Chroniques

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Égide Royer, Michel Dorais et Michel Morisset sur la diversité religieuse, l'interdiction des concours des mini-miss en France et  l'industrie porcine

Sur la diversité religieuse à l’école


Auteur de nombreux ouvrages sur la réussite scolaire, le psychologue scolaire Égide Royer, spécialiste de l'éducation depuis plus de 30 ans, réagit à la question tacite que soulève la charte des valeurs québécoise: si l'État souhaite éliminer les signes de diversité religieuse en milieu éducatif, faut-il en déduire que leur présence est nuisible? «Aucune étude ne l'affirme, ce que l'on sait cependant, c'est que plus l'école reconnaît la diversité culturelle et religieuse, plus elle favorise le développement des jeunes en leur offrant des modèles différents», explique-t-il.

Égide Royer,
professeur à la Faculté des sciences de l’éducation
Le Journal de Montréal, 19 septembre


Sur l’interdiction des concours des mini-miss en France


Organiser un concours de beauté pour des enfants de moins de 16 ans est désormais passible de prison en France. Le Sénat vient en effet d'interdire les concours de mini-miss. Une bonne chose? Indéniablement, répond Michel Dorais. «Donner un jeune enfant en spectacle en mettant l’accent sur ses facultés de séduction physique n’est pas anodin. Non seulement l’enfant ne comprend pas ce que signifient les codes qu’on lui impose, mais il envoie dès lors, bien involontairement, des messages qui peuvent être interprétés de diverses façons par des adultes, y compris au premier degré. Pour avoir été expert devant les tribunaux lors de procès pour abus sexuels sur des mineurs, je constate que “l’enfant séducteur” demeure encore le motif de défense numéro un invoqué par les agresseurs.»

Michel Dorais,
professeur à l’École de service social
Nouvel Observateur, 18 septembre


Sur l’industrie porcine…


En 2012, Américains, Russes et Japonais ont respectivement acheté 26,1%, 23,9% et 22,9% de la production québécoise de porc destinée aux exportations. Le portrait était bien différent il y a 10 ans alors que le Japon arrivait bon deuxième après les États-Unis qui recueillaient plus de la moitié des exportations québécoises. L'explosion de la production américaine explique en partie ce changement qui a amené les producteurs québécois à se tourner vers des pays comme la Russie, la Chine et la Corée du Sud qui sont friands des abats, des pattes, des oreilles et des museaux, explique Michel Morisset, professeur d'agroéconomie. «Pour rentabiliser l'exploitation, il fallait trouver des marchés pour ces pièces-là, dit-il. C'est pour ça qu'on exporte maintenant vers la Chine ou la Corée des pièces qui, pour nous, ont peu ou pas de valeur.»

Michel Morisset,
professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation
La Presse, 23 septembre

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