Vie universitaire

Vers une plus grande égalité en emploi

L’Université accordera plus d’attention aux candidatures de femmes, d’autochtones, de personnes handicapées et de membres de minorités visibles et ethniques

Par : Yvon Larose
Diane Crépin: «Si nous sommes en sous-représentation, nous devrons apporter des correctifs à nos systèmes d'emploi.»
Diane Crépin: «Si nous sommes en sous-représentation, nous devrons apporter des correctifs à nos systèmes d'emploi.»
En début de semaine, les quelque 5 700 employés de l’Université qui ont des contrats actifs de douze semaines et plus annuellement ont reçu un courriel du Vice-rectorat aux ressources humaines (VRRH) les invitant à remplir un questionnaire d’auto-identification. «Les données recueillies, explique Diane Crépin, adjointe au vice-recteur aux ressources humaines, permettront de connaître le nombre d’employés qui font partie de cinq groupes de personnes désignés par deux programmes d’accès à l’égalité en emploi que nous avons mis en œuvre à la demande des gouvernements du Québec et d’Ottawa. Ces groupes sont les femmes, les autochtones, les personnes handicapées et les membres de minorités visibles et ethniques. L’enquête permettra de vérifier si ces groupes sont sous-représentés ou non.» Le but de l’exercice, ajoute-t-elle, est de faire en sorte que la représentation, à Laval, des membres des groupes désignés corresponde davantage à leur représentation dans la population active. «L’autre objectif, poursuit-elle, vise à mieux connaître et à supprimer les obstacles à l’embauche, à la formation, à la promotion et au maintien en fonction de personnes membres de ces groupes.»

Les deux programmes visent des groupes où existe de la discrimination en emploi, c’est-à-dire où l’on refuse un emploi pour des motifs autres que la compétence. Ils ont pour objectif une représentation équitable, dans un organisme public, des groupes désignés, et ce, dans toutes les catégories d’emploi. Pour chaque type d’emploi, les données obtenues par l’enquête seront comparées aux plus récentes statistiques sur la main-d’oeuvre des personnes ayant la formation appropriée, membres des groupes désignés et résidant dans la zone de recrutement.

Diane Crépin est membre de l’équipe attitrée aux négociations et responsable de dossiers spéciaux au VRRH. Depuis le mois de mai, elle est officiellement responsable des programmes d’égalité en emploi à l’Université. Dans les prochains mois, en plus de gérer l’enquête en cours sur l’effectif, elle aura à coordonner le processus de formation d’un comité d’égalité en emploi et à superviser l’examen de l’ensemble des systèmes d’emploi en vigueur sur le campus. «Le comité, indique-t-elle, devrait être formé de membres du personnel représentatifs des groupes désignés. Quant aux systèmes d’emploi, leur examen est commencé. Nous voulons éviter qu’il y ait des biais discriminatoires. Nous voulons, entre autres, connaître les processus de sélection de toutes les catégories de personnel et faire en sorte que les membres de comités de sélection connaissent les biais discriminatoires potentiels lors de recrutements.»
Dans l’éventualité où l’un ou l’autre des groupes désignés serait sous-représenté, Diane Crépin aura à définir un plan institutionnel d’équité en matière d’emploi. «Ce plan, que nous devrons remettre aux deux gouvernements, contiendra les mesures correctives que l’on devra apporter pour atteindre les représentations exigées, explique-t-elle. Compte tenu des conventions collectives en vigueur, c’est davantage en recrutement externe que l’on pourra corriger la situation.»

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