3 septembre 2014
Une médaillée mondiale dans la mêlée
Après un exil de deux ans en France pour pratiquer son sport et une médaille d'argent gagnée avec l'équipe canadienne à la Coupe du monde en août, la joueuse de rugby Marie-Pier Pinault-Reid revient avec le Rouge et Or

«Au-delà de son aspect rude, le rugby, notamment la phase qu'on appelle la mêlée, demande des habiletés stratégiques et techniques fascinantes», estime Marie-Pier Pineault-Reid.
— Yan Doublet
«J'ai vécu des moments inoubliables, raconte celle qui a contribué au tout premier podium du Canada à cette compétition. L'emporter en demi-finale sur la France devant 25 000 partisans qui criaient contre nous était particulièrement intense.» La joueuse d'élite, qui pratique le rugby depuis une dizaine d'années, croit que la belle performance des Canadiennes contribuera à populariser un sport qui gagnerait à être mieux connu ici. «Au-delà de son aspect rude, le rugby, notamment la phase qu'on appelle la mêlée, demande des habiletés stratégiques et techniques fascinantes, estime-t-elle. C'est le côté que j'adore.»
Ce sont ces connaissances particulières que la joueuse, qui évolue à la position pilier-gauche, a peaufinées durant son séjour en sol européen. Aujourd'hui, elle est enchantée de les communiquer à ses amies du Rouge et Or retrouvées. Si 2013 a été plus difficile pour l'équipe de rugby du Rouge et Or, la vétérane entrevoit d'un très bon œil la saison qui débute. La victoire remportée 54-17 au match inaugural de lundi à Sherbrooke est de bon augure. Sans compter qu'en neuf ans sur le circuit, le Rouge et Or rugby s'est forgé une belle réputation. Ainsi, outre Marie-Pier, deux joueuses de l'alignement canadien à la Coupe du monde – Stéphanie Bernier et Karen Paquin – avaient déjà porté l'uniforme du Rouge et Or.
Reconnaissante à sa faculté pour les deux années de pause accordées, Marie-Pier Pinault-Reid replonge avec joie cet automne dans la conciliation sport-études. «La combinaison me plaît, dit-elle. Elle me pousse à organiser mon temps de façon plus efficace». Celle qui commence son internat avec un stage en pédiatrie au CHUL constate déjà les effets bénéfiques de son aventure sportive sur sa future carrière. «J'ai développé une bonne gestion du stress. J'ai aussi appris l'importance de travailler chaque jour pour me perfectionner et atteindre mes objectifs. Mis au service de mes patients, ces atouts feront de moins un meilleur médecin.»
Quant à la place qu'occupera le rugby dans son avenir, l'étudiante envisage la question une année à la fois. «Je ne sais pas si l'exercice de ma profession me permettra de participer à d'autres compétitions internationales», admet-elle. Chose certaine, elle entend conserver un lien étroit avec ce sport, par exemple en offrant des formations ponctuelles aux équipes de niveau secondaire et collégial qui en feraient la demande.


























