Vie universitaire

Soins et prévention au village de Kongo

À l’été 2009, sept étudiantes et un étudiant en sciences infirmières ont effectué un stage interculturel dans quatre pays, dont le Ghana

Par : Yvon Larose
Kongo est un village de quelque 800 âmes du Ghana, un pays d’Afrique occidentale. L’été dernier, Marie-Isabelle Claveau et Marie-Élise Dunnigan, deux étudiantes inscrites au baccalauréat en sciences infirmières, ont effectué un stage interculturel de neuf semaines dans ce pays, d’abord à l’hôpital régional de Bolgatanga situé à environ une demi-heure de route de Kongo, puis dans les deux cliniques de santé du village. En tout, sept étudiantes et un étudiant en sciences infirmières ont fait un stage interculturel l’été dernier au Ghana, au Sénégal, en Inde et en Chine, ainsi que dans le Grand Nord du Québec. Le mercredi 25 novembre, leurs expériences respectives ont fait l’objet de présentations orales au pavillon Ferdinand-Vandry.

«Deux étudiantes au doctorat en médecine, Marilou Giard et Ariane Schreiber, nous accompagnaient dans ce stage, raconte Marie-Élise Dunnigan. Après deux semaines à l’hôpital de Bolgatanga, nous avons été rapidement impliquées toutes les quatre dans les soins à la clinique publique de Kongo. Cet établissement met beaucoup l’accent sur les activités de prévention. En comparaison, la clinique privée du village offre les mêmes services de base, mais aucune activité de prévention.»

À la clinique publique, les deux étudiantes en sciences infirmières, jumelées à une infirmière ou à un infirmier, ont changé des pansements et désinfecté des plaies. Elles ont aussi fait des suivis de grossesse. «Tous les mercredis, des femmes enceintes se déplaçaient à la clinique et se faisaient évaluer, notamment pour la hauteur utérine et le cœur fœtal», explique Marie-Élise Dunnigan. Chaque semaine, une journée était consacrée à la vaccination des enfants. «Chacun avait son carnet de vaccination, dit-elle, et chacun avait un dossier médical très bien documenté.» Une autre tâche consistait à faire des examens physiques. «Avec un stéthoscope, indique-t-elle, on nous faisait entendre, entre autres, des bruits adventices pulmonaires.» Les deux étudiantes ont aussi fait de l’observation, notamment au laboratoire et à la pharmacie. «Au laboratoire, nous avons pu voir à quoi ressemblent des globules rouges atteints de malaria», souligne Marie-Élise Dunnigan. Les stagiaires ont également accompagné des professionnels de la santé dans de petits villages éloignés. «Ces déplacements servent notamment à peser les bébés et à établir leur courbe de croissance pour évaluer s’ils souffrent ou non de malnutrition, explique l’étudiante. S’il y avait des besoins en vaccination, on le faisait.»

Le volume de connaissances du personnel infirmier ghanéen a surpris Marie-Élise Dunnigan. «Ils connaissent des concepts tels que l’implication des parents dans les soins aux enfants, et l’intimité et le confort du patient, précise-t-elle, mais les établissements de santé n’ont pas toujours les moyens financiers pour les mettre en œuvre.»

Ce séjour au Ghana a permis à Marie-Élise Dunnigan de confirmer son intention de faire une partie de sa carrière à l’international. «J’ai adoré mon stage, dit-elle, tant le côté humain que le côté infirmier. Ce qui m’a touchée est l’aspect communautaire de la vie, l’échange, l’entraide.»

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