21 août 2026
Le gouvernement du Québec et l'Université Laval s'allient pour accélérer l'expérimentation responsable de l'IA dans les services publics
Avec un financement de 2,1 M$ sur deux ans, l'expertise de l'Institut intelligence et données sera mobilisée pour mettre en place un banc d'essai sécurisé et souverain afin de tester des usages concrets de l'IA

Grâce cette entente, l'Université Laval et le ministère de la Cybersécurité et du Numérique mettront en place un espace sécurisé pour tester et encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle au sein de l'État québécois.
— Getty Images
L'Université Laval et le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) unissent leurs forces afin de favoriser le développement et l'expérimentation de solutions innovantes en intelligence artificielle (IA) pour les services publics québécois.
Cette entente prévoit un financement gouvernemental de 2,1 M$ sur 2 ans, avec la possibilité d'ajouter un million de dollars pour une troisième année.
Elle permettra de mettre en place un banc d'essai sécurisé et souverain où des équipes du secteur public et du milieu universitaire pourront tester des usages concrets de l'IA. L'objectif est de développer des conditions de réussite pour cette technologie et de renforcer les capacités nécessaires à son adoption responsable dans les services publics.
Les travaux menés dans le cadre de cette collaboration permettront notamment d'explorer le potentiel de l'IA pour répondre à des enjeux liés à l'efficacité de l'État, à la modernisation des services numériques et au renforcement de la souveraineté numérique du Québec.
Le savoir-faire de l'Institut intelligence et données (IID) de l'Université Laval sera mobilisé. Son expertise en intelligence artificielle, en science des données et en innovation interdisciplinaire contribuera à encadrer les expérimentations et à soutenir le transfert des apprentissages vers les besoins de l'État québécois.
«L'Université Laval est heureuse de mettre son expertise, ses infrastructures et son écosystème d'innovation au service d'une expérimentation responsable de l'intelligence artificielle, a indiqué la rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours. Ce partenariat contribuera à développer les connaissances, les compétences et les pratiques dont le Québec aura besoin pour tirer pleinement parti de ces technologies de façon responsable.»
Selon Christian Gagné, directeur de l'IID, la valeur du projet réside autant dans l'expérimentation que dans la capacité collective qu'il permettra de développer.
«Ce partenariat s'appuie sur ce que l'Institut intelligence et données et ses chercheurs apportent de plus distinctif: une expertise scientifique capable d'expérimenter avec rigueur, d'évaluer les usages réels de l'IA, d'en cerner les limites et d'éclairer les conditions d'un déploiement responsable. Il crée aussi un espace commun où l'Université, le gouvernement et l'écosystème québécois pourront générer un impact réel, vers une IA plus souveraine tant sur le plan technique que culturel.»
Pour Nicolas Gagnon, vice-recteur adjoint aux infrastructures et à la transformation et dirigeant de l'information, l'enjeu n'est pas seulement d'expérimenter l'intelligence artificielle, mais de le faire dans des conditions sérieuses: avec des environnements sécurisés, des capacités de calcul adaptées, une gouvernance claire et une compréhension fine des usages réels. «Ce partenariat permet à l'Université Laval et au MCN de travailler ensemble sur ces conditions de réussite, dans une logique d'apprentissage, de sécurité et de souveraineté numérique.»
Cette initiative s'inscrit dans les priorités du Québec en matière de transformation numérique et répond à un objectif plus large: développer les connaissances, les compétences et les pratiques nécessaires à une adoption responsable de l'IA dans les services publics.
«Cette entente avec l'Université Laval permettra d'accélérer l'expérimentation de solutions en intelligence artificielle appliquées à des enjeux concrets au sein de l'État. En misant sur l'expertise universitaire, nous renforçons notre capacité à innover de manière sécuritaire et à moderniser nos services numériques au bénéfice de la population québécoise», souligne la ministre de la Cybersécurité et du Numérique, France-Élaine Duranceau.
En créant un environnement sécurisé pour expérimenter, évaluer et gouverner l'IA, cette collaboration contribuera à bâtir une capacité québécoise durable: comprendre ces technologies, en maîtriser les usages, en développer les compétences et renforcer la souveraineté numérique du Québec.



















