Vie universitaire

Un partenariat très prometteur

L'Université signe un protocole d'entente avec Bibliothèque et Archives Canada qui permettra notamment une mise en commun des connaissances spécialisées et des expertises

Signature du protocole d'entente entre l'Université et Bibliothèque et Archives Canada. De gauche à droite: Loubna Ghaouti, directrice de la Bibliothèque, Guy Berthiaume, bibliothécaire et archiviste du Canada, et Bernard Garnier, vice-recteur aux études et aux activités internationales.
Le mercredi 21 septembre, l'Université, par l'entremise de Bernard Garnier, vice-recteur aux études et aux activités internationales, et de la directrice de la Bibliothèque, Loubna Ghaouti, a signé une entente de partenariat d'une durée de cinq ans avec Bibliothèque et Archives Canada (BAC) représentée, pour l'occasion, par Guy Berthiaume, bibliothécaire et archiviste du Canada. La cérémonie a eu lieu au quatrième étage de la Bibliothèque, au pavillon Jean-Charles-Bonenfant.

«Il s'agit de la première entente entre l'Université et BAC, indique Loubna Ghaouti. C'est aussi une première entente de ce type entre BAC et une université québécoise. Je pense que les deux institutions ont énormément à gagner à travailler ensemble.»

L'entente BAC-UL a pour but d'établir un cadre de collaboration. Elle permettra aux partenaires une mise en commun de leurs connaissances spécialisées et de leurs expertises. Elle leur permettra aussi de collaborer à des activités de valorisation du patrimoine documentaire et de médiation culturelle.

«Bibliothèque et Archives Canada a pour mandat de conserver tout ce qui se publie au Canada, explique Guy Berthiaume. Nous recueillons aussi, et entre autres, les archives du gouvernement fédéral. Bref, nous avons la garde d'un portrait complet du patrimoine documentaire canadien.»

Les experts de BAC se situent à l'avant-garde de l'archivistique, de la bibliothéconomie et des nouvelles technologies. «À cause de l'étendue de nos collections, dit-il, nous avons des connaissances très pointues en matière de préservation et de restauration. Nous pouvons collaborer sur ces éléments avec l'Université Laval. On peut penser, entre autres, à des échanges d'employés et d'étudiants pour permettre une expérience pratique de terrain, avec un bassin de documents à peu près illimité.»

L'acquisition de compétences particulières se fera, entre autres, en matière de livres rares. Leur numérisation constitue, à l'heure actuelle, un important chantier à l'échelle de la planète. À l'Université, la collection comprend environ 26 000 titres. «Nous voulons développer cet atout important de l'Université, affirme la directrice de la Bibliothèque. Nous avons l'objectif de 50 000 livres rares.»

Selon elle, un projet aussi ambitieux nécessitera le développement de l'expertise liée à la gestion de la collection. «On parle de la restauration de ces livres et de leur numérisation, explique Loubna Ghaouti. Or, on ne peut pas tout restaurer. Parfois on perd le cachet du livre rare en le restaurant. Quant aux normes de numérisation des livres rares et du coût, ils ne sont pas les mêmes que ceux d'une thèse que l'on dépose.»

Les experts de part et d'autre discuteront, entre autres, du concept de dépôt numérique fiable. Selon Loubna Ghaouti, il ne suffit pas de numériser un document et de le déposer dans un service infonuagique. «Le but, soutient-elle, est de le retrouver dans 10, 20 ou 30 ans. Or, une norme en 2016 ne sera peut-être plus une norme en 2050. Un dépôt numérique fiable doit s'appuyer sur des critères très sévères de type ISO. Mais toutes les institutions ne sont pas capables de se conformer aux normes ISO. L'idée serait d'avoir un dépôt numérique fiable qui serait géré, par exemple par BAC, en collaboration avec des partenaires universitaires, et qui serait accessible à tous éventuellement.»

Le cadre de collaboration permettra la mise en place de sous-accords. Ces ententes prendront diverses formes. On peut penser à des accords entre BAC et un programme d'études ou une faculté. «Nous avons déjà un sous-accord en préparation entre un centre de recherche et BAC», souligne la directrice.

Un plan d'action sera défini pour l'an prochain. «On va probablement travailler sur des expositions et sur des échanges de personnel pour des formations», indique-t-elle.

La cérémonie de signature a été précédée d'une conférence de Guy Berthiaume sur les grands défis de BAC, dans les prochaines années, en matière de numérisation et de mise en ligne du patrimoine archivistique canadien.




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Une des chambres fortes de Bibliothèque et Archives Canada. Photo: Bibliothèque et Archives Canada

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