Vie universitaire

Vers le campus de demain

Un des essais-laboratoires en ATDR a permis de déterminer des attentes quant aux futurs aménagements de la cité universitaire

Le pavillon Charles-De Koninck est situé sur l'avenue des Sciences-Humaines récemment aménagée. Les étudiants se sont approprié cet espace extérieur pour étudier, manger, faire une pause. Ils voudraient faire de même dans le Grand Axe.
Le vendredi 3 mai au pavillon La Laurentienne, une trentaine de finissantes et de finissants du programme de maîtrise en aménagement du territoire et développement régional (ATDR), regroupés en sept projets réalisés chacun sur deux sessions dans le cadre des essais-laboratoires, ont présenté les faits saillants de leurs recherches.

Cette année, les essais-laboratoires avaient pour thématique générale «Le campus de l'Université Laval revisité». Ils se sont déroulés dans un contexte particulier, celui du plan stratégique de l'Université lancé à l'hiver 2018 et de la révision imminente du Plan directeur de l'Université Laval – Volet immobilier, espaces et aménagement.

En quelques chiffres, le campus s'étend sur 1,8 kilomètre carré, dont les deux tiers sont occupés par des espaces verts et boisés. De nombreux sentiers pédestres et un réseau de couloirs souterrains de plus de 5 kilomètres relient près de 40 édifices. Les résidences étudiantes comptent 2 300 chambres.

Un des essais-laboratoires avait pour thème «Les façons d'habiter et de se mouvoir sur le campus». Il a été réalisé par Lori-Jeanne Bolduc, Frédérique Lavoie, Olivier Mailly-Lévesque, Carolane Perreault-Dufour et Alexandre Prudente. Relocaliser les nombreux services des pavillons Alphonse-Desjardins et Maurice-Pollack au centre du campus, ajouter des tables et des bancs à l'extérieur, implanter un service de Bixi en libre-service, aménager une patinoire sur le Grand Axe: voilà quelques-unes des idées originales à avoir jailli de cette recherche.

«On n'observe pas beaucoup d'interactions entre les secteurs est, ouest, nord et sud, sauf lorsqu'il y a des déplacements, souligne Geneviève Cloutier, professeure à l'École supérieure d'ATDR. À ce chapitre, les membres de la communauté universitaire sont efficaces à se rendre du point A au point B.»

L'automne dernier, ces étudiants ont visité six pavillons, le mercredi midi, et recueilli le point de vue de 380 personnes, en très grande majorité des étudiants. «Plusieurs ont exprimé une forte appréciation des espaces verts et des espaces extérieurs aménagés, indique la professeure. Ils ont mentionné les boisés ainsi que le Grand Axe et sa pelouse, les petits chemins du nord-ouest du campus qui conduisent aux Halles Sainte-Foy, et les alentours des résidences étudiantes.»

Une très forte proportion de répondants ont dit beaucoup apprécier les lieux de rencontre et d'études à l'intérieur des pavillons, notamment les bibliothèques et les cafétérias. «Ils aiment aussi les espaces extérieurs, ajoute-t-elle. Mais comme les températures sont froides les deux tiers de l'année et que l'aménagement ne favorise pas les activités extérieures, il apparaît opportun de réfléchir à des installations, mais aussi à des activités qui prolongeraient les espaces de socialisation vers l'extérieur.»

Selon l'étudiante Lori-Jeanne Bolduc, deux sujets en particulier ont suscité de nombreux commentaires: la relocalisation, au centre du campus, des services des pavillons Alphonse-Desjardins et Maurice-Pollack, et le Grand Axe, ce vaste espace qui sert de lien entre les pavillons des sciences et de génie, à l'ouest du campus, et les pavillons Charles-De Koninck et Jean-Charles-Bonenfant, à l'est.

«L'idée de la relocalisation des services est revenue à quelques reprises, tant durant la tournée des pavillons que pendant l'atelier de discussion, explique-t-elle. Le campus est super grand. Même si l'idée n'est pas forcément envisageable, des services au centre du campus raccourciraient les déplacements. Quelqu'un qui étudie au pavillon Abitibi-Price a plusieurs minutes à faire à pied pour, par exemple, aller à la caisse populaire du Desjardins. Il est ressorti des commentaires que les distances sont longues et pas toujours agréables.»

Tout comme ils l'ont fait pour l'avenue des Sciences-Humaines, récemment aménagée, les étudiants voudraient aussi s'approprier l'espace du Grand Axe pour étudier, manger, faire une pause, à l'instar des lieux intérieurs perçus comme des lieux de sociabilité, de détente ou de travail. «Une des suggestions reçues porte sur l'aménagement d'un espace extérieur couvert, indique-t-elle. Cela montre que les gens veulent aller dehors.»

Les espaces de stationnement occupent une superficie non négligeable du campus. Les données recueillies dans les pavillons révèlent que les étudiants sont partagés presque également à ce propos: 56% se disent tout à fait d'accord ou plutôt d'accord sur le fait que ces espaces occupent trop de place et pourraient être voués à un autre usage. D'autres statistiques révèlent que 51% des répondants apprécient les aménagements intérieurs du campus.

L'atelier de discussion a réuni douze acteurs clés provenant de différents horizons. Ils ont été sollicités pour leur connaissance accrue de l'Université, de ses enjeux et de sa communauté. Parmi eux se trouvaient le vice-recteur à l'administration André Darveau, le président du Comité d'aménagement et de mise en œuvre du campus, Robert Desmeules, et les représentants des grandes associations étudiantes CADEUL et AELIÉS.

Durant l'atelier, les experts ont échangé sur des propositions relatives à la mobilité, au mobilier urbain et à la nordicité. La première proposition concernait la mise en place d'une navette desservant le campus. La deuxième visait à affirmer le caractère piétonnier du campus, notamment sur le plan de l'éclairage. Et la troisième avait pour objectif d'améliorer l'expérience hivernale à l'Université, entre autres par l'aménagement d'une piste de ski de fond.

«L'idée de navette rejoint la suggestion d'étudiants d'implanter un service de Bixi en libre-service, souligne Lori-Jeanne Bolduc. Les deux idées soulèvent la question des distances à parcourir sur ce vaste campus. Lors de notre présentation du 3 mai, nous avons mentionné que trois parcours d'autobus traversent la cité universitaire. Il s'agit donc de faciliter l'accès à ces parcours. Quant à l'expérience hivernale, elle passe par l'installation de mobilier urbain quatre saisons et une programmation d'activités extérieures.»




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L'automne dernier, les membres de l'essai-laboratoire «Les façons d'habiter et de se mouvoir sur le campus» ont visité six pavillons, le mercredi midi, et recueilli le point de vue de 380 personnes, en très grande majorité des étudiants.

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