Vie universitaire

Statu quo pour les universités

Les réactions de la CREPUQ et de l'ÆLIÉS au budget provincial

Compte tenu du contexte économique, les universités québécoises partagent la priorité accordée par le gouvernement à l’économie mais regrettent de n’avoir pas été intégrées aux mesures de soutien à l’emploi et de relance de l’économie. «Les universités souhaitent vivement travailler en partenariat avec le gouvernement et tous les milieux concernés par la relance, à long terme aussi bien qu’à court terme», a  déclaré, le 19 mars, la présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et principale et vice-chancelière de l’Université McGill Heather Munroe-Blum, à la suite du dépôt du budget du Québec par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.

Pour les universités québécoises, le budget annoncé la semaine dernière prévoit les ajustements requis pour divers facteurs tels les coûts de système (calculés selon les normes du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) et les variations de clientèle, et confirme les réinvestissements annoncés dans les budgets antérieurs. Seules des augmentations modestes sont consenties aux budgets des organismes subventionnaires de la recherche. La CREPUQ constate que la situation difficile des universités ne s’améliore pas et qu’elles devront faire des choix difficiles dans le cadre de la préparation de leur budget de la prochaine année.

Un partenariat pour la prospérité
La présidente de la CREPUQ fait valoir qu’un accroissement de l’investissement dans les universités «devient inévitable si l’on veut que le Québec continue à prospérer». Heather Munroe-Blum cite notamment une étude récente du Mouvement Desjardins indiquant que l’impact  économique des universités représente 4,2 % du PIB du Québec, un montant évalué à 11,9 milliards de dollars pour l’année 2006. Le financement public total consenti aux universités en 2009–2010 n’atteindra que 2,5 milliards de dollars. «La solution à tous les grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps passe par un rehaussement du niveau général de scolarisation de la population. En ce sens, les universités saluent l’effort consenti pour s’attaquer au décrochage scolaire et pour améliorer la formation de la main-d’œuvre et la formation professionnelle», a souligné Heather Munroe-Blum.

La CREPUQ invite donc le gouvernement à travailler avec les universités aux priorités de moyen terme suivantes : relever le niveau de financement par étudiant au niveau moyen constaté pour l’ensemble des universités du reste du Canada par un réinvestissement substantiel, prévisible et récurrent ; augmenter de façon importante les budgets des trois fonds québécois de recherche ainsi que les ressources consacrées aux infrastructures de recherche.

L’ÆLIÉS déplore un manque de vision
L’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIÉS) estime que ce premier budget du gouvernement Charest, depuis sa réélection, laisse sceptiques un large pan des étudiants des cycles supérieurs. L’Association déplore, en premier lieu, le sous-financement (1M $) du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture. Pour l’ÆLIÉS, ce choix budgétaire est  «la démonstration du désintérêt croissant du gouvernement envers les sciences humaines et sociales».

L’Association signale également que ce budget ne prévoit aucun réinvestissement spécifique pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement. «Ce budget est la preuve que le gouvernement n’a pas encore saisi l’urgence de former les compétences nécessaires pour la compétitivité du Québec en Amérique du Nord et dans le monde», fait valoir le président de l’ÆLIÉS, Youmani Jérôme Lankoandé. Ce manque de vision nous laisse aussi dubitatifs quant à la capacité du gouvernement à nous sortir de la crise financière, laquelle commande d’investir dans le savoir pour créer de nouveaux emplois et préparer l’économie de l’avenir.»

Enfin, l’AELIÉS s’oppose à l’augmentation des tarifs et de la TVQ prévue pour 2111, car cette décision, selon elle, «positionne confortablement dans le temps la poursuite de l’augmentation des frais de scolarité des étudiants, qui ne se sont pas encore remis du dégel de ceux-ci.»

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