Sports

Les Raptors chez nous

La présence de l’équipe des Raptors dans les installations du PEPS rejaillit sur l’équipe du Rouge et Or basketball

Lors d'un entraînement au PEPS de l'Université Laval, Terence Davis (à gauche) et Isaiah Taylor des Raptors de Toronto.

Dans l’amphithéâtre-gymnase du PEPS, l’équipe gagnante des séries éliminatoires 2019 de la National Basketball Association (NBA) exécute un ballet étourdissant, ponctué de montées vers le panneau et de tirs au panier, sur fond de musique entraînante. «Je gagne!», s’écrie le Montréalais Chris Boucher, souriant de toutes ses dents. À quelques enjambées de ce géant de plus de deux mètres s’élance Pascal Siakam, sacré joueur ayant le plus progressé au sein de la NBA en juin dernier. Il pourrait prendre la succession de Kawhi Leonard, étoile des récentes finales ayant joint les rangs des Clippers de Los Angeles en juillet. Un entraîneur tente de le bloquer, mais ses tirs aboutissent immanquablement dans le panier. Comme il l’a confié à l’issue d’un des entraînements, le Camerounais de 25 ans se prépare à devenir la première option en attaque des Raptors, dont la saison démarre à Toronto le 22 octobre.

Rien n’a été laissé au hasard sur le campus pour accueillir les 20 joueurs du camp d’entraînement, accompagnés d’une soixantaine de membres de l’organisation sportive. Un aréopage de thérapeutes, de logisticiens, de conseillers en communication, d’agents de sécurité et bien sûr d’entraîneurs accompagne les basketteurs. Cette semaine passée hors de Toronto joue un rôle décisif pour les Raptors. L’entraîneur Nick Nurse doit en effet réfléchir à la liste des 15 joueurs qui formeront l’équipe, et surtout décider de leur temps de présence dans les matchs.

«Rien ne doit déranger les entraînements et les joueurs, témoigne Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives. Il faut donc veiller à ce que tout fonctionne, qu’il s’agisse de disposer d’une température et d’un taux d’humidité adéquats, d’un plancher propre pour éviter les chutes et de locaux sécurisés.» Avec son équipe, cette ancienne joueuse étoile du Rouge et Or basketball a donc travaillé sans relâche pour répondre aux besoins de l’organisation sportive.

Dès le printemps, elle savait que les installations du PEPS intéressaient les Raptors. Une délégation a d’ailleurs effectué une première visite pour voir si le gymnase, les vestiaires et la configuration des lieux conviendraient à ce premier camp d’entraînement au Québec. Plusieurs points semblent avoir joué en faveur de l’Université Laval. Parmi eux, la possibilité de sortir directement du gymnase vers le stationnement sans emprunter les couloirs du bâtiment, la présence de six paniers en plexiglas et d’un éclairage adéquat. Mais par-dessus tout, le PEPS constitue un lieu d’entraînement très sécurisé où l’équipe ne risquait pas d’être dérangée par des curieux.

«Cela donne une excellente visibilité à l’Université Laval, mais également à la ville de Québec, car des médias canadiens et américains, y compris ceux de la NBA, suivent le camp, indique Julie Dionne. J’espère bien que les Raptors auront l’occasion de revenir au PEPS.» Grand admirateur des jeux spectaculaires de Kawhi Leonard, l’étudiant-athlète Marc-André Fortin se réjouit quant à lui de voir une organisation sportive aussi prestigieuse s’entraîner ici. «C’est une surprise incroyable, reconnaît ce joueur de centre qui entame sa quatrième saison avec le Rouge et Or basketball. J’ai l’impression que cela va donner une plus grande visibilité à notre club.»

Le Rouge et Or basketball avait d’ailleurs déjà vendu plus de 1100 billets de saison à la fin septembre. Les acheteurs s’assuraient ainsi de pouvoir assister au match intraéquipe du 3 octobre. Un bond spectaculaire de spectateurs potentiels pour la saison qui s’annonce, au grand plaisir de Khaléann Caron-Goudreau. L’étudiante au MBA, qui a joué dans la division 1 de la National Collegiate Athletic Association (NCAA), le plus niveau de sport universitaire aux États-Unis, constate que son équipe dispose déjà de plus de moyens. «Dès les premiers entraînements, j’ai remarqué qu’on avait davantage accès à du matériel pour se préparer, à plus de services de physiothérapie et même à des suppléments en protéines, explique l’attaquante. J’ai l’impression qu’on assiste à un réveil incroyable du basket au Québec.» En témoigne l’enthousiasme des 3200 spectateurs qui s’apprêtent à assister au match intraéquipe des Raptors le 3 octobre, à 18h, à l’amphithéâtre-gymnase du PEPS. Un événement mis en branle dès 16h30 avec de l’animation et la présence de quatre stations de radios différentes.

Beaucoup d’espoirs reposent sur Pascal Siakam, pressenti pour assumer le rôle détenu jusque-là par Kawhi Leonard. L’attaquant a connu une progression fulgurante depuis son arrivée chez les Raptors.

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