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La Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations se penchera sur les raisons de la faible proportion des femmes dans les postes de gestion

Par : Renée Larochelle
On compte actuellement 15,6% de femmes à la tête des PME canadiennes. Le pourcentage est semblable en ce qui concerne les 100 plus grandes entreprises commerciales du Québec, où à peine 15,8% de femmes siègent à des conseils d'administration.
On compte actuellement 15,6% de femmes à la tête des PME canadiennes. Le pourcentage est semblable en ce qui concerne les 100 plus grandes entreprises commerciales du Québec, où à peine 15,8% de femmes siègent à des conseils d'administration.
Très actives sur le marché du travail, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme universitaire dans plusieurs domaines. On devrait donc s'attendre à ce qu'elles occupent des postes de direction ou qu'elles siègent à des conseils d'administration dans une proportion importante. Or, ce n'est pas le cas: malgré certains progrès, leur sous-représentation persiste. Par exemple, on compte actuellement 15,6% de femmes à la tête de PME canadiennes. Le pourcentage est semblable en ce qui concerne les 100 plus grandes entreprises commerciales du Québec, où à peine 15,8% de femmes siègent à des conseils d'administration.

Pour aider à réduire ce déficit, l'Université a créé récemment la Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations. Elle sera dirigée par Sophie Brière, professeure adjointe au Département de management de la Faculté des sciences de l'administration. Une somme de 400 000$ servira à financer la chaire au cours des cinq prochaines années. La donatrice est Esther Gilbert, amie de longue date de l'Université. 

«Le principal défi consiste à regarder différemment la place des femmes dans les organisations, explique Sophie Brière. Nous voulons mieux comprendre les contextes et les dynamiques qui engendrent cette faible représentation afin de déterminer des stratégies et des moyens qui apporteront des résultats notables.»

Les responsables de cette chaire mettront sur pied des activités formatrices et créeront du matériel pédagogique de manière à ce que les étudiants, une fois sur le marché du travail, puissent être des agents de changement au sein des organisations. Aux différents cours qu'offre déjà la faculté sur la diversité et l'égalité dans les organisations ou encore l'harmonisation travail et vie personnelle s'en ajouteront d'autres en lien avec la thématique de la chaire. Sophie Brière souhaite également organiser des sessions de formation à l'intention des organisations. Sans compter la poursuite de plusieurs projets de recherche portant sur les femmes et les conseils d'administration, le soutien aux femmes entrepreneures en Afrique et au Québec, de même qu'aux femmes dans le secteur des entreprises des technologies de l'information.

La tentative d'expliquer la faible présence des femmes dans des postes de gestion n'est pas nouvelle. Évidemment, on pense à la conciliation travail-famille, mais cela n'explique pas tout. Les femmes seraient-elles moins ambitieuses ou moins compétitives que les hommes? Et si la résistance provenait parfois d'elles-mêmes? À ce sujet, Sophie Brière souligne que des chefs d'entreprise masculins lui avaient confié que des femmes pourtant très compétentes hésitaient à accepter des postes élevés parce qu'elles étaient convaincues de ne pas être suffisamment qualifiées.

«Les femmes ont tendance à se sous-estimer par rapport aux exigences du poste, dit Sophie Brière. Avant d'accepter, elles vont longuement s'interroger alors que les hommes, eux, vont se dire que si on leur propose le poste, c'est qu'ils possèdent les compétences requises. Ça, c'est la grande différence.»

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