
Le Rapport à la communauté 2025-2026 a été présenté le 21 octobre à l'amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins.
Des personnes qui changent de carrière pour enseigner au primaire. Des équipes qui rendent les connaissances en nutrition accessibles au grand public. Une mère de famille qui mène à terme sa maîtrise grâce à un accompagnement adapté.
Ces histoires inspirantes, et d'autres, se retrouvent dans le Rapport à la communauté 2025-2026 présenté le 21 octobre à l'amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins, dans le cadre de l'assemblée générale annuelle. Le document, intitulé Façonner notre impact collectif, donne un visage aux réalisations de l'Université Laval et à leurs retombées.
Il témoigne de l'avancement du Plan institutionnel ULaval 2023-2028: Agir ensemble pour plus d'impact. Les membres de la haute direction et le président du Conseil d'administration, Jean Houde, y ont partagé des faits saillants de l'année.
«Derrière ces réalisations, il y a des personnes et des efforts collectifs qui font avancer notre mission et contribuent au rayonnement de l'Université», a souligné la rectrice Sophie D'Amours.
Ce rapport présente une trentaine d'initiatives associées aux 6 conditions de succès du Plan institutionnel, ainsi qu'une sélection de projets parmi les 48 initiatives amorcées ou concrétisées à travers ses 6 chantiers transformateurs.

Les membres de l'équipe de direction lors de la présentation du rapport: Cathia Bergeron, vice-rectrice aux études et aux affaires étudiantes, responsable de la santé, René Lacroix, vice-recteur aux infrastructures et à la transformation, François Gélineau, vice-recteur aux affaires internationales et au développement durable, responsable de l'EDI et de la philanthropie, la rectrice Sophie D'Amours, Jean Houde, président du Conseil d'administration, André Darveau, vice-recteur exécutif et aux ressources humaines et aux finances, Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation, et Anne-Marie-Laflamme, secrétaire générale.
— Yan Doublet, Université Laval
Former la relève là où les besoins se font sentir
La formation demeure au cœur de cette mobilisation avec 56 788 personnes qui ont fréquenté l'Université en 2025-2026, soit le plus grand nombre des 5 dernières années. En santé et en éducation, de nouveaux parcours et de nouveaux espaces contribuent à la hausse du nombre d'étudiantes et d'étudiants qui fréquentent ces programmes afin de répondre aux besoins de main-d'œuvre.
Les membres de la première cohorte de la maîtrise qualifiante en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire ont ainsi obtenu leur diplôme. Chapeauté par les professeurs Vincent Richard et Christine Hamel, également vice-doyenne aux études à la Faculté des sciences de l'éducation, ce programme intensif permet à des personnes diplômées dans une autre discipline de décrocher un brevet d'enseignement en deux ans.
Dans le domaine de la santé, les espaces aménagés dans l'édifice Roland-Giroux permettent d'accueillir près de 700 personnes qui suivent des formations en médecine, en pharmacie et en sciences infirmières. À Lévis et à Rimouski, un premier groupe de 35 personnes du projet Aventure médecine a terminé son préexternat en mai 2025, une étape cruciale dans le développement de la relève médicale en région.
Rapprocher la recherche des besoins de la société
Prévoir les défaillances de turbines hydroélectriques, mettre au point des matériaux durables ou contrer la désinformation: les collaborations scientifiques mises en lumière dans le rapport pour répondre à des problèmes concrets sont multiples.
«L'innovation et la compréhension de problèmes complexes naissent du croisement de plusieurs perspectives», a rappelé Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation.
Le projet MD-Francis, porté par l'équipe du professeur Sébastien Houde, réunit six multinationales, dont Hydro-Québec, et quatre universités. Soutenu par une subvention de 5 M$, il vise à améliorer la fiabilité et l'efficacité des turbines grâce à des outils de diagnostic avancés.
Ce partage des expertises rejoint aussi le public dans ses préoccupations quotidiennes. Par exemple, la plateforme NutriFAQ du Centre NUTRISS, pilotée par la professeure Sophie Desroches et le professeur Benoît Lamarche, offre des réponses vulgarisées et scientifiquement validées aux questions sur l'alimentation.
Autre illustration de ce partage: le nouveau Laboratoire de sociologie publique, au pavillon Charles-De Koninck, crée un lieu d'échanges entre la recherche et la population autour d'enjeux sociaux.
Soutenir la réussite dans les gestes du quotidien
L'impact collectif se manifeste également dans l'aide apportée à chaque personne. Le rapport raconte comment l'accompagnement de Joannie Boudreau, conseillère à la communauté étudiante au Bureau des bourses et de l'aide financière, a permis à une mère de famille vivant des difficultés financières de retrouver une stabilité et de terminer son projet de maîtrise.
La solidarité prend aussi la forme d'un soutien alimentaire. Chaque semaine, la Table du pain distribue plus de 370 paniers grâce au nouveau Fonds de soutien alimentaire et à l'engagement bénévole. De son côté, l'équipe de Mon équilibre ULaval a distribué plus de 40 000 portions gratuites de fruits et légumes frais avec l'Opération vitamines, déployée en rotation dans 12 pavillons pendant les sessions d'automne et d'hiver 2025-2026.
Cette mobilisation s'exprime jusque dans la philanthropie grâce à la Campagne Communauté ULaval, qui a rassemblé 5581 personnes et permis d'amasser 3,51 M$ au printemps.
Transformer les façons d'apprendre et le campus
L'année de la littératie en intelligence artificielle a donné accès à des conférences, à des ateliers et à des outils pour mieux comprendre cette technologie. «L'objectif de cette démarche est de développer des compétences et un regard critique sur ses usages», a expliqué Cathia Bergeron, vice-rectrice aux études et aux affaires étudiantes, responsable de la santé.
Un outil de sous-titrage assisté par l'intelligence artificielle illustre cette volonté de mettre la technologie au service de l'apprentissage. Offert à l'ensemble de la communauté, il améliore l'accessibilité des contenus vidéo, notamment pour les personnes malentendantes et allophones. Plusieurs personnes qui l'ont utilisé dans leurs cours rapportent une meilleure compréhension et une réduction de la fatigue cognitive.
Les espaces physiques évoluent eux aussi. Le Centre de tennis Synex Assurance-Université Laval, inauguré au printemps 2026, et le complexe scientifique de l'Institut nordique du Québec comptent parmi les projets qui transforment le campus. À ces infrastructures s'ajoute une démarche d'adaptation aux changements climatiques pour mieux anticiper les risques et renforcer la résilience du milieu.
Préserver les moyens de poursuivre la mission

Le président du Conseil d'administration, Jean Houde, a expliqué les priorités identifiées en cours d'année pour préserver la capacité d'action de l'Université à long terme et soutenir durablement sa mission d'enseignement et de recherche dans un contexte financier exigeant.
— Yan Doublet, Université Laval
Ces réalisations s'inscrivent dans un contexte financier exigeant, a précisé André Darveau, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux ressources humaines et aux finances. Du même souffle, il a indiqué que les efforts des facultés et des unités, la performance des placements et des sommes supplémentaires versées par le gouvernement du Québec en fin d'année budgétaire ont permis de présenter des résultats à l'équilibre, sans recourir à la réserve institutionnelle.
Il a toutefois rappelé que, sans réinvestissement dans l'enseignement supérieur, l'Université demeurera confrontée à un déficit structurel grandissant. La modernisation du suivi budgétaire et la diversification des revenus figurent parmi les priorités du Conseil d'administration.
Le Plan d'action en efficacité énergétique 2026-2030 prévoit des investissements de 8,5 M$ qui doivent générer des économies annuelles de plus d'un million de dollars.
À l'approche du 175e anniversaire de l'Université, dont les célébrations seront lancées le 7 décembre prochain, le rapport invite à découvrir les personnes derrière ces transformations. «Ces histoires, qui sont les nôtres, témoignent d'une université qui écrit chaque année un nouveau chapitre», a conclu Sophie D'Amours.
Le Rapport à la communauté 2025-2026 présente également les reconnaissances reçues, les indicateurs repères, les états financiers et la gouvernance de l'Université.



















