
Le scientifique en chef en visite à l'Université Laval. De gauche à droite: Martin Fortier, vice-recteur adjoint à l'internationalisation et à la valorisation de la recherche, de la création et de l'innovation, Jérôme Dupras, scientifique en chef, Frédéric Picard, vice-recteur adjoint aux services à la recherche, à la création et à l'innovation, Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation, et Sophie D'Amours, rectrice de l'Université Laval.
— Yan Doublet
Au fil de ses rencontres à travers le réseau d'établissements d'enseignement supérieur du Québec, le scientifique en chef et PDG du Fonds de recherche du Québec nouvellement nommé, Jérôme Dupras, dit être marqué par la grande diversité des travaux et expertises de recherche. Les disciplines et infrastructures mises en lumière dans le cadre de la visite à l'Université Laval, le 20 octobre, illustrent bien cette richesse.
À ses yeux, l'écosystème québécois de la recherche constitue une fierté nationale. «Nous avons une grande chance, un grand privilège, de pouvoir compter sur ce réseau-là qui a été bâti par des hommes et des femmes au fil des générations. C'est un trésor national qu'il faut chérir, en prendre soin, et continuer à développer», soutient-il fièrement.
Un aperçu des expertises de l'Université Laval
La journée s'est amorcée avec une incursion dans l'univers de la recherche nordique dans les installations de pointe du Complexe scientifique de l'Institut nordique du Québec. Accompagné notamment par Martin Fortier et Frédéric Picard, vice-recteurs adjoints à la recherche, à la création et à l'innovation, le scientifique en chef s'est ensuite rendu au silo réaménagé de l'ancien accélérateur de particules Van de Graaff, situé au pavillon Alexandre-Vachon, une infrastructure abritant les grappes de calcul en intelligence artificielle.

Visite d'installations consacrées à la recherche nordique. Sur la photo: Jean-Éric Tremblay, Institut nordique du Québec (INQ), Jérôme Dupras, Jean-Pascal Bilodeau, Centre d'études nordiques (CEN), Martin Fortier, Vice-rectorat à la recherche, à la création et à l’innovation (VRRCI), Philippe Archambault, Laboratoire de recherche international Takuvik, Brigitte Bigué (INQ) et Frédéric Picard (VRRCI).
— Yan Doublet
L'avant-midi s'est poursuivi avec la rencontre de membres de l'équipe de l'Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF), un regroupement majeur pour la recherche et l'innovation en alimentation. Le scientifique en chef a notamment eu l'occasion de visiter le complexe culinaire ainsi que la plateforme d'études cliniques nutritionnelles, qui permet entre autres le déploiement des projets du Centre nutrition, santé et société (NUTRISS).

Jérôme Dupras échange avec Julien Chamberland, chercheur à l'INAF et professeur au Département des sciences des aliments, lors de la visite du complexe culinaire, en compagnie de la directrice générale de l'INAF, Renée Michaud, de Frédéric Picard, de Martin Fortier et de Samiya Agzid, étudiante au doctorat en sciences des aliments – microbiologie alimentaire.
— Yan Doublet
La visite des lieux s'est terminée au Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec affilié à l'Université Laval, un moment pour découvrir à la fois des infrastructures soutenant la recherche clinique et la recherche fondamentale.

Jérôme Dupras observe des nématodes C. elegans, utilisés dans un projet comme modèle de criblage pour évaluer l'impact de certains microbiotes sur l'accumulation de masse grasse, aux côtés de Frédéric Picard et de Mathieu Laplante, directeur de recherche au Centre de recherche IUCPQ-ULaval.
— Yan Doublet
La science pour répondre aux enjeux de société
Pour le nouveau scientifique en chef, l'un des défis pour la recherche québécoise dans les prochaines années, en plus du financement, sera de rester en phase avec les grandes priorités. Il précise que nous avons, au Québec, toutes les expertises nécessaires pour le faire. «La science, la recherche, c'est la meilleure solution à l'itinérance, à l'adaptation aux changements climatiques, au vieillissement de la population», mentionne Jérôme Dupras. Pour répondre à ces enjeux, le dialogue entre la science, les décideurs publics et la société est essentiel. «Je pense qu'on a un devoir à tous les niveaux – étudiants, chercheurs, dans mon propre rôle – de démocratiser la science, et de faire en sorte qu'on comprenne l'ensemble de ces retombées-là et de créer un dialogue», ajoute-t-il.
Une université tournée vers l'avenir
«La collaboration entre le Fonds de recherche du Québec et l'Université Laval a déjà démontré sa valeur et ses retombées pour la société, souligne Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation. Or, dans un contexte marqué par de grands bouleversements économiques, les changements climatiques et la désinformation, ces liens étroits n'ont jamais été aussi essentiels à l'avancement des connaissances. Nous sommes heureux de poursuivre ce travail aux côtés du nouveau scientifique en chef du Québec, M. Jérôme Dupras, et de voir cette relation se renouveler sous sa direction.»
Cette matinée à l'Université Laval aura permis au scientifique en chef de découvrir plusieurs infrastructures et d'échanger avec des membres de la communauté de recherche ainsi que la direction de l'Université. Ce qu'il en retient? «Une université de grande histoire, tournée vers le futur, vers demain. On le voit aujourd'hui avec les institutions très fortes, des chercheurs et des chercheuses qui sont passionnés, qui veulent trouver des solutions, qui sont dans des secteurs bien différents, mais tout aussi complémentaires», résume Jérôme Dupras.



















