Vie universitaire

Soutenir, divertir et rapprocher

L’Association étudiante autochtone a comme objectif général le rapprochement entre autochtones et non-autochtones

Par : Yvon Larose
L’Association étudiante autochtone de l’Université Laval (AÉAUL) organise, ce samedi 17 février, une sortie de glissade au Mont Tourbillon. Cette activité est d’abord offerte aux quelque 75 membres de l’Association mais, comme l’ensemble des activités sociales organisées par l’AÉAUL, elle se veut inclusive. «Toutes nos activités sont ouvertes aux non-autochtones car nous voulons favoriser un rapprochement», explique Mona Belleau, la responsable de l’Association. Cette étudiante inuite est originaire d’Iqaluit au Nunavut. Elle est inscrite au baccalauréat multidisciplinaire. «Notre objectif, poursuit-elle, est que les uns et les autres se comprennent mieux en se connaissant davantage.» Mona Belleau souligne que les non-autochtones du Québec sont peu enclins à vouloir découvrir les cultures autochtones. «Pourtant, rappelle-t-elle, les Québécois se disent souvent ouverts d’esprit et nombre d’entre eux ont fait des voyages à la découverte de cultures internationales. Les cultures autochtones méritent d’être connues car elles font partie de la richesse culturelle du Québec.»

Une autochtonie étendue
L’AÉAUL s’adresse aux membres des Premières Nations, aux métis et aux Inuits, mais aussi aux autochtones de l’étranger. Les membres actuels se répartissent à peu près également entre hommes et femmes. Ils sont inscrits pour la plupart en sciences sociales et humaines. Ils proviennent principalement des régions éloignées du Québec, notamment de la Côte-Nord et de l’Abitibi-Témiscamingue. Quelques-uns viennent de la réserve de Wendake, près de Québec. «Notre local est une sorte de mini-centre de services, indique Mona Belleau. Nous offrons l’accès à Internet. Nos membres peuvent imprimer leurs travaux et utiliser le téléphone. Notre documentation porte principalement sur les autochtones. Elle est disponible à tous les étudiants du campus.»

Le soutien offert n’est pas qu’académique, il est aussi moral. C’est que les étudiants autochtones doivent faire face à plusieurs obstacles, notamment le déracinement, l’isolement et, pour plusieurs, une maîtrise insuffisante du français. «Certains membres s’offrent pour agir comme mentors auprès des membres dans le besoin», souligne Mona Belleau. Cela dit, bon nombre des étudiants autochtones ne terminent pas leurs études. «Chez les autochtones, le sentiment collectif est vraiment fort, indique-t-elle. Ils viennent étudier ici dans le but d’aider les leurs. S’éloigner de leur communauté représente un sacrifice. Plusieurs viennent de communautés isolées de moins de 1 000 habitants. Pour eux, arriver dans une ville comme Québec est un choc. Maintenant, tous n’ont pas le désir de retourner chez eux après leurs études.»

Les activités sociales organisées par l’Association comprennent notamment les «cinq à sept», la sortie à la cabane à sucre, la soirée de quilles et la tenue d’ateliers de confection d’objets artisanaux. L’AÉAUL occupe un stand d’information à Rendez-vous Laval et elle est active lors de la Semaine interculturelle des résidences. «Nous sommes vraiment sollicités de partout sur le campus», soutient Mona Belleau. Par exemple, les 12 et 13 avril, le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones, en partenariat avec l’AÉAUL, se penchera sur les questions d’éducation et de formation autochtones lors de son colloque annuel. Le local de l’AÉAUL est situé au 2010 du pavillon Maurice-Pollack, tél.: 656-2131, poste 13549, aepn2000@hotmail.com.

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