette collection forme désormais un ensemble d'une richesse et d'une cohérence remarquables. Lors de l'événement de reconnaissance, Claude Violette a d'ailleurs tenu à rendre hommage à son frère, qui lui a transmis cet intérêt et son attachement profond à l'Université Laval.

Claude Violette et son frère Jean-Guy Violette
— Jérémy Goulet
Ce moment lui a également permis de voir concrètement comment l'Université veille sur ce patrimoine qui le fascine toujours autant. «Dans vos vitraux, vous avez vu bien plus que de magnifiques objets. Vous y avez vu des témoins d'une époque, une façon de comprendre la vie et la culture de ceux qui nous ont précédés», a souligné la rectrice Sophie D'Amours.
La directrice de la Bibliothèque de l'Université Laval, Loubna Ghaouti, a aussi témoigné: «Ce don s'inscrit de manière exemplaire dans la mission de la Bibliothèque, dont le rôle est de préserver, d'organiser, de mettre en valeur et de transmettre le savoir. Notre rôle ne se limite pas à la conservation. Nous avons la responsabilité de rendre ces collections accessibles aux membres de la communauté universitaire, mais également à la société.»
Après un tour des Collections, la visite s'est poursuivie aux Archives nationales du Québec, au troisième étage du pavillon Louis-Jacques-Casault. Le couple a pu y découvrir des documents d'intérêt et des pièces liées à l'histoire de l'art au Québec.
Pour les langues, celles d'ici et d'ailleurs
La suite de l'événement a mis en lumière l'autre grand volet de l'engagement du couple, toujours axé sur cet esprit de transmission. Jocelyne Bergeron a choisi d'appuyer la relève aux cycles supérieurs en didactique des langues à la Faculté des lettres et des sciences humaines. Sa carrière en éducation l'a menée à travailler autant au Québec qu'à l'étranger, notamment au Maroc, en Tunisie et en Algérie. Ces expériences ont nourri une conviction qui demeure: les langues sont d'abord des passerelles vers les autres.
Jocelyne Bergeron a insisté sur l'importance de leur préservation. Pour elle, quand on apprend une langue, ce ne sont pas que des mots qu'on acquiert, c'est aussi une culture et une certaine vision du monde. Il ne s'agit alors pas de les maîtriser à la perfection, mais d'en connaître suffisamment pour communiquer avec l'autre et le comprendre.
Son don prolonge une vision de l'enseignement qui rejoint la place particulière qu'occupe l'Université Laval: celle d'une grande université francophone en Amérique, profondément liée à l'histoire et au destin du Québec, mais ouverte sur le monde.
À travers leurs engagements, Claude Violette et Jocelyne Bergeron lèguent une part de leurs passions. L'un contribue à faire connaître un patrimoine historique et artistique datant du Moyen Âge; l'autre aide une nouvelle génération à mieux comprendre la diversité des langues qui façonnent notre monde contemporain.
Leur journée à l'Université Laval leur aura permis de visiter plusieurs des lieux où ce travail s'accomplit au quotidien, des collections qui conservent la mémoire aux œuvres qui traversent les siècles en passant par les espaces d'enseignement où se forme la relève.

De gauche à droite: Caroline Girard, cheffe de la Direction de la philanthropie et des relations avec les diplômées et diplômés, Sophie D’Amours, rectrice, Claude Violette, Jocelyne Bergeron et Marc Deschênes, conseiller spécial – dons majeurs et planifiés.
— Jérémy Goulet

























