
Le dernier des maîtres
Le livre-hommage La science politique au Québec:
le dernier des maîtres fondateurs a été
publié le 23 octobre par les Presses de l'Université
Laval afin de retracer la carrière remarquable de Vincent
Lemieux, professeur au Département de science politique
et pionnier de la science politique au Québec. Cet ouvrage
a été écrit par 24 universitaires de renom,
du Québec, du Canada et de France.
Connu du grand public pour ses analyses du comportement des électeurs
québécois, Vincent Lemieux est sans aucun doute
l'un des politologues les plus prolifiques et reconnus du Québec.
En plus d'avoir publié une vingtaine d'ouvrages savants,
des dizaines d'articles et de rapports, il a agi en tant qu'expert-conseil
auprès d'organismes publics tant au Québec qu'au
Canada. Il s'est ainsi forgé une renommée internationale
et il a reçu de nombreuses distinctions et prix d'excellence
dont un Prix du Québec en 1998.
Professeur durant quarante ans au Département de science
politique de la Faculté des sciences sociales, il a enseigné
à des milliers d'étudiants et a formé un
nombre record de docteurs dans sa discipline. L'Association canadienne
de science politique a d'ailleurs créé un prix
qui porte son nom et qui est remis à l'auteur de la meilleure
thèse de doctorat en science politique au Canada. Plusieurs
de ses anciens étudiants sont maintenant des professeurs
d'université.
Membre actif dans sa communauté, Vincent Lemieux a également
participé à la création du premier programme
d'enseignement du journalisme à l'Université Laval
qui est devenu depuis le Département d'information et
de communication. Quelques années plus tard, avec des
collègues économistes, il a participé à
la création du premier programme de formation avancée
en analyse des politiques publiques en langue française,
la maîtrise en analyse des politiques. Avec deux de ses
collègues, les professeurs Réjean Landry et Jean
Crête, il créait à la fin des années
soixante-dix le Groupe de recherche sur les interventions gouvernementales,
aujourd'hui devenu un centre interuniversitaire d'analyse des
politiques publiques, le CAPP.
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