Sports

Au service des stagiaires, des chercheurs et des sportifs

Le PEPS souffle 50 bougies. Voilà l’occasion de revenir sur les personnalités et les événements qui ont marqué ce complexe sportif. Ce septième article d’une série porte sur l’évolution de la médecine du sport.

Par : Yvon Larose
Une séance de yoga thérapeutique, l’un des nombreux services offerts à la Clinique du PEPS.
Une séance de yoga thérapeutique, l’un des nombreux services offerts à la Clinique du PEPS.

Il y a un peu plus de deux ans, l’Université Laval inaugurait au PEPS sa toute nouvelle clinique spécialisée en médecine du sport. Relocalisée, agrandie et modernisée au coût de deux millions de dollars, cette infrastructure multidisciplinaire avant-gardiste prenait le relais de l’ancienne Clinique de médecine et de physiothérapie du sport et de l’exercice créée au PEPS en 1971.

«J’ai joint la première équipe de médecine du sport du PEPS, rappelle Germain Thériault, professeur au Département d’éducation physique et médecin spécialisé en médecine du sport, employé de la Clinique du PEPS depuis la fin des années 1970. Nous étions quatre en tout, trois jeunes médecins avec le médecin physiatre Pierre Béliveau. Celui-ci a eu le mérite de monter au PEPS la première clinique de médecine du sport à Québec. Il a été sans aucun doute un artisan de premier plan dans l’essor formidable de la médecine du sport à Québec et au Québec.»

Selon Germain Thériault, l’idée de l’utilité de l’exercice physique faisait son chemin à cette époque dans la population. «Dans les années 1970, poursuit-il, les gens commençaient à bouger davantage. L’idée de faire régulièrement de l’exercice pour améliorer sa santé, notamment par la pratique du jogging, se répandait dans la population.»

Dès le début, la Clinique de médecine du sport était un milieu privilégié pour les stagiaires en médecine, qu’il s’agisse de médecins résidents du programme de médecine familiale ou de médecins spécialistes de première ou deuxième année. L’expérience en médecine du sport durait un mois. L’enseignement se vivait au contact d’autres acteurs de la santé, comme des physiothérapeutes, notamment Georges Morisset, des kinésiologues ou des éducateurs physiques.

Germain Thériault garde un vif souvenir de sa rencontre avec Pierre Béliveau lorsqu’il voulait intégrer l’équipe du fondateur de la Clinique du PEPS. «Il était vraiment enthousiaste d’avoir mis sur pied la Clinique, raconte-t-il: les services médicaux à la clientèle sportive, élite et non-élite de la région incluant le programme Rouge et Or, l’enseignement aux médecins attirés par ce domaine en émergence, son ouverture d’esprit pour les sciences fondamentales du sport et de l’exercice physique avec les collègues du Département d’éducation physique Claude Bouchard et Angelo Tremblay, avec lesquels il partageait la même passion, sa collaboration avec tous les entraîneurs du PEPS. Pour lui, le PEPS, c’était un environnement fabuleux! Et il nous communiquait sa motivation!»

Une clinique médico-sportive de très haut niveau

Le physiothérapeute Michael Morin est le coordonnateur de la nouvelle Clinique du PEPS depuis 2018.  Avec le professeur Thériault, il a été au cœur du projet de la nouvelle clinique.

«Nous nous sommes donné une mission avant-gardiste, rappelle-t-il. Nous nous sommes inspirés des meilleures pratiques, notamment celles de différentes équipes sportives professionnelles. Nous avons regardé partout. Nous avons dessiné un modèle de clinique médico-sportive de très haut niveau qui s’appuierait sur le modèle de base de l’ancienne clinique du PEPS: l’enseignement, la recherche et l’excellence en soins aux sportifs. L’ancienne clinique se positionnait déjà parmi les meilleures cliniques médico-sportives au Canada. Nous offrons une panoplie de services médicaux qui nous permettent d’aller plus loin qu’avant. Nous sommes passés à un stade supérieur. Parmi les spécialités offertes, mentionnons l’orthopédie, la psychologie du sport, l’ostéopathie et l’acupuncture. L’achalandage ne fait qu’augmenter.»

La superficie de la nouvelle clinique atteint un total de près de 1100 m2. Elle regroupe 24 salles de consultation, alors que la précédente en contenait 6. On retrouve également une salle d’exercice, une salle de classe, une salle de réunion et une salle du personnel.

L’agrandissement de la Clinique, combinée à une offre plus grande de services spécialisés, permet d’accueillir davantage de patients qu’avant. La Clinique s’appuie sur une formule innovante dans le milieu universitaire. Un large éventail d’expertises et de services au même endroit offre aux patients, notamment les athlètes de haut niveau du programme Rouge et Or, la meilleure évaluation et les meilleurs traitements.

«Le volet formation de la relève en professionnels de la santé n’a pas été laissé de côté, souligne Germain Thériault. On continue à donner des formations à des médecins sur le marché du travail. Il se fait beaucoup d’apprentissages à la Clinique. Nous accueillons environ 60 stagiaires par an, dont une trentaine sont des résidents en médecine.»

En recherche, un volet incluant les athlètes de haut niveau et les amateurs a aussi été intégré au concept.

«Nous avons plusieurs projets de recherche en cours, indique Michael Morin. Nous évoluons dans un milieu clinique universitaire. Ce bassin nous permet de faire des analyses cliniques. Nous avons notamment un projet prometteur de réadaptation pour les blessures au genou. Nous l’avons commencé avec des athlètes de haut niveau. Un autre projet porte sur la psychologie du sport. Un autre touche à la santé durable et à la nutrition.»

Germain Thériault et Michael Morin sont directement associés au club de football Rouge et Or. Le premier est le médecin-chef de l’équipe, le second est le physiothérapeute responsable de la formation. Selon ce dernier, avec un tel sport tout peut arriver. «Le football, dit-il, est reconnu pour causer toutes les blessures possibles. Le joueur utilise tout son corps. On voit donc de tout comme problèmes.» Un des rôles importants de la kinésiologie est la prévention des blessures. «Si, poursuit-il, on voit, au terme d’une saison, un nombre plus élevé d’un tel type de blessures, par exemple d’entorses à la cheville, ont va tenter de les diminuer pour la prochaine saison en travaillant les muscles de la cheville.» Germain Thériault insiste, pour sa part, sur le travail du personnel soignant. «C’est un travail d’équipe, d’abord et avant tout, affirme-t-il. Le kinésiologue et le physiothérapeute sont aussi importants que le médecin.»

La nouvelle clinique spécialisée en sport du PEPS a ouvert ses portes en 2018. Ici, Germain Thériault et un médecin résident examinent une membre du club de basketball Rouge et Or.
Germain Thériault et Michael Morin à l’entrée de la nouvelle clinique du PEPS.

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