Vie universitaire

Valoriser la biomasse forestière

Une entente entre l'Université Laval et Énergir permettra d'alimenter la recherche sur le gaz naturel renouvelable

La professeure Evelyne Thiffault, que l'on voit ici avec des étudiantes à la Forêt Montmorency, s'intéresse à la gestion de la biomasse forestière.
Le gaz naturel renouvelable fait son entrée à l'Université Laval. Le 19 octobre, l'établissement a annoncé un partenariat avec Énergir visant à promouvoir cette solution énergétique. Pour les deux prochaines années, l'Université s'engage à remplacer 8% de sa consommation annuelle de gaz naturel, soit un million de mètres cubes, par du gaz naturel renouvelable. Ce sont donc des déchets organiques, comme les résidus alimentaires, agricoles ou industriels, qui, une fois transformés, alimenteront une partie des infrastructures sur le campus.

Au-delà de ce partenariat d'affaires, l'entente avec Énergir comprend une dimension de recherche visant l'acquisition et le transfert de connaissances dans le milieu de l'énergie renouvelable. Des chercheurs travailleront à mettre sur pied des solutions énergétiques novatrices, notamment par la valorisation de la biomasse forestière. Ce projet sera porté par Evelyne Thiffault, professeure au Département des sciences du bois et de la forêt. «La biomasse forestière est composée d'arbres ou de parties d'arbres, comme les branches, les troncs dégradés et les écorces, qui ne sont pas utilisés pour les produits conventionnels du bois. Ce sont souvent des résidus produits par l'aménagement forestier ou la transformation du bois qui, autrefois, étaient laissés sur les parterres de coupes ou dans les cours d'usines», explique-t-elle.

Avec son équipe, la chercheuse s'intéresse à la façon dont les forêts peuvent jouer un rôle actif dans la lutte contre les changements climatiques. Selon elle, l'un des enjeux de l'industrie de l'énergie renouvelable sera de s'assurer que les forêts soient capables de fournir toute la biomasse nécessaire. «Dans les dernières années, plusieurs projets de biomasse forestière ont été développés au Québec, notamment grâce à nos travaux de recherche, mais il s'agit chaque fois d'un petit volume de biomasse. Avec des projets de gaz naturel renouvelable, on parle d'un volume beaucoup plus important. Plusieurs questions se posent, entre autres sur la gestion de l'écosystème forestier et de la chaîne logistique, ou encore les répercussions de l'arrivée d'un gros joueur comme Énergir dans les communautés et les industries qui composent le paysage forestier québécois. Il faudra s'assurer que le développement de la filière de gaz naturel renouvelable se fasse de manière harmonieuse à la fois pour les écosystèmes et les gens.»

Pour la professeure, il fait nul doute que la biomasse représente l'énergie de l'avenir. «Dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a été très clair sur le fait que nous devons cesser l'utilisation d'énergies fossiles, tout en reconnaissant que la bioénergie est un outil incontournable. La transition énergétique sera relativement simple à effectuer, puisque nous avons déjà tous les équipements nécessaires pour la distribution du gaz naturel. C'est plutôt la source qui sera appelée à changer. Ce processus ne nécessitera pas un gros changement de culture», soutient-elle.

Plus d'information sur l'entente avec Énergir

 

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Sophie D'Amours, rectrice de l'Université Laval, et Sophie Brochu, présidente et chef de la direction d'Énergir, lors de l'annonce qui a eu lieu dans la chaufferie de l'Université.

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