Chroniques

Dans les médias

Maripier Tremblay, Louis-Philippe Lampron et Sabine Erika Kröger sur la chute des dragons, les lanceurs d'alerte et la difficulté à épargner

Sur la chute des dragons


Il y a eu Caroline Néron, et maintenant Alexandre Taillefer: en l'espace de quelques semaines, les échecs de deux entrepreneurs auréolés de notoriété médiatique ont démontré que, en affaires, personne n'est intouchable. «Avec la médiatisation et la glorification des entrepreneurs, on a l'impression que ce sont des surhommes, qu'ils vont réussir chacun des projets. [...] On crée un personnage autour de ces gens-là, mais ça reste des humains qui vont faire des erreurs», dit Mariepier Tremblay, titulaire de la Chaire de leadership en enseignement sur le développement de l'esprit d'entreprendre et de l'entrepreneuriat.

Maripier Tremblay, Département de management

Le Devoir, 2 février

Sur les lanceurs d'alerte


Le droit du travail affirme qu'un employé doit être loyal à son employeur. Toutefois, le congédiement du fonctionnaire québécois qui a alerté les médias au sujet de l'ingérence du privé dans la recherche sur les pesticides représente «une dérive de l'obligation de loyauté», estime Louis-Philippe Lampron. Cette obligation se défend bien dans le secteur privé, mais elle pose problème pour les fonctionnaires, juge-t-il. «À qui est-ce que les fonctionnaires ont une obligation de loyauté? À leurs supérieurs immédiats ou à la population en général? Il y a un flou.»

Louis-Philippe Lampron, Faculté de droit

Le Soleil, 4 février

Sur la difficulté à épargner


Pourquoi est-il si difficile d'épargner pour l'avenir? C'est que l'être humain n'est pas toujours rationnel en matière de finances. Il a tendance, naturellement, à privilégier la gratification immédiate, même si cela le prive d'une récompense à venir. Selon Sabine Erika Kröger, les spécialistes de l'économie comportementale appellent cela le «biais du temps présent». «Quand les bénéfices sont immédiats et qu'on peut payer plus tard, on a tendance à surconsommer. On se réjouit d'acheter tout de suite et on oublie qu'à la fin du mois il faudra payer notre carte de crédit.»

Sabine Erika Kröger, Département d'économique

L'actualité, 6 février

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