Vie universitaire

Rien n'est jamais parfait

La santé mentale d’un étudiant inscrit aux cycles supérieurs tient au délicat équilibre entre la confiance en soi et un certain détachement

Par : Renée Larochelle
Peut-on réaliser un programme de maîtrise sans y laisser sa santé mentale? La réponse à cette question est oui, mais il faut y mettre du sien et surtout ne pas penser que son parcours scolaire sera parfait du début à la fin, a expliqué Mélissa Dubé, étudiante à la maîtrise en service social et l’une des conférencières du colloque étudiant du Centre de recherche sur l’adaptation des jeunes et des familles à risque (JEFAR) qui a eu lieu le 27 avril. Pour la 5e édition de ce colloque, qui rassemblait des étudiants en service social et en psychologie, les organisatrices avaient choisi de traiter des enjeux liés à la performance scolaire chez les étudiants inscrits aux cycles supérieurs.

Les deux pieds sur terre
Après avoir terminé son baccalauréat en psychologie, Mélissa Dubé a commencé sa maîtrise en service social en septembre. Elle qui pensait en avoir fini avec l’anxiété liée à la performance scolaire en a pris pour son rhume. «À la maîtrise, tout va très vite, a insisté la jeune femme. Il faut trouver un sujet, un directeur de projet, un stage - dans mon cas - et développer une identité professionnelle, tout cela sans perdre les pédales. Quand on commence la maîtrise, on pense que c’est le projet de notre vie et que cela aura des répercussions immenses. Puis, on finit par revenir les deux pieds sur terre.» Passionnée par son projet (profil intervention avec essai) se déroulant dans un milieu qui aide des jeunes de milieux défavorisés à réinsérer le marché du travail, l’étudiante a pourtant bien failli tout plaquer, découragée par l’ampleur de la tâche. L’étape du recrutement a été particulièrement difficile et les participants étaient plutôt instables, ce qui a eu pour résultat que l’échantillon a fondu de moitié. «À un moment donné, j’ai décidé de lâcher prise quant au parcours parfait, révèle Mélissa Dubé. J’ai établi mes priorités et j’ai appris à me faire confiance et à faire confiance aux autres. Aujourd’hui, je suis plus forte psychologiquement et je me rends compte que les éléments que je trouvais négatifs au début de la maîtrise sont ceux qui m’ont aidée à avancer.»

Au-delà de ces considérations, plusieurs facteurs d’ordre très pratique peuvent contribuer à l’équilibre psychologique d’un étudiant inscrit aux cycles supérieurs, selon Mélissa Dubé. Premièrement, avoir un bureau à soi à l’Université et pouvoir venir y travailler tranquille. Deuxièmement, être bien encadré par son directeur ou sa directrice de projet. Ensuite, ne pas hésiter à se récompenser après avoir fourni des efforts. Enfin, il faut aller vers les autres, garder un réseau social d’amis et de collègues sur qui on peut compter quand la pression et le stress montent, menaçant du même coup la santé mentale.

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