Chroniques

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Jocelyn Maclure, Alain Bouchard et Catherine Rossi sur le financement public des écoles privées, l'affaiblissement de la croyance religieuse et la folie meurtrière

Sur le financement public des écoles privées


La réduction du financement public de l'école privée est vue par la gauche comme un pas vers un système d'éducation plus égalitaire. Mais les choses sont plus compliquées qu'elles ne le paraissent, soutient Jocelyn Maclure, car cette mesure accentuerait «le caractère élitiste des écoles privées qui réussiraient à survivre en augmentant les droits de scolarité. Les écoles privées deviendraient des petits clubs sélects radicalement homogènes d'un point de vue socio-économique, et les enfants qui les fréquenteraient auraient moins de contacts avec les enfants de la classe moyenne. Est-ce le prix à payer pour valoriser l'éducation publique?»

Jocelyn Maclure, Faculté de philosophie
Le Devoir, 6 octobre


Sur l'affaiblissement de la croyance religieuse


Selon Statistique Canada, le nombre de croyants catholiques est en chute depuis dix ans au Québec, et ce, même si la population continue d'augmenter. Les Québécois de confession juive ou de confession anglicane ont vu leur nombre baisser encore plus. En vingt ans, le pourcentage des personnes qui n'adhèrent à aucune religion a augmenté de plus de 250%. «Les grandes institutions traditionnelles commencent petit à petit à s'effacer, explique le chargé de cours Alain Bouchard. On vit une période de transition.» En revanche, le nombre d'adhérents à l'islam, une religion liée à l'immigration, a plus que doublé au Québec en dix ans.

Alain Bouchard, Faculté de théologie et de sciences religieuses
Le Journal de Montréal, 2 octobre


Sur la folie meurtrière


Si la plupart des meurtres sont commis sous le coup de l'impulsion, dans un état de crise, de rage ou de panique intense, l'issue d'une crise varie selon le contexte, soutient Catherine Rossi.  «Prenez quelqu'un qui serait profondément schizophrène, mais donnez-lui une famille aimante, des amis, une maison sécuritaire, pas d'alcool ni de drogue et, d'un autre côté, prenez le personnage le plus gentil de la Terre, mettez-lui deux fusils dans le placard, faites-lui consommer de l'alcool et de la drogue et énervez-le, poussez-le à bout, et ça va donner les résultats attendus: ce n'est probablement pas le schizophrène qui va passer à l'acte en premier.»

Catherine Rossi, École de service social
Le Quotidien, 4 octobre

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

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