Vie universitaire

Un bon filon pour le recrutement

L'industrie minière contribue à la création d’un fonds de recrutement et de formation professionnelle à la Faculté des sciences et de génie

Par : Nathaly Dufour
Geneviève Porlier, diplômée de la Faculté des sciences et de génie, travaille pour la compagnie Québec Cartier Mining. La moyenne d'âge des ingénieurs dans le domaine des mines et de la métallurgie est de 45 ans. Il faut donc prévoir à long terme.
Geneviève Porlier, diplômée de la Faculté des sciences et de génie, travaille pour la compagnie Québec Cartier Mining. La moyenne d'âge des ingénieurs dans le domaine des mines et de la métallurgie est de 45 ans. Il faut donc prévoir à long terme.
L'industrie minière canadienne a grandement façonné le monde dans lequel nous vivons. Le Canada est l’un des plus grands exportateurs de minéraux et de produits minéraux au monde. Au début de l’année 2003, le Canada comptait 190 grandes mines de métaux, de non-métaux et de charbon, plus de 3 000 carrières de pierre, de sable et de gravier ainsi qu’environ 50 fonderies de métaux non ferreux, affineries et aciéries. Bien que, dans leur ensemble, ces exploitations occupent une superficie inférieure à celle de la région métropolitaine de Toronto, les Canadiens tirent plus de 60 produits minéraux différents de l'utilisation intensive de cette surface. Moins de 0,03 % de la superficie terrestre a été exploitée pour produire des minéraux et des produits minéraux. Le Canada maintient son rang de premier producteur mondial d'uranium et se situe parmi les cinq premiers pour la production d'aluminium, de zinc, de gypse, de molybdène, de métaux du groupe du platine, de sel, de cadmium, de concentrés de titane et d’amiante.
   
Les besoins de main-d’œuvre dans ce domaine sont importants. Le doyen de la Faculté des sciences et de génie, Guy Gendron, est très heureux d’annoncer la mise sur pied d’un fonds de recrutement et de formation professionnelle de l’industrie minière, grâce notamment à l'appui financier totalisant 220 000 $ de neuf entreprises de ce domaine. Il s’agit de Omya Canada, Mines D'Or Virginia, Mines Aurizon, Ressources Campbell, Ressources Breakwater, Société Canadienne de Sel, Mines Jeffery, Inmet Mining et Kiewit. «Il est clair que le développement de la Faculté passe inévitablement par un plus grand engagement du privé, souligne Guy Gendron. Les dons recueillis permettront de démystifier la carrière en génie des mines auprès des futurs étudiants, d'appuyer nos initiatives en recrutement et, ainsi, de mieux répondre aux attentes des entreprises en matière de formation de la relève.»
   
Le directeur du Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux, Gaétan Laroche, explique de son côté les enjeux du recrutement: «Notre but est de fournir de la main-d’œuvre qualifiée. La force d’attraction du programme dépend grandement de l’état d’une industrie fortement cyclique, d’où l’idée de favoriser un contexte plus stable par la création d’un fonds de ce type.» Le concept a plu aux entreprises qui voient dans cette initiative un moyen de contrer la pénurie de ressources humaines qualifiées. La moyenne d’âge des ingénieurs dans ce domaine est de 45 ans, il faut donc prévoir à long terme. Michel Gilbert, vice-président des Mines Aurizon ltée, explique ce qui a amené son entreprise à financer le projet: «Il est important que le secteur privé appuie les universités afin de soutenir la relève et de maintenir le lien essentiel privé public. La mise à niveau professionnelle et technologique est un aspect fondamental pour nous. Il faut donc favoriser une synergie entre les besoins techniques et académiques.»
   
Le doyen de la Faculté des sciences et de génie trouve également important que sa Faculté demeure à l’écoute des besoins des entreprises, que ce soit dans l’industrie minière ou dans tout autre type d’industrie. «Nous devons toujours être innovateurs et présenter aux étudiants un environnement d’études à la fine pointe afin qu’ils choisissent notre Faculté, précise Guy Gendron. Les entreprises comptent sur nous et notre rôle est crucial pour leur avenir.»


 

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