
En marge du botté d'envoi du match de football opposant le Rouge et Or et les Redbirds de l'Université McGill, le 18 octobre au stade TELUS-Université Laval, dans le cadre du lancement de la campagne Centraide-Université Laval. De gauche à droite: Louis-Clément Picard, vice-président au développement philanthropique par intérim chez Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, Yves Guérette, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, Isabelle Genest, présidente-directrice générale de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, la rectrice Sophie D'Amours, quatre jeunes de l'organisme Le Diplôme avant la médaille et Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives.
— Centraide-Université Laval
La campagne Centraide-Université Laval 2026 a démarré le dimanche 18 octobre. Jusqu'au 20 novembre, une équipe de sollicitation parcourra le campus. Cette année, la campagne mettra de l'avant deux réalités: l'inégalité des chances dès le départ dans la vie et la solidarité collective qui permet d'agir face aux coups durs de l'existence. En 2025, les dons des membres de la communauté universitaire – membres du personnel, étudiantes et étudiants et personnes retraitées – ont totalisé 736 000$. Ce montant a permis de venir en aide à de nombreux organismes communautaires qui soutiennent les personnes en situation de vulnérabilité dans les régions de Québec et Chaudière-Appalaches.
«Je donne à d'autres causes et j'ai été sensibilisée à celle de Centraide lorsque la PDG de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches est venue sur le campus parler de son organisme, témoigne la directrice du Service des activités sportives (SAS), Julie Dionne. La PDG a donné certains exemples et cela m'a vraiment interpellée. Je ne savais pas que les gens dans le besoin pouvaient être si près de nous. Cela m'a touchée. Tomber dans la précarité peut arriver à n'importe qui à la suite d'une perte d'emploi, par exemple. Quand ça a des retombées sur des enfants qui ont de la difficulté à manger trois repas par jour, ça ne peut que nous préoccuper. Être coprésidente de Centraide-Université Laval est pour moi une façon de dire comment je peux utiliser mon influence pour sensibiliser les gens à tout ça.»
Cette année, Julie Dionne partage la coprésidence de campagne avec le doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, Yves Guérette. Il s'agit d'une deuxième année d'affilée dans cette fonction pour la directrice du SAS. «La première année m'a appris l'importance de sensibiliser les gens à la problématique de la précarité, explique-t-elle. Je me suis rendu compte que la campagne Centraide-Université Laval n'est pas juste un message, c'est du travail de terrain. Ça prend aussi des ambassadeurs qui y croient pour faire descendre le message à tous les niveaux.»
Selon elle, ce n'est pas toujours facile, comme coprésidente, de demander des sous, «d'où l'importance, dit-elle, de s'entourer d'un groupe de porteurs de dossiers». «Je suis une fille de sport, ajoute-t-elle. Le travail collectif est important pour moi. À Centraide-Université Laval, nous avons une super équipe. Certains s'impliquent parce qu'ils ont déjà utilisé les services de Centraide ou parce qu'ils connaissent des gens de leur entourage qui ont eu à utiliser un organisme communautaire pour diverses raisons.»
Plus de 225 organismes communautaires sont associés à Centraide Québec et Chaudière-Appalaches et interviennent dans des domaines aussi variés que la déficience intellectuelle, les personnes demandeuses d'asile et la sécurité alimentaire. «Deux cent vingt-cinq organismes, ce n'est pas rien, indique-t-elle. Chaque citoyen a assurément un type d'organisation qui le rejoint particulièrement dans cette liste.»
La philosophie de Centraide consiste notamment à investir l'argent recueilli dans les milieux où les besoins sont les plus urgents. L'objectif vise à solidifier le tissu social et à bâtir une communauté plus forte.
Plus que jamais la solidarité et l'inclusion
Julie Dionne souligne que l'Université Laval figure parmi les organisations les plus généreuses lorsque vient le temps de contribuer à Centraide. «Une belle fierté portée par la rectrice Sophie D'Amours», dit-elle. Elle ajoute qu'il n'y a pas de petits dons, que tous les montants sont importants, même un dollar. «Plus on va donner, plus on va aider, affirme-t-elle. Celles et ceux qui donnent un dollar par jour pendant un an sont les héros quotidiens de Centraide. On en veut plus, comme on veut plus de donateurs au sens large.»
Centraide indique qu'un dollar par jour sur un an permet notamment d'offrir à une famille défavorisée une trousse de départ comprenant meubles, literie, vaisselle. Avec 365$ par an, une trentaine d'adultes et d'enfants peuvent repartir à leur domicile avec une épicerie complète ainsi que 5 repas.
Selon la directrice, l'état de la situation est préoccupant. «Les besoins augmentent de jour en jour, c'est ce qu'on entend sur le terrain, dit-elle. Davantage de gens ont besoin d'aide. Les coûts ont explosé, notamment ceux des aliments.»
À l'Université Laval, l'ouverture de la communauté à Centraide n'est pas le fruit du hasard. La sensibilisation des membres a pris différentes formes au cours des ans. Pensons notamment à la Table du pain et à l'installation de frigos-partage. Chaque mercredi, pendant l'automne et l'hiver, du pain, des fruits et des légumes, des conserves et autres denrées sont distribués gratuitement aux étudiantes et étudiants dans le besoin. Quant aux frigos-partage, l'idée consiste à y déposer des denrées alimentaires accessibles gratuitement aux personnes vivant de l'insécurité alimentaire.
«Quand vous êtes sollicités à faire un don, conclut-elle, dites-vous que vous connaissez sûrement quelqu'un autour de vous qui a déjà eu l'aide de Centraide ou qui pourrait en avoir besoin. Redonner fait du bien à l'âme, à soi-même.»
Cette semaine, les membres de la communauté universitaire recevront un courriel et une lettre de sollicitation de Centraide. Les dons peuvent être effectués en ligne par le lien ClicDon reçu par courriel.
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